Manifestation dans le ciel franco-allemand
Les pilotes amateurs français se donnent rendez-vous vendredi à l'aérodrome de Strasbourg-Neuhof pour manifester leur hostilité à la réglementation française sur les vols intra-Schengen. Celle-ci les oblige au dépôt d'un préavis allant de 24 h à 48 h alors que la réglementation allemande soumet, elle, les aviateurs à une simple autorisation de décollage. Régis Hua-Van, de l'aéro-club du Haut-Rhin à Mulhouse-Habsheim et l'un des organisateurs de ce rassemblement des « frustrés de Schengen », attend vendredi une vingtaine d'avions en provenance de la région toulousaine, de Marseille, de la région parisienne, de Libourne, Annemasse, Haguenau et de l'aéro-club d'Alsace.
Plus
rapide en voiture
Après un briefing vers 14 h à l'aérodrome du Polygone,
les avions s'envoleront vers 15 h en cortège à destination
de l'aéroport de Lahr (Allemagne) avec peut-être un survol
symbolique du parlement européen.
L'objectif pour M. Hua-Van est de démontrer qu'il est paradoxalement
plus rapide de se rendre en voiture en Allemagne qu'en avion : «
Alors qu'à travers l'espace Schengen, tout citoyen européen
peut à tout moment, sans contrôle ni contrainte, franchir
les frontières à pied, en deux roues et en voiture, les pilotes
et les passagers d'avions de tourisme ou d'affaires, déjà
structurellement limités aux aérodromes pour leurs départs
et arrivées, se voient forcés, soit de déposer un
préavis d'au moins 48 h, soit de transiter par des aéroports
internationaux avec ce que cela implique comme perte de temps et d'argent
», note-t-il. Les douanes chargées de contrôler
ces vols justifient l'existence de ces préavis au nom du principe
de précaution mis en avant par la France en matière de libre
circulation aérienne, cela pour limiter les risques de trafic.
Une réponse que ne comprennent pas les pilotes alsaciens, ou leurs
homologues pyrénéens ou alpi ns proches d'une frontière
Schengen. En effet, à quelques kilomètres à l'est,
en Allemagne, les pilotes sont soumis à une interprétation
beaucoup plus souple de la réglementation sur la circulation intra-Schengen
de la part des autorités allemandes pour lesquelles une simple autorisation
de décollage suffit pour se rendre en France.
Grégoire Gauchet
© Dernières Nouvelles D'Alsace, Jeudi 7 Septembre 2000.
Ca y est, on l'a fait !
Chers Amis,
Ca y est, on l'a fait ! Et, vu nos moyens et notre structure quasi inexistante, à part Internet et cette liste "SCHENGEN", je crois pouvoir parler de succès. Aussi pour ceux qui n'ont pas pu venir, en voici le bilan:
- La Météo: facteur décisif s'il en est, a été radieuse. A croire que certains d'entre nous, ont aussi envoyé, en plus du préavis à la préfecture, un autre à la MTO !
- Les avions : la veille j'avais dénombré 22 avions, dès le soir il y avait 2 forfaits cause mécanique. Le jour j, 4 autres avions ne se sont pas présentés, ce qui nous laissait à 16: c'était moins que prévu mais à priori suffisant pour la démo du jour, et surtout pour le pauvre contrôleur AFIS allemand de LAHR ! (Voir plus bas).
- Les "humains" : on comptait une trentaine de personnes dont quelques non-pilotes sympathisants tels que Françoise, l'épouse de Michel Träris de l'Aéro-Club du Haut-Rhin, notre "Franco-Suisse" qui nous fut fort précieux pendant notre reconnaissance à Lahr pour des raisons linguistiques, mais aussi quelques amis, et des équipages "familiaux" tels que nos amis de Libourne, Noel et Antoine CARDE respectivement père et fils.
- La Presse :
.Comme prévu, France 3 était présent. Les 3 membres de son équipe emmenée par Jean-Claude Boetsch ont fait un travail remarquable diffusé le soir même aux actualités régionales, en No2, juste derrière le blocus des transporteurs. Si quelqu'un a une idée pour diffuser par e-mail ou sur un site, 1'50" de reportage, qu'il/elle n'hésite pas à me le faire savoir, car je dispose d' une cassette mais pas des moyens de la numériser..Aussi prévu les DNA qui avait d'ailleurs annoncé l'événement dans leur colonnes le jour même. L'article est très complet, même s'il contient une ou deux imprécisions, et nous désigne comme étant des "pilotes amateurs".
