Un dimanche à Rebeyrotte  1 - 2 - 3 - 4 - 5


Bonjour,

Retour hier soir d'une très agréable journée à la ferme DU Rebeyrotte (et moi qui pensais que c'était LA Rebeyrotte).
Une météo parfaite: vent calme et CAVOK tout le long, un vrai voyage de tourisme.
Montpellier Rebeyrotte en 2heures avec le HR200 affichant joyeusement ses 90kt.
Arrivée 11h30 accueillis par une joyeuse bande d'affamés en Tee Shirt PilotWeb (je n'avais osé mettre le mien ne connaissant pas le standing de l'auberge...).
Nouvelle attente des colibris sur la piste ensoleillée pour l'équipage d'Agen, à jeun et assoiffés. Tous en ont profité pour comparer les données GPS et vérifier que ce jour fatidique du roll-over n'avait pas bouleversé toutes leurs bases...
L'arrivée tardive de Christine d'Agen et son élève sonna l'heure du repas: la qualité et l'abondance étaient au rendez-vous, du pur produit régional authentique, foie gras, magret, pommes de terre aux cèpes à la graisse de canard, tarte aux noix et aux poires meringuées.... La ferme est une étape à noter dans vos tablettes.
Les 18 colibris furent à la torture gastronomique jusqu'à 16h...
Tout était parfait, un grand merci à Camille pour cette organisation sans faille au pied levé (il semblerait que les coudes aussi aient été levés  - vin de pêche, Monbazillac, Pécharman, liqueur de prune - mais en toute raison gardée).
Retour en soirée à Montpellier avec le même temps idyllique d'été finissant, que la France est belle, que ceux hier qui me demandaient pourquoi je vivais ici se rappellent ces paysages vallonnés du Périgord, la terre écorchée et aride du Causse, le scintillement au lointain de la grande Bleue et à l'horizon, brillant d'un orange pâle de soleil couchant, la cime fière du Mont Ventoux....
J'aime la France, et chaque vol confirme cet amour pour un pays qui n'est pas le mien de naissance mais de choix. Et tant pis pour la bureaucratie, si c'est le prix à payer....
Merci à tous d'avoir partagé cette journée avec moi, comme les autres, elle fut trop courte, le besoin urgent de rentrer amputait un peu le plaisir de se retrouver et de rester ensemble...

David, périgourdin d'un jour.



Lundi dernier je reçois un mail de Philippe Girault me proposant de tester le D112 en vol après l'avoir testé au sol à Saint Nazaire, destination La ferme du Rebeyrotte à l'occasion du rassemblement organisé par Camille Beau. La réponse ne se fait pas attendre et toute la semaine je scrute le ciel menaçant, mais sans trop me faire de soucis, Camille ayant commandé du beau temps pour le week-end.

