Retour hier soir d'une très
agréable journée à la ferme DU Rebeyrotte (et moi
qui pensais que c'était LA Rebeyrotte).
Une météo parfaite:
vent calme et CAVOK tout le long, un vrai voyage de tourisme.
Montpellier Rebeyrotte en
2heures avec le HR200 affichant joyeusement ses 90kt.
Arrivée 11h30 accueillis
par une joyeuse bande d'affamés en Tee Shirt PilotWeb (je n'avais
osé mettre le mien ne connaissant pas le standing de l'auberge...).
Nouvelle attente des colibris
sur la piste ensoleillée pour l'équipage d'Agen, à
jeun et assoiffés. Tous en ont profité pour comparer les
données GPS et vérifier que ce jour fatidique du roll-over
n'avait pas bouleversé toutes leurs bases...
L'arrivée tardive de
Christine d'Agen et son élève sonna l'heure du repas: la
qualité et l'abondance étaient au rendez-vous, du pur produit
régional authentique, foie gras, magret, pommes de terre aux cèpes
à la graisse de canard, tarte aux noix et aux poires meringuées....
La ferme est une étape à noter dans vos tablettes.
Les 18 colibris furent à
la torture gastronomique jusqu'à 16h...
Tout était parfait,
un grand merci à Camille pour cette organisation sans faille au
pied levé (il semblerait que les coudes aussi aient été
levés - vin de pêche, Monbazillac, Pécharman,
liqueur de prune - mais en toute raison gardée).
Retour en soirée à
Montpellier avec le même temps idyllique d'été finissant,
que la France est belle, que ceux hier qui me demandaient pourquoi je vivais
ici se rappellent ces paysages vallonnés du Périgord, la
terre écorchée et aride du Causse, le scintillement au lointain
de la grande Bleue et à l'horizon, brillant d'un orange pâle
de soleil couchant, la cime fière du Mont Ventoux....
J'aime la France, et chaque
vol confirme cet amour pour un pays qui n'est pas le mien de naissance
mais de choix. Et tant pis pour la bureaucratie, si c'est le prix à
payer....
Merci à tous d'avoir
partagé cette journée avec moi, comme les autres, elle fut
trop courte, le besoin urgent de rentrer amputait un peu le plaisir de
se retrouver et de rester ensemble...
David, périgourdin d'un
jour.
Première rencontre avec
la bête à Etampes : ben t'es pas bien beau mon Jojo ! Autre
constatation : ah il n'y pas de freins ? Donc démarrage et essais
moteur sur cales : Philippe me briefe sur la procédure, restant
dehors afin de récupérer ces dernières.
Le roulage : ça ne
commence pas trop mal, mais le taxiway est pente et l'oiseau commence à
prendre de la vitesse. Euh là comment on fait ? Ah, il faut zigzager
pour utiliser les freins qui sont en bout de course des palonniers. Je
n'ai pas l'habitude moi, je sors du moule SEFA, et s'éloigner de
la ligne jaune est un crime !
Philippe me propose de l'accompagner
aux commandes pour suivre le décollage. Là encore, étonnement
: il faut pousser, c'est pas naturel !
Une fois en vol, l'oiseau
se laise dompter sans problèmes. Cap sur les châteaux de la
Loire : je cherche le conservateur de cap, et surprise : il n'y en pas
! Bon, eh bien tans pis, je vais faire sans. Je tourne et retourne autour
de Chambord, Cheverny, Chenonceau... et mon pilote me dit d'essayer les
virages à plus grande inclinaison, histoire de voir comment réagit
la bête. J'incline, et je cherche l'horizon artificiel afin
de vérifier l'incliaison, mais il n'y en pas non plus ! Décidément
dans cet avion tout est vraiment fait pour obliger le pilote à regarder
dehors !
Déjeuner rapide à
Blois, puis direction La ferme du Rebeyrotte. Philippe sort son GPS pour
vérifier s'il fonctionne. Il croit entendre la voix d'Anne-Céline
lui disant qu'un GPS n'a rien à faire dans un Jodel, et le remet
aussi sec dans son sac.
Arrivée au Rebeyrotte,
installation du campement : une chambre confortable dans la maison, puis
départ sur Sarlat pour nourrir le POIF.
La région est vraiment
superbe avec tous ces châteaux et ces belles demeures. Philippe me
dit d'essayer le décollage, mais la piste de Sarlat est en dur et
arrive ce qui devait arriver : ça part à droite, ça
part à gauche et ... ouf il est en l'air ! Bon, l'utilisation des
pieds est à revoir.
Retour au gîte : exercice
de chasse au château en suivant les méandres de la Dordogne.
Toujours aussi magnifique, et avec cette lumière de fin de journée,
un vrai régal ! Nous constatons également que le grand soleil
commandé par Camille est au rendez-vous.
Le lendemain matin, Rodolphe
et GAGO sont les premiers à arriver, nous surprenant même
en plein petit déjeuner. Zut, on a raté les rebonds !
Les autres colibris arriveront
les uns après les autres, disparaissant dans le creux de la piste
( première partie à 6 %) pour réapparaître ensuite.
Comme dit Thierry, propriétaire des lieux : tant qu'on ne voit pas
de fumée, c'est bon.
Je ne m'attarderai pas sur
le délicieux repas gargantuesque et très bien organisé.
Le retour :
Décollage encore à
droite à gauche : les pieds ne sont pas encore bien reliés
au cerveau.
Navigation sans problèmes
jusqu'à un "petit" terrain privé : le cap et la montre ont
passé sans problèmes le rollover. Pour ce qui du terrain,
il est plutôt grand avec ses 900 et quelque mètres d'une superbe
piste en herbe.