.Le Parisien : Jean-Pierre VIALLE, journaliste m'a rappelé aujourd'hui pour savoir comment cela s'était passer. Un article devrait sortir aujourd'hui lundi 11/09.
. Aviation & Pilote: n'ont pas pu venir, leur avion étant indisponible. Toutefois un papier devrait quand même sortir dans leurs colonnes car nous leur feront parvenir un petit-compte-rendu. D'ailleurs peut-être que Jacques Darolle, le japonais du jour avec deux appareils photos autours du coup, pourrait-il s'acquitter de cette tâche, d'autant plus facilement qu'il a l'habitude d'écrire ...
.La surprise: 2 charmantes journalistes de "France Bleu Alsace" (anciennement Radio France Alsace) se sont présentées à l'improviste demandant si on pouvait les embarquer, car elles avaient lu le matin même l'annonce faite par les DNA...Comme quoi, il y a encore des gens que l'aviation intéresse ou intrigue ! De plus, leur reportage était lui aussi très bien fait et a été repris plusieurs sur les ondes dans la journée du 09/09/2000.
- Les politiques: Ce sont sans nul doute les grands absents (avec
la FNA) de cette journée. Seule Mme Françoise Grossetête,
député
européenne de la région de St-Etienne, nous a fait une
véritable réponse, tout en regrettant de ne pas pouvoir se
joindre à nous.
- Les autres absents : la FNA, alors que j'avais invité en personne notre président, Claude PENOT et le comité directeur semble avoir opté pour le mur du silence et de continuer les déclarations de satisfaction dans l'IP, l'autre grand absent...
- Le déroulement des opérations:
.quasiment comme prévu avec des arrivées sur Strasbourg-Neuhof échelonnées entre 11h et 13H30. L'Aéro-Club d'Alsace avait bien fait les choses et que son accueil sympathique et efficace soit ici salué.
.le repas, au restaurant de l'aérodrome a été convivial même si, à un moment, il a fallu répondre aux questions des journalistes alors que l'escalope panée-frite ne demandait qu'à être mangée. Mais dois-t-on vraiment s'en plaindre pour une fois que l'on nous écoute...
.le briefing: c'est là où j'ai personnellement le plus transpiré. Avec un mal de gorge et un nez bouché, se faire entendre de 30 personnes, et quelques micro, en plein air n'est pas un excercice évident, mais heureusement il fut court, car la nav l'était aussi (15 NM)
. pour les 3 premiers avions ce fut l'envol dès 15H loc vers Strasbourg-International pour accomplir les formalité de douanes. Par chance, le trafic fut calme et donc aucun retard rallongea inutillement ce vol. La douane, prudente ne daigna pas pointer ses képis, mais la presse pris note d'intéressants témoignages des agents de la société de handling qui confirmèrent le caractère aléatoires des vérifications qui sont d'ailleurs très "poussées" quand elles ont lieu. Les 163 FF de taxes d'aéroports ont aussi bien été notés par les journalistes.
. 16H: on redécolle vers LAHR sous PLN pour un vol de 15 minutes en C172. Dès la fréquence de LAHR INFO sélectionnée, on comprend que le contrôleur AFIS allemand doit bien avoir mouillé sa chemise avec ses diables de français qui viennent de l'envahir d'un coup. Pour nous, cette grande piste OTAN de 3000 m de long est plus que suffisante, mêmes si l'on va s'appliquer à se poser sur les 250 premiers m de piste pour éviter un long roulage.
. Alors que justement on roule vers le parking, on voit que parmi les 13 avions qui nous ont largement précédés grâce à un vol direct sur LAHR, les premiers sans doute présents depuis près d'un heure qui se préparent pour le départ. Nous avons, malheureusemsent, manqué le brillant discours du Président de l'AOPA-Allemagne, présent grâce à son homologue française Mme Hélène Frankel qui l'avait prévenu de notre arrivée. A noter que l'AOPA-Allemagne a pris à sa charge nos taxes d'atterissage à LAHR et a offert un verre ainsi que son assistance juridico-financière si l'un de nous devait avoir des problèmes avec les douanes... La FNA ferait bien de s'en inspirer !
.Enfin décollage et retour comme prévu vers 17H à Strasbourg-Neuhof où pendant notre absence la Gendarmerie est venue patrouiller : Olivier MARTZ, président de l'Aéro-Club d'Alsace a fait face à cette situation avec sans-froid: "Yo ! on a bu un coup et ils sont repartis" Ca, c'est de la haute diplomatie !!!
