Nouméa 2000 - Rascoll du bout du monde
Page 1 - Page 2 - Page 3 - Page 4

L'AF 274 partira à 23h55 du terminal F de CDG. Nous avons programmé un minirascoll avec Cyril pour mettre au point des projets communs et pour dîner. Après l'enregistrement des bagages on s'installe à la brasserie Flo où l'on mange très correctement.

On doit se prépare à passer les formalités vers 10h45, et en sortant du resto première surprise une file d'environ 100 mètres de passagers avec valises, digne des plus beaux jours de pénurie du communisme triomphant, s'étend jusqu'au comptoir où un seul préposé de la PAF contrôle les passeports. Etrange une seule personne pour 4 ou 5 747 qui décolleront presque à 10 minutes d'intervalle entre 23h 30 et 0h15.

Bref un beau merdier, mais on est tranquille, les bagages étant enregistrés, l'avion ne partira pas sans nous.

Je me présente à l'embarquement, le steward viendra me chercher plus tard.

En allant vers l'ouest le jour se lève rapidement et après 4 heures de vol on survole la Sibérie. En été la toundra est presque accueillante, mais vide d'habitants.

On vient me chercher pour l'atterrissage à Narita (merci JD organisation impeccable), je m'installe sur le jumpseat, avec le casque et après moult réglages, je réussis à mettre la ceinture sans me coincer les doigts.

Discussion sympa avec le CDB et le pilote. On discute des aurores boréales et je sors ma carte des prévisions prise sur Internet qui bluffe le CDB qui constate qu'elle est exacte.

Le poste n'est pas très grand pour un avion de cette taille, mais surtout quel silence, avec une totale absence de sensations.

Là tout n'est que calme, luxe et volupté.

Je regarde les écrans du 747-400 qui ressemblent à une grande console Nitendo (normal on arrive au Japon) . Le pilotage est sympa, on affiche le cap, la vitesse, et l'altitude et le PA obéit. Personne ne touche le manche jusqu'à la finale. Sur le TCAS on suit parfaitement sa trajectoire ainsi que celle des autres avions.
 

TCAS