Première rencontre avec la bête à Etampes : ben t'es pas bien beau mon Jojo ! Autre constatation : ah il n'y pas de freins ? Donc démarrage et essais moteur sur cales : Philippe me briefe sur la procédure, restant dehors afin de récupérer ces dernières.
Le roulage : ça ne commence pas trop mal, mais le taxiway est pente et l'oiseau commence à prendre de la vitesse. Euh là comment on fait ? Ah, il faut zigzager pour utiliser les freins qui sont en bout de course des palonniers. Je n'ai pas l'habitude moi, je sors du moule SEFA, et s'éloigner de la ligne jaune est un crime !
Philippe me propose de l'accompagner aux commandes pour suivre le décollage. Là encore, étonnement : il faut pousser, c'est pas naturel !
Une fois en vol, l'oiseau se laise dompter sans problèmes. Cap sur les châteaux de la Loire : je cherche le conservateur de cap, et surprise : il n'y en pas ! Bon, eh bien tans pis, je vais faire sans. Je tourne et retourne autour de Chambord, Cheverny, Chenonceau... et mon pilote me dit d'essayer les virages à plus grande inclinaison, histoire de voir comment réagit la bête. J'incline, et je cherche  l'horizon artificiel afin de vérifier l'incliaison, mais il n'y en pas non plus ! Décidément dans cet avion tout est vraiment fait pour obliger le pilote à regarder dehors !
Déjeuner rapide à Blois, puis direction La ferme du Rebeyrotte. Philippe sort son GPS pour vérifier s'il fonctionne. Il croit entendre la voix d'Anne-Céline lui disant qu'un GPS n'a rien à faire dans un Jodel, et le remet aussi sec dans son sac.
Arrivée au Rebeyrotte, installation du campement : une chambre confortable dans la maison, puis départ sur Sarlat pour nourrir le POIF.
La région est vraiment superbe avec tous ces châteaux et ces belles demeures. Philippe me dit d'essayer le décollage, mais la piste de Sarlat est en dur et arrive ce qui devait arriver : ça part à droite, ça part à gauche et ... ouf il est en l'air ! Bon, l'utilisation des pieds est à revoir.
Retour au gîte : exercice de chasse au château en suivant les méandres de la Dordogne. Toujours aussi magnifique, et avec cette lumière de fin de journée, un vrai régal ! Nous constatons également que le grand soleil commandé par Camille est au rendez-vous.
Le lendemain matin, Rodolphe et GAGO sont les premiers à arriver, nous surprenant même en plein petit déjeuner. Zut, on a raté les rebonds !
Les autres colibris arriveront les uns après les autres, disparaissant dans le creux de la piste ( première partie à 6 %) pour réapparaître ensuite. Comme dit Thierry, propriétaire des lieux : tant qu'on ne voit pas de fumée, c'est bon.
Je ne m'attarderai pas sur le délicieux repas gargantuesque et très bien organisé.
Le retour :
Décollage encore à droite à gauche : les pieds ne sont pas encore bien reliés au cerveau.
Navigation sans problèmes jusqu'à un "petit" terrain privé : le cap et la montre ont passé sans problèmes le rollover. Pour ce qui du terrain, il est plutôt grand avec ses 900 et quelque mètres d'une superbe piste en herbe.
Redécollage un peu mieux et bel atterissage à Romorantin, du moins pour ce qui du touché car ensuite toujours le même problème de pieds ! Ca part à droite, et quand je corrige bien sûr, ça part à gauche ! Il faudra que j'en change car ceux-là ne sont pas bien efficaces !
Le soleil se couche et l'avion est dans le hangar.
Au revoir affreux Jojo et à bientôt.

Merci à Camille pour l'organisation à La ferme du Rebeyrotte et merci au colibri qui a offert le vin, mais dont j'ai oublié le nom, oups, désolée.
Merci Philippe pour ces vols fantastiques.

Bons vols à tous et à bientôt.

Elisabeth



Salut les colibris,

Même si cela a déjà été raconté, je ne résiste pas à ajouter moi aussi un ptit compte-rendu sur mon passage au Rebeyrotte.
Ce week-end, j'avais réservé GAGO, histoire de le soustraire aux tours de piste (c'est l'avion école du club de Vannes).
Etape à Fontenay samedi soir (1H50 de vol au lieu de 1H30, y'avait un peu de vent de face ...). Accueil super du club local (comme toujours), et dîner à La Rochelle avec Jeff et Sophie. Camping sur le terrain (tente plantée sous l'aile de GAGO).

Le lendemain matin, je me réveille juste à temps pour assister au lever du soleil, encore enfoui dans mon duvet avec la tête au dehors de la tente. Bon bin puisque je sui réveillé ... Ptite douche et hop décollage vers Rebeyrotte. Je confirme le récit de David, le Périgord est vraiment superbe vu du ciel. A l'arrivée, Elisabeth et Philippe sont là pour m'accueillir (au fait, contrairement à ce qui a été affirmé par cette demoiselle lors de son récit, PAS DE REBONDS. non mais).

