Ils sont venus!
Pas très nombreux certes, à cause
de la météo (chez eux, ici il fait toujours beau) ou pour
divers autres soucis, mais le mini rascoll a bien eu lieu à Pontivy
LFED.
Eric, en premier, seul à bord de son "escadrille
de rivets" préférée (C172 de St-Nazaire), après
un tour de piste à droite avorté au profit d'un autre, à
gauche celui-ci. Pourquoi? Il paraîtrait qu'un breton anonyme lui
aurait annoncé sur la fréquence que si rien n'est précisé,
le TDP se fait de préférence à gauche ;-)
Ensuite, Alexandre, non connecté à
la liste mais colibri d'adoption, également de St-Nazaire, avec
2 amis et le DR42 plein à ras bord.
En troisième position, et après un survol basse hauteur de certaines collines cause météo un peu capricieuse, le DR220 de St Cyr, avec à son bord Anne-Céline et Philippe. Youpi, un tagazou avec une roulette bien placée ;-)
Enfin, le DR253 d'Olivier le Carbonnier, accompagné d'un ami, qui ne pourra pas rester le soir mais qui tenait à participer. Merci d'être venu Olivier, et il est superbe ton tagazou !
Il faut rapidement se rendre à l'évidence, il n'y aura pas d'autres montures de colibris pour se joindre à nous. JEFF confirmera le lendemain qu'il ne peut pas nous rejoindre, puisque de sa fenêtre il ne voit même pas le clocher...
Je fais la navette vers Pontivy, où un restaurant (bien connu d'Anne-Céline, Pascal et Jérôme "le grand" puisque nous y avons déjeuner 15 jours auparavant lors de l'épisode du "gros jojo") nous accepte malgré l'heure tardive. Pendant le repas, Anne-Céline "beame" Olivier, par Palm interposés. Vous remarquerez (il y aura des photos pour confirmer d'ici quelques jours) que la demoiselle devient de plus en plus "techno in", contrairement à ce qu'une sorte de snobisme intellectuel lui fait souvent affirmer ;-))
Retour au terrain, une grave question se pose :
"mais où l'escadrille de colibris pourrait bien se rendre maintenant
pour le café?".
Après diverses propositions, rejetées
par le grand qui a peur que son truc en tôle ne puisse pas redécoller,
nous choisissons Vannes, terrain que je connais bien et pour cause! Il
y aura aussi des photos du "come back" ...
18h00, le club va fermer alors que le temps est
splendide, c'est bien triste. Enfin, Fred (instructeur) me laisse une clef
en partant, afin que nous ne soyons pas obligés de quitter les lieux
tout de suite. Merci Fredo, sympa.
Ce qui n'est pas expliqué plus haut, c'est
mon moyen de transport pour le vol vers Vannes ... Vous ne devinez pas?
ET BIEN OUI, Anne-Céline (encore elle) et Philippe m'ayant proposé
de piloter le tagazou à roulette bien placée, je n'ai pas
hésité un seul instant.
Après l'épisode récent du
Mous', le DR220 semble beaucoup plus facile à dompter. Pas nécessaire
de mettre le manche au tableau pour lever la roulette, l'avion ne demande
que ça. Bon, je ne roule pas droit pour autant, mais avec nettement
moins de risques quand même d'arracher une balise que la dernière
fois ;-)
Je suis en place droite pour l'aller, mais Philippe
me laisse quand même tout faire, du décollage à l'atterrissage.
J'appréhende beaucoup cette dernière phase du vol, me souvenant
de l'expérience récente ;-)
En fait, grâce aux conseils avisés,
le jojo se pose doucement dans l'herbe de la 09/27, avant.... de recommencer
sa trajectoire sinusoïdale au roulage ;-)
Pour le retour, Anne-Céline reste à
l'arrière, et Philippe passe à droite. Youpi, je vais encore
piloter, et en plus à gauche. Bon, va falloir tenter de prouver
que le premier posé n'était pas un coup de chance... Retour
sans histoire, même si j'ai un peu de mal à trouver le terrain
de Pontivy à cause la lumière rasante en cette fin de journée.
Je n'entends pas les commentaires de la demoiselle derrière car
il y a un petit souci d'intercom, mais je devine le pire ;-)
Les avions de Pontivy tournent en 28, mais il n'y
a pas de vent et je préfère me poser soleil dans le dos,
même si je m'expose aux railleries des amis qui nous attendent car
depuis le club on voit très bien le seuil 10 ..
Petite hésitation en courte, car j'ai tendance
à arrondir haut, mais finalement l'engin revient au sol, la roulette
touchant un peu avant le train principal. Deuxième expérience
en jojo réussie, je suis sur un petit nuage ;-)
Le repas au club nous attend, préparé par le Président, son épouse et quelques autres, alors que nous nous amusions en vol. Ce club est vraiment sympa, je suis de plus en plus content de m'y être inscrit, presque par hasard! Tomates du jardin présidentiel, andouille chaude, purée maison, far breton. Soirée animée car une vingtaine de membres du club se sont joints à nous pour le dîner.
