
Le choix de l'avion
Le choix de l'avion doit tenir compte de paramètres évidents :
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autonomie, par rapport à la longueur des étapes prévues
- équipement radio-nav, IFR, par rapport au parcours prévu,
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plafond pratique, s'il faut monter,
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capacité d'emport (masse et centrage, nombre de passagers),
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disponibilité.
Il est essentiel de vérifier avant de partir que les visites prévues sur l'avion seront faites avant la date de départ, pour ne pas se retrouver avec une 50 heures à faire au milieu de la Méditerranée.
Idem pour les documents de l'avion (le CDN ou la fiche de pesée ne vont-ils pas expirer avant la fin du voyage ?).
Vérifiez avec le mécano si le tagazou peut éventuellement supporter en dépannage de l'essence auto (on ne sait jamais) et quelle qualité d'huile vous devez emporter.
Renseignez-vous pour savoir si vous pouvez partir avec la fourche, si l'avion est équipé de cordes et de piquet, d'une bâche de protection.
Louez les gilets de sauvetage ou le canot si votre club n'est pas équipé et si vous prévoyez du survol maritime.
Partez de préférence avec un avion que vous connaissez bien ou faites quelques heures dessus avant le grand départ, pour connaître ses particularités (que reste-il dans le réservoir quand le témoin s'allume ?), étalonner sa consommation. Pour une fois plongez-vous dans le manuel de vol, révisez les abaques et les procédures d'urgence, vérifiez la fiche de pesée. Ce n'est pas en radada au-dessus des montagnes Schpilkovik ou en approche spécial VFR breton à Kaskarpaccio avec un contrôleur incompréhensible que vous allez improviser.
Attention à vérifier masse et centrage bien avant le départ, en tenant compte du poids extravagant de la documentation aéronautique, en majorant le poids des uns et des autres de 10% pour tenir compte des coquetteries inutiles et en obligeant à la pesée des bagages, y compris l'informatique, l'électronique et son cortège de chargeurs et d'adaptateurs.
Petit détail pour éviter de revenir au parking après le roulage, vérifiez avant la compatibilité et le bon fonctionnement des casques.
Le choix des copilotes et de l'équipage
Partez de préférence avec des gens que vous connaissez en vol et qui ont les mêmes goûts que vous en matière de voyage.
Pour la gestion du vol : la gestion du stress en cockpit augmente au fur et à mesure qu'il y a des éléments perturbants à gérer, et il y en a quand on voyage (c'est tout l'intérêt, sinon pourquoi sortir du tour de piste). Répartissez bien les rôles, qui est pilote en fonction, qui fait quoi, où sont les commandes, qui prend la radio... Entraînez-vous ensemble sur un trajet un peu long si vous n'avez jamais volé ensemble, idéalement dans des conditions légèrement dégradées pour savoir si vous êtes alignés en terme de perception du risque et de gestion de la sécurité (c'est à dire si face à une situation météo vous prenez la même décision de faire demi-tour au même moment). Bien évidemment vous devez avoir les qualifications requises pour le vol, par exemple un entraînement sérieux au vol sans visibilité pour de longs survols maritimes, et maîtriser la langue qui vous servira à échanger avec le contrôle.
Pour le voyage : c'est comme tout voyage en groupe, si l'un n'aime que les hôtels trois étoiles et que vous avez prévu un maximum de camping, ça créera des tensions inutiles et difficiles à gérer. Les gens qui n'arrivent pas à se lever tôt ou à tenir des heures de rendez-vous, ceux qui prennent de haut les locaux, ceux qui insistent pour avoir leur repas à horaires réguliers, ceux qui veulent absolument arriver à un endroit donné (get-there-itis) sont généralement à proscrire des voyages aéronautiques.
En cas de voyage à plusieurs avions, ne vous laissez pas entraîner par l'effet de groupe. Ce n'est pas parce que l'instructeur ou le pilote IFR dans l'avion de devant est passé entre le col et les nuages ou sous la ligne électrique que vous devez faire de même. Gardez impérativement le commandement de votre avion et prenez vos propres décisions en fonction de votre perception de la sécurité.
Le budget
Faites une estimation réaliste du coût du voyage avant de partir et établissez des règles de répartition des coûts du vol et des coûts sur place. Faites en sorte que chacun paye à son tour de façon à ne pas avoir à régulariser de montants trop importants au retour (si c'est faisable, une caisse commune pour l'argent liquide, approvisionnée équitablement par chacun selon les besoins). Ne laissez pas de taxe impayée. Ca vous évitera des mauvaises surprises.
La paperasse
Pour l'avion, vous aurez donc comme indiqué au dessus vérifié que toute la documentation de l'avion est en règle et le restera pour la durée du voyage.
Vous regarderez de près l'assurance de l'avion et vérifierez qu'elle couvre bien le périple prévu
Vous demanderez les autorisations nécessaires auprès des administrations aéronautiques ou des terrains de destination
Vous achèterez à l'avance les cartes en route et de terrain dont vous aurez besoin
Vous vérifierez si des visas sont nécessaires pour l'équipage et si tout le monde a un passeport à jour
Si vous prévoyez d'utiliser un GPS, assurez-vous d'avoir la bonne base de données à jour, quitte à investir.
Assurez-vous que votre abonnement de téléphone portable couvre vos besoins, activez-le avant de partir sinon ça vous coûtera bien plus cher à distance.
Faites une liste des numéros et des adresses web utiles (météo des différents pays, accès aux NOTAM, dépôt plan de vol).
Un bon début pour la documentation
C'est le site du SIA avec
- la liste des BRIA (Bureaux Régionaux d'Information Aéronautique) et de leurs zones de couverture géographique
- un lien vers tous les équivalents SIA étrangers
Ainsi que celui d'Eurocontrol
avec une liste équivalente des SIA européens et des cartes de terrain de la grande Europe (pas encore réussi à les trouver sur le site qui est très compliqué).
La check list
Voici ma check list voyage, c'est une base éprouvée sur laquelle vous pourrez broder
A vous d'ajouter vos commentaires !
[Dernière mise à jour : Juin 2006]
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