-"Les extra": le soir nous étions encore une petite vingtaine
à nous retrouver dans un petit restau de la Petite France. Merci
à Guy Crivello pour ce choix on ne peut plus réussi. Le lendemain,
Guy, toujours lui, (une perle je vous dit!) se transformait en un excellent
guide touristique pour nous faire découvrir à pied le centre
de Strasbourg en 2H30...
Merci aussi à Olivier MARTZ, Renaud HILD ainsi qu'à tous les membres de l'Aéro-Club d'Alsace présents ce jour-là pour leur sens de l'hospitalité et de l'organisation efficaces et chaleureux, et qui nous ont transportés, accueillis et guidés.
Enfin merci à tous ceux qui se sont donnés la peine d'intervenir pour suggérrer ou trouver des idées.
A ce sujet, il nous en faudra d'autres pour continuer notre action car il est évident qu'en dépit de la couverture médiatique (somme toute plutôt régionale) de cette journée, les changements que nous espérons ne vont pas se faire bientôt:
1.Jusqu'au printemps mettre la pression gentiment auprès de nos
élus en leur écrivant. Je vous soumettrai prochainement une
lettre type, à discuter, corriger, etc.
Si déjà chacun d'entre nous pouvait écrire à
deux députés, on toucherai ainsi pas mal de monde.
2.Si rien ne bouge d'ici là, il faudra songer à des actions
de plus gde envergure, peut-être avec les AOPA européennes
? J'en profite pour suggérer à ceux qui souhaitaient sur
le forum de la FNA faire sécession avec cette dernière,
qu'il me paraît plus judicieux de rejoindre une structure existante
telle que l'AOPA-FRANCE plutôt que de créer une nouvelle et
Nième association qui ne ferait que diviser les forces vives au
grand plaisir de nos administrations.
Voilà, par dessus tout j'aimerais dire que j'ai passé une excellente journée un peu rare avec des gens sympas qui partagent tous une même passion. Cela a permis d'établir des contacts et des liens qui j'espère continueront de servirent efficacement la cause aéronautique pendant encore lontemps.
Pardon d'avoir été un peu long,
Bien amicalement,
Régis
Aujourd'hui, démonstration Schengen au départ de Strasbourg-Neuhof
Le contrôleur ( AFIS ) de Lahr, juste de l'autre côté
du Rhin, n'attendait pas comme ça un peloton de 14 appareils arrivant
soudain de Strasbourg.
Qu'est-ce qui les prend, les Franzoses, tout d'un coup ? Ils ont bu,
ou quoi ?
Il faudra qu'on le briefe un peu avant de monter des rascolls là-bas.
Mais
il a bien fait tout ce qu'il a pu, une fois le premier moment de surprise
passé.
Merci et mille excuses, monsieur l'AFIS de Lahr.
Par contre, l'AOPA Allemagne, nous attendait, elle, de pied ferme,
en la personne de Mr Dieter Pade, Diecteur des affaires politiques et techniques
pour l'Europe, qui, autour d'un petit pot sympa qu'il nous offrit, assura
chaque pilote du soutien juridique et financier de l'AOPA en cas de conflit
avec ses autorités nationales.
Bravo à l'organisation sans faille de Régis Hua-Van,
qui sut mobiliser les troupes strasbourgeoises et autres ( y compris Jean
Bossy venu de Marseille en DR400/120, et qui es peut-être rentré
avant la nuit).
Merci à l'aéro-club d'Alsace chez qui on a un peu mis
le souk aujourd'hui.
D'ailleurs, leur DR400 F-GFXB a crevé à Lahr, et ce soir,
une équipe de dépannage partait lui porter une roue.
Heureusement, ce n'est qu'à 12 nautiques.
L'AOPA et la presse locale étaient là en force, les élus
européens et la FNA étaient aux abonnés absents.
Moi, j'ai pas eu de mal, je suis allé à Strasbourg par
la ligne ( bouh le vilain !!) et Mr Viallet m'a emmené en sac de
sable dans son DR400 de l'aéro-club d'Alsace, sur la manip.
On s'est rendu compte, avec Régis, que lorsqu'on faisait la radio, on avait tous les deux tendance, déformation professionnelle, à commencer nos indicatifs par "Air Fran... euh, non, Fox Golf.....".
Les gens doivent se dire " Quelle bande de frimeurs !"