Quelques colibris, dont Anne-Céline bien
entendu, admirent les étoiles, allongés sur le taxiway.
Pour ma part, je vais voler une petite demi-heure
en VDN, avec Alexandre et ses deux amis de St Nazaire.
Ensuite, répartition des chambrées (3 chez le président, 3 chez le secrétaire).
Le lendemain matin, je rejoins Eric, Anne-Céline
et Philippe au club pour le petit déjeuner, les autres ayant préféré
rester bien au chaud sous la couette.
Nous assistons à l'arrivée d'un Xingu
venu de Belgique avec deux membres du comité d'organisation des
championnats du monde de cyclisme (sur route je crois, pas certain) qui
se dérouleront pas loin d'ici quelques jours. Les pilotes sont des
passionnés d'aviation, ils partagent les derniers croissants avec
nous puis nous font visiter leur appareil. Anne-Céline se trahit
à nouveau, les photos suivront ;-)
Le spectacle est permanent à Pontivy, car
j'admire, comme la veille au soir, Philippe qui maîtrise parfaitement
sa trottinette, suivi ensuite par Anne-Céline. "techno in" je vous
dis...
Les avions de St Nazaire repartiront ensuite vers
leur base, après que le brouillard se soit levé pour laisser
la place à un temps superbe.
Le jojo et son équipage ayant décidés
de déjeuner sur Belle-Île le midi, je sors notre DR42, "j'embarque"
un jeune élève pilote presque TT et nous les rejoignons.
Ensuite, retour vers St Cyr pour les uns et vers Pontivy pour les autres.
Encore un mini rascoll, encore de bons moments passés avec des amis de la liste. Cette liste... Quelle liste !
Merci d'être venus, merci de m'avoir encore une fois permis de tâter du train classique, merci pour tout. Quant à ceux qui n'ont pas pu venir, j'espère vous croiser bientôt sur un terrain, quel qu'il soit.
Rodolphe
Pour un rascoll pas ordinaire, ce fut un rascoll pas ordinaire : changement de programmes, un passagers, deux, puis plus un seul, puis un de nouveau, puis plus rien, et une panne de voiture de dernière minute qui a bien failli tout faire capoter... Bref, difficile de s'organiser et de prévoir longtemps à l'avance :-)
Samedi matin, direction l'aéroport pour 9h30 environ. La météo semble bonne, mais le prévisionniste est très pessimiste : y'a de la flotte et des nuages qui arrivent par la pointe Bretagne, méfiance... Dont acte, je ne prends pas ma tente, pensant rentrer dans la soirée... Quelques minutes plus tard, Alexandre me rejoint : il pilotera le DR400 pendant que je serai seul à bord du C172, transformé pour l'occasion en cargo, rempli du matériel de camping et autres sacs divers dans la soute et à l'arrière :-)
Les pleins des deux appareils sont faits. Coup de
fil au breton de service qui annonce une météo correcte (je
me méfie de ce mot dans sa bouche, je n'aime pas regarder ma route
sur les panneaux routiers...).
Alexandre attendant des passagers, je me décide
à partir en éclaireur. Presque vide, mais avec les pleins
(200 l) et les bagages, le C172 monte relativement bien. Je m'arrête
à 3000 ft pour mixturer et je quitte St-Nazaire sur la VHF1 pour
basculer en écoute sur Nantes. La VHF2 veille Pontivy que j'appelle
rapidement, encore à plus de 30 mn de vol : il fait beau, la 28
en service, le vent calme, youpi ! P'tit coucou à Vannes en passant,
en pleine activité para., passage de la balise VA (l'ADF marche
pour une fois...), puis direction Pontivy.
J'annonce une vent arrière 28 main droite et la radio m'annonce que l'on tourne ici en main gauche... gulps, autant pour moi ! En finale, la même radio me balance :
"Tiens, une brouette en finale à Pontivy !!"
Pffff, je sais, il a les pleins volets mon C172, je sais qu'on dirait un fer à repasser volant, mais il est CONFORTABLE, ce qui n'est pas le cas des machins français en bois et toiles, na ! Même pas un rebond, je suis content de moi... jusqu'à ce que la bête me fasse un coup de Shimmy... Ca vibre de tous les côtés, l'amortisseur avant me joue des tours... GRRRRRR !!