Redécollage un peu
mieux et bel atterissage à Romorantin, du moins pour ce qui du touché
car ensuite toujours le même problème de pieds ! Ca part à
droite, et quand je corrige bien sûr, ça part à gauche
! Il faudra que j'en change car ceux-là ne sont pas bien efficaces
!
Le soleil se couche et l'avion
est dans le hangar.
Au revoir affreux Jojo et
à bientôt.
Merci à Camille pour
l'organisation à La ferme du Rebeyrotte et merci au colibri qui
a offert le vin, mais dont j'ai oublié le nom, oups, désolée.
Merci Philippe pour ces vols
fantastiques.
Bons vols à tous et à bientôt.
Elisabeth
Même si cela a déjà
été raconté, je ne résiste pas à ajouter
moi aussi un ptit compte-rendu sur mon passage au Rebeyrotte.
Ce week-end, j'avais réservé
GAGO, histoire de le soustraire aux tours de piste (c'est l'avion école
du club de Vannes).
Etape à Fontenay samedi
soir (1H50 de vol au lieu de 1H30, y'avait un peu de vent de face ...).
Accueil super du club local (comme toujours), et dîner à La
Rochelle avec Jeff et Sophie. Camping sur le terrain (tente plantée
sous l'aile de GAGO).
Le lendemain matin, je me réveille juste à temps pour assister au lever du soleil, encore enfoui dans mon duvet avec la tête au dehors de la tente. Bon bin puisque je sui réveillé ... Ptite douche et hop décollage vers Rebeyrotte. Je confirme le récit de David, le Périgord est vraiment superbe vu du ciel. A l'arrivée, Elisabeth et Philippe sont là pour m'accueillir (au fait, contrairement à ce qui a été affirmé par cette demoiselle lors de son récit, PAS DE REBONDS. non mais).
Repas somptueux après
avoir cuit au soleil en attendant Christine (certains ont même laissé
entendre que l'instructrice s'était perdue, mais je ne les citerai
pas, même sous la torture), puis retour sans histoire via Fontenay
pour avitailler.
Bilan : 6H30 de GAGO ce week-end.
On refait ca quand?
kenavo et bons vols
Rodolphe
Christine G.
A travers les récits
des rencontres et les messages de la liste, je découvrais que certains
colibris étaient de véritables voisins que
j'avais envie de connaître
davantage : les quelques dizaines de km qui nous séparent ne représentent
que quelques minutes de vol qu'il est aisé de franchir.
Aussi, après échange
de plusieurs messages avec Christine Goux au mois de juillet, le fait de
ne pas la connaître et sa sympathie me poussaient à
lui proposer que l'on organise une petite rencontre colibriesque dans la
région.
Étant nouvelle
dans le Sud-Ouest, elle m'avouait ne pas connaître d'endroit particulièrement
propice et me demandait de lui faire une proposition.
Dans le même temps,
elle me signalait que nous pourrions rencontrer Lolo et Jean Clamens si
nous organisions la rencontre avant la fin du mois d'août.
Partant en vacances peu après
et vu le délais relativement court, je prévoyais de faire
une toute petite rencontre à 4 ou 5 que
j'organiserais dès
mon retour, à partir du 10 août.
Vers le 11, je téléphonais
à Thierry Roussel de la Rebeyrotte et il me confirmait qu'il n'avait
rien d'important pour le 22 et pourrait nous accueillir sans problème
pour le repas de midi.
Aussitôt, Christine
me donnait son accord pour le dimanche, me confirmait la venue de Lolo
et peut-être de Jean Clamens.
Lorsque j'en parlais à
Charles Feuille, il était tellement emballé que je me suis
dit qu'il fallait faire davantage.
J'ai hésité
un instant avant d'annoncer la rencontre sur la liste, de crainte d'un
trop grand nombre de candidats et la perspective de refuser des inscriptions
m'effrayait.
Mais les obligations des uns
et des autres, la période des vacances et le court délais
de décision ont fait une sélection naturelle en douceur.
C'est ainsi qu'après
quelques jours nous étions 18 inscrits.
Organiser pour la première
fois une rencontre comme celle-ci en peu de temps représente tout
de même une petite somme de travail en préparation, contacts,
gestion de la liste des inscrits, messagerie, etc.
Prévoir pour ceux qui
viennent en voiture, ceux qui veulent venir en avion et craignent de se
poser sur un terrain inconnu et à la
configuration un peu spéciale,
ceux qui veulent pouvoir ravitailler en carburant, répondre à
ceux qui demandent s'ils peuvent venir, à ceux qui se posent des
tas de questions auxquelles je n'avais pas pensé, puis rassembler
les éléments nécessaires aux pilotes (carte d'approche),
aux conducteurs de 4 roues, préparer un circuit aérien de
visite des sites locaux, l'envoyer aux inscrits, le renvoyer parce qu'ils
l'ont effacé ou ne l'ont pas vu...
Cela m'a pris du temps, mais j'ai eu tellement de remerciements et félicitations que je ne regrette pas d'avoir contribué à la réussite de cette belle journée et je suis partant pour recommencer.
Je tiens à remercier
Thierry Roussel pour son accueil, Francis Borderie qui n'a pas pu venir
(et le regrette bien) et nous a offert
les vins de Monbazillac et
Pécharmant, et bien sûr tous les participants sans qui cette
rencontre n'aurait pas pu exister.
Je suis désolé
pour ceux qui auraient voulu venir mais n'ont pas pu ; assurément,
ils vont le regretter au vu des compte-rendus et photos.
Peut-être la prochaine
fois.
C'est quand la prochaine rencontre ?
Camille Beau