Repas somptueux après avoir cuit au soleil en attendant Christine (certains ont même laissé entendre que l'instructrice s'était perdue, mais je ne les citerai pas, même sous la torture), puis retour sans histoire via Fontenay pour avitailler.
Bilan : 6H30 de GAGO ce week-end. On refait ca quand?

kenavo et bons vols

Rodolphe



Je confirme les différents commentaires....Etape à ne pas manquer!
Il règne à Rebeyrotte une certaine sérénité...le temps s'est arrêté le temps d'un déjeuner...calme, beauté, et ambiance chaleureuse...
Un grand merci à Camille pour son organisation!
Je tiens toutefois à rétablir la vérité sur un point......
NON je n'étais pas en retard!....J'ai prévenu dès le début que je ne pouvais pas décoller avant 12.30 d'Agen!
ET NON nous ne nous sommes pas perdues!!....(mauvaises langues!) :-)
MAIS merci de nous avoir attendues!...
Amicalement

Christine G.


A travers les récits des rencontres et les messages de la liste, je découvrais que certains colibris étaient de véritables voisins que
j'avais envie de connaître davantage : les quelques dizaines de km qui nous séparent ne représentent que quelques minutes de vol qu'il est aisé de franchir.
Aussi, après échange de plusieurs messages avec Christine Goux au mois de juillet, le fait de ne pas la connaître  et sa sympathie me poussaient à lui proposer que l'on organise une petite rencontre colibriesque dans la région.
Étant  nouvelle dans le Sud-Ouest, elle m'avouait ne pas connaître d'endroit particulièrement propice et me demandait de lui faire une proposition.
Dans le même temps, elle me signalait que nous pourrions rencontrer Lolo et Jean Clamens si nous organisions la rencontre avant la fin du mois d'août.

Partant en vacances peu après et vu le délais relativement court, je prévoyais de faire une toute petite rencontre à 4 ou 5 que
j'organiserais dès mon retour, à partir du 10 août.

Vers le 11, je téléphonais à Thierry Roussel de la Rebeyrotte et il me confirmait qu'il n'avait rien d'important pour le 22 et pourrait nous accueillir sans problème pour le repas de midi.
Aussitôt, Christine me donnait son accord pour le dimanche, me confirmait la venue de Lolo et peut-être de Jean Clamens.
Lorsque j'en parlais à Charles Feuille, il était tellement emballé que je me suis dit qu'il fallait faire davantage.
J'ai hésité un instant avant d'annoncer la rencontre sur la liste, de crainte d'un trop grand nombre de candidats et la perspective de refuser des inscriptions m'effrayait.
Mais les obligations des uns et des autres, la période des vacances et le court délais de décision ont fait une sélection naturelle en douceur.
C'est ainsi qu'après quelques jours nous étions 18 inscrits.

Organiser pour la première fois une rencontre comme celle-ci en peu de temps représente tout de même une petite somme de travail en préparation, contacts, gestion de la liste des inscrits, messagerie, etc.
Prévoir pour ceux qui viennent en voiture, ceux qui veulent venir en avion et craignent de se poser sur un terrain inconnu et à la
configuration un peu spéciale, ceux qui veulent pouvoir ravitailler en carburant, répondre à ceux qui demandent s'ils peuvent venir, à ceux qui se posent des tas de questions auxquelles je n'avais pas pensé, puis rassembler les éléments nécessaires aux pilotes (carte d'approche), aux conducteurs de 4 roues, préparer un circuit aérien de visite des sites locaux, l'envoyer aux inscrits, le renvoyer parce qu'ils l'ont effacé ou ne l'ont pas vu...

Cela m'a pris du temps, mais j'ai eu tellement de remerciements et félicitations  que je ne regrette pas d'avoir contribué à la réussite de cette belle journée et je suis partant pour recommencer.

Je tiens à remercier Thierry Roussel pour son accueil, Francis Borderie qui n'a pas pu venir (et le regrette bien) et nous a offert
les vins de Monbazillac et Pécharmant, et bien sûr tous les participants sans qui cette rencontre n'aurait pas pu exister.
Je suis désolé pour ceux qui auraient voulu venir mais n'ont pas pu ; assurément, ils vont le regretter au vu des compte-rendus et photos.
Peut-être la prochaine fois.

C'est quand la prochaine rencontre ?

Camille Beau


 COMMENT ALLER A REBEYROTTE ?