A priori, je suis le premier arrivé. Le club est vite rejoint, accueilli par un feu de cheminée et un bon café. Il ne manquait que les croissants, hein Rodolphe ? :-)
Olivier (super le Régent !!), Anne-Céline et Philippe (en train classique, vous vous en doutiez) ne tarderont pas, suivis beaucoup plus tard par Alexandre en DR400, avec Nancy et Jean-Alain, ses deux jeunes passagers. Là, découverte d'un gadget apporté par Philippe : une trottinette qui permet de traverser n'importe quel terrain en un clin d'oeil, d'une allure très "smart" et très distinguée. Un gadget qui fait sourire au départ, mais qui sait se rendre utile à force d'user ses chevilles sur le bitume !
Autre gadget utile : les Palm Pilots. J'ai en mémoire Anne-Céline et Olivier en train de se synchroniser et de se "beamer" des données par infra-rouge. Vous réviez d'avoir le n° de licence, le n° de sécurité sociale, le carnet d'adresse, et le n° FNA d'un colibri ? Venez à un Rascoll avec votre Palm, effet garanti :-)))
Direction Pontivy pour manger : le restaurant nous acceptera encore, en dépit de l'heure tardive. Pizzas, glaces, crumble aux pommes, et j'en oublie sans doute. Pas de vin, que de l'eau, au grand étonnement du serveur :-)
Olivier, appelé par ses occupations professionnelles, devra nous quitter tôt dans l'après-midi. Le reste de l'équipe cherche un terrain pour aller rebondir et boire un coup :
. Ouessant : mauvaise météo
. Quiberon : vu le vent, un décollage face
aux maisons ne m'enchante pas du tout avec le C172, 4 passagers et 160
l de carburant...
. Ploermel : piste en herbe/terre, pas génial
pour le C172.
. Vannes : grande piste en herbe ou en dur, un
bar, un club déjà connu.
Ce sera Vannes.
25 mn plus tard, le C172 pose ses roues sur la 27 herbe, aimablement négociée avec le contrôleur, suivi 10 mn plus tard du DR d'Anne-Céline et Philippe, piloté et posé par Rodolphe qui semble prendre de plus en plus goût aux roulettes à l'arrière :-)
Après une boisson au club local, nous retournons
à Pontivy, non sans avoir opté pour un survol du Golfe du
Morbihan à basse altitude : 500 ft pour le 172, 1000 ft pour le
Robin, prudent. Quelques battements d'ailes (salut les voiliers !!) et
enfilades d'îots plus tard, le 172 grimpe à 3000 ft et remet
le cap sur Pontivy. Jean-Alain est à l'avant, j'en profite pour
lui expliquer ce qu'il faut faire pour atteindre notre destination. La
28 est toujours en service, l'atterrissage se fait encore une fois sans
rebonds, c'est une honte :-)
La soirée sera agitée et bien remplie, avec un repas breton organisé par le président et son épouse, aidés de plusieurs membres du club. Nous retrouvons des visages connus (Mme Braud venue exprès, Lucette, connue des colibris de Fontenay, etc.). Purée de pommes de terre, andouille cuite, saucisses, et quelques bouteilles de Côte du Rhône aideront à remplir l'estomac, le tout avec une TV allumée sur TF1, la chaîne primaire, diffusant ce soir là "Qui veut gagner des Millions ?"... On avait parfois envie de demander "Qui veut couper la TV", nullité oblige :-)
La nuit est maintenant tombée depuis un moment. Jean-Alain, Nancy, Alexandre et moi regagnons le terrain et passons plus de 3/4 d'heure allongés, à observer les étoiles filantes, les avions, et les nombreux satellites. Anne-Céline nous rejoindra, enfermée dans un duvet, bien au chaud, n'aspirant qu'à une bonne nuit de sommeil :-)
Le classique vol de nuit se fera à bord du DR400 (tout neuf) de Pontivy, avec Rodolphe, Alexandre, Jean-Alain et Nancy. Une fois posé, l'avion sera rejoint par un bi-moteur d'Air Bretagne, rentrant d'un journée de boulot bien remplie.
Nous passerons la nuit chez nos hôtes du club,
confortablement installés : un grand merci pour cet accueil génial
et si sympa !
Dimanche matin, retour au terrain pour 9h. Le brouillard
a envahi la piste, il est hors de question de partir. Coup de fil à
St-Naz : brouillard aussi, rien ne vole !
Rodolphe arrive avec croissants et pains au chocolat,
Anne-Céline se lance dans la préparation d'un café...
euh, y'en a pas un petit peu de trop là dis ??? :-)
La radio se réveille soudainement : un avion
belge arrive, attendu par deux visiteurs venus se réchauffer au
club. "Euh... faites vites et posez-vous en 28, le seuil 10 est dans le
brouillard", voici en gros ce que leur annonce Rodolphe par radio. L'avion,
un splendide bi-moteur, se découvre d'un seul coup des nuages et
se pose : 3 mn plus tard, il était trop tard... Nous faisons connaissance
de l'équipage et leur donnons quelques infos pour déposer
leur plan de vol retour.
Vers 11h30, le brouillard est levé, confirmé par St-Nazaire : il est temps de partir et de préparer les avions. Anne-Céline, Philippe, Rodolphe et quelques autres membres de Pontivy vont finir le WE à Belle-Ile. Le C172 est réservé plus tard, je dois rentrer : décollage 28, basse hauteur pour saluer le club, puis direction Vannes et St-Nazaire au FL035, au-dessus des quelques nuages résiduels. Le retour se fera sans encombres, content d'avoir passé un si bon WE.
Merci encore de l'accueil au club de Pontivy, à
nos hôtes d'une nuit.
Allez y faire un tour, vous ne serez pas déçus
: petit terrain sympa, pas de taxes, une ambiance décontractée,
un club accueillant, voici comment on peut résumer ce qui vous attend.
Un bémol : la mamie, gardienne du terrain, qui se nomme "responsable de l'aérodrome", et qui vous saute dessus sans même un bonjour dès que vous sortez de l'avion, pour vous embarquer dans son bureau et "noter les rotations", comme elle dit. Il faut la voir trottiner à vive allure, lorsqu'un nouvel appareil se pose : c'est d'autant plus agaçant qu'elle ne sert à rien et n'a aucun pouvoir sur ce terrain, sauf celui de surveiller. Une personne aimable qui n'hésite pas à téléphoner à la gendarmerie ou au district pour tenter de discréditer le club, l'activité voltige, etc.
Eric Bertrem
Décidément ces Bretons sont super
sympas (ainsi que tous ceux présents à Pontivy): Merci à
tous.
J'essaierai d'être présent à
un max. de mini Rascoll, même si nous devons raser les cumulus congestus
par le bas, et zigzager entre les cumulonimbus par le haut.
Nous confirmons un Jojo digne de ce nom n'est pas
étanche.
Désolé pour Anne-Céline qui perd sa réputation à cause de son Palm et... Je n'ose pas le dire...
pour ceux qui n'ont pas honte veuillez lire plus bas...
que les âmes sensibles aux Jojos et trains
classiques ne lisent pas ce qui est en dessous.
!!!!!!!!!!!!!!
??????????????
Eh oui !*/-+°¨^$£"#"_? tout se perd ma brave dame !
Non contente de beamer en palm nous avons appris
(par hasard) qu'un GPS faisait partie de son équipement standard.
L'impétrante s'est confondue en excuses
toutes de mauvaise foi.
Malgré sa roulette de queue, son Jojo ne
présentait pas de signe de démangeaison, ni d'allergie à
ce sac à puces et à piles.
Encore un jojo vacciné aux aiguilles !
Olivier Le Carbonnier
Je ne vais pas refaire le récit du rascoll
de Pontivy puisque Rodolphe et Eric l'ont déjà fait
avec moultes détails.
Outre que ces rencontres sont toujours agréables
et fort sympathiques, elles permettent de faire de beaux vols et de découvrir
nos régions vues du ciel.
C'est ainsi que samedi matin, en allant vers Pontivy,
un plafond un peu bas nous a permis de découvrir les collines du
Perche et de les survoler à basse altitude. Elles sont recouvertes
d'une forêt très verte et très dense avec par moment
des villages noyés dans les arbres, avec leurs églises et
leurs marchés du samedi matin. Puis, par hasard, à la suite
de quelques zigzags, dus à des collines un peu trop accrochées
par les nuages, nous tombons sur une immense basilique, complètement
démesurée par rapport au bourg qui l'entoure, avec deux immenses
flèches. Les photos effectuées et le guide vert permettront
dimanche soir, au retour de week-end, d'identifier ce village comme étant
la Chapelle-Montligeon : le " Lourdes du Perche ".
Le week-end réservera d'autres beaux survols.
Samedi soir, après avoir redecollé de Vannes, le tour du
golfe du Morbihan éclairé par le soleil couchant, sous un
ciel de traîne, se révélera somptueux. Découvrir
sous cette lumière magnifique, un semis d'îlots déserts
ou habités, est sublime. L'île aux Moines et l'île d'Arz,
deux îles plus importantes, se détachent parfaitement.
Dimanche matin, après la dissipation du
brouillard, le vol de Pontivy à Belle-Ile en Mer sera encore l'occasion
d'autres découvertes. Avant d'arriver à la mer nous longeons
la rivière d'Etel (qui ne sera identifiée que dimanche soir
dans un guide) et son chapelet d'îles et de presqu'îles. Puis
arrive la presqu'île de Quiberon avec à l'horizon les îles
de Houat, Hoedic et Belle-Ile en Mer notre destination.
Merci Rodolphe de nous avoir fait découvrir de tels paysages.
Philippe Girault