Sur notre document photo accusateur: les meneurs de cette noire action conspirent sur une terrasse frontalière d'aéro-club, derrière eux on aperçoit divers aéronefs qui sont autant de pièces à convictions de leur intentions coupables.
J.Darolles
Muret
Venus de toute la France, des pilotes amateurs s'étaient donné
rendez-vous hier à l'aérodrome de Strasbourg-Neuhof.
Ils entendaient protester contre les conditions imposées par
la France aux vols intra-Schengen. Démonstration à l'appui.
Ces amateurs d'aviation se sont rencontrés sur le site internet
de la fédération nationale d'aéronautique. La discussion
a
bien sûr porté sur leurs préoccupations de pilotes
amateurs et ils se sont très vite découvert une cause commune
: la
traversée des frontières. Depuis 1995, en effet,
les Français peuvent voyager sans contraintes administratives à
l'intérieur de
l'espace Schengen. Les avions de tourisme et d'affaires, eux, doivent
remplir certaines formalités qui, selon les pilotes, entravent leur
liberté de mouvement. « Nous demandons juste une égalité
de traitement », plaide Régis Hua-Van, membre de l'aéroclub
du Haut-Rhin et organisateur du rassemblement. Les pilotes ont prouvé
hier que se rendre en Allemagne présentait des contraintes
insoupçonnées par le voyageur terrestre. Ils étaient
une vingtaine au départ, pilotes ou faisant office de copilotes,
répartis en deux groupes. Les premiers sont partis de l'aérodrome
de Strasbourg-Neuhof pour rejoindre Entzheim puis Lahr, en Allemagne. Le
second groupe a volé directement vers Lahr.
Fouilles rares mais sévères
Conformément à la législation, les seconds avaient
déposé un préavis de vol de 48 heures. La France est
le seul pays de l'espace Schengen qui impose ce délai pour les vols
intra-Schengen, les contrevenants risquent une amende de 300 000 francs
et/ou une
peine d'emprisonnement de trois ans. « La plupart des pilotes
n'appliquent pas le préavis, ils sont rarement sanctionnés.
Mais nous ne voulons plus dépendre de l'arbitraire d'un fonctionnaire
», explique Régis Hua-Van. Les avions qui sont passés
par l'aéroport d'Entzheim n'avaient pas déposé de
préavis. L'escale à un aéroport douanier permet, en
effet, de s'en passer, en échange d'autres formalités. Dès
l'atterrissage, les pilotes déclarent leurs immatriculation, provenance,
destination et nombre de passagers. Dans
un autre bureau, ils s'acquittent d'une taxe d'atterrissage (autour
de 170 francs). Les douaniers sont ensuite prévenus mais, hier,
ils ne sont pas venus. « Ils ne se déplacent que très
rarement pour effectuer un contrôle sur un vol intra-Schengen. Mais,
quand ils
se déplacent, la fouille est sévère », assure
une employée de l'aéroport. Pour Régis Hua-Van,
toutes ces formalités sont une perte de temps. « Les autorités
affirment que c'est une question de sécurité. Nous ne sommes
pas contre les contrôles, mais les douaniers pourraient venir les
faire sur n'importe quel terrain. Cela ne nous choquerait pas ».
Au final, le vol direct - mais avec préavis - Strasbourg-Lahr aura
pris 15 minutes.
Le détour par Entzheim a coûté une heure supplémentaire.
© Dernières Nouvelles D'Alsace, Samedi 9 Septembre 2000.
Quand les pilotes désobéissent
L‘un après l’autre, une vingtaine de petits avions de tourisme
ont décollé samedi de l’aérodrome de Strasbourg-Neuhof
(Bas-Rhin)
pour franchir la frontière allemande au nez et à la barbe
des autorités douanières françaises.
Par ce raid éclair, les pilotes venus de plusieurs aéro-clubs
de France entendaient démontrer que notre pays n’applique pas
l’accord de Schengen qui prévoit la libre circulation des personnes
et des biens dans l’Union européenne. « Si je vais en Allemagne
en voiture, je passe la frontière sans encombre, explique Régis
Hua Van, l’organisateur, mais si je veux y aller en avion depuis
l’aérodrome de Mulhouse-Habsheim, je suis obligé de faire
escale à l’aéroport de Bâle-Mulhouse pour subir un
éventuel contrôle
douanier. »
En vertu de la réglementation nationale, tout avion passant la
frontière doit en effet décoller d’un aéroport possédant
un poste de
douane, ce qui n’est évidemment pas le cas des plus petits terrains
d’aviation Un détour qui présente pour les utilisateurs de
petits
avions (50 000 pilotes en France) une perte de temps, d’argent mais
surtout, selon Régis Hua Van, une atteinte à la libre
circulation. « En France. on parle beaucoup d’Europe mais, en
pratique, on fait peu de chose. Côté allemand, il n’existe
pas
d’entrave de ce type », souligne ce passionné d’aviation,
qui entend profiter de la présidence française de l’Union
européenne pour
mettre les politiques au pied du mur…
«Il faut mettre à jour nos lois »
Samedi, les pilotes des 20 avions mobilisés à Strasbourg-Neuhof
un terrain dépourvu de douane, avaient bien adressé un préavis
de
vol aux autorités, mais la plupart ont atterri quelques minutes
plus tard sur le terrain de Lahr (Allemagne) sans passer par l’aéroport
douanier de Strasbourg-International (Entzheim) distant d’une quinzaine
de kilomètres. Ils encouraient une peine de 200 000 F
d’amende et 4 ans de prison. "Mais, justifie Régis Hua Van,
on ne peut pas continuer à faire croire au grand public que nous,
les
Français. sommes les champions de l’Europe et ne pas mettre
à jour nos lois. »
Jean-Pierre VIALLE
Article du Parisien, diffusé en Province sous le nom de "Aujourd'hui en France" en date du 11/09/2000.
Françoise GROSSETÊTE
DÉPUTÉ AU PARLEMENT EUROPEEN
Vice-Président du groupe du PPE-DE
FG/MCM
Strasbourg, le 6 septembre 2000
Monsieur l’Administrateur,
Vous avez souhaité attirer mou attention sur la manifestation que vous organisez, le vendredi 8 septembre prochain, dans l’après-midi, à l’issue de la session plénière de Strasbourg, sur l’aéroport de Strasbourg-international, pour un vol aller-retour Strasbourg-Neuhof-Lahr.
Je vous en remercie, mais je ne peux répondre favorablement à votre invitation. J’ai en effet pris des engagements au niveau local à Saint-Etienne, en fin d’après-midi, qui m’obligent à quitter Strasbourg dès la fin des votes dans l’hémicycle.
J’ai bien compris que vous aviez l’intention de montrer concrètement
ce qu’est l’aviation générale et de mettre ainsi en lumière
combien, selon vous, les contraintes qui lui sont imposées ne sont
pas justifiées. Vous vous appuyez pour ce faire sur la Convention
de SCHENGEN, destinée à faire respecter le principe de libre
circulation.
L’administration française met en avant les impératifs
de sécurité, faisant valoir que les vols en cause n’ont pas,
contrairement à un vol régulier, d’horaires connus, et pas
d’existence pour les services de douane, de police et de santé.
A premiere vue, cette interprétation ne me paraît pas erronée,
puisque les restrictions à la libre circulation tenant à
la santé et à l’ordre public sont reconnues dans l’espace
unique aérien, et que dès le début de la mise en oeuvre
de la Convention de SCHENGEN, des contrôles de sécurité
pour les vols aériens restaient possibles.
Pour être définitivement fixé, je vous invite à
interroger sur ce point les services de la Commission européenne:
Contact: Monsieur Guiseppe CALLIVO, Chef de l’Unité “Libre circulation
des personnes” Direction Générale “Justice et Affaires Intérieures”
Commission européenne - 200, rue de la Loi
- 1049 BRUXELLES
tel : (00 32) 2 295 94 49.
J’ai bien noté par ailleurs votre volonté de faire avant tout évoluer les mentalités, pour faire comprendre combien l’Aviation générale ne présentait pas des risques disproportionnés par rapport à ceux qu’est susceptible de connaître le réseau routier, par exemple.
Veuillez croire, Monsieur l’Administrateur, à l’expression de
mes salutations distinguées.
Françoise GROSSETÊTE
PARLEMENT EUROPEEN - rue Wiertz -1047 BRUXELLES Tél : 0O 322 - 284 79 52 - Eax.00 322 - 28499 52 - Assistantes G. PHILIBERT - M-C. MILLAT MAIRIE DE SAINT-ETIENNE - BP 503 - 42 007 SAINT-ETIENNE cedex 1 - Tél. 04 77 48 7442 - Fax : 04 77 48 74 65 - Secrétariat: Isabelle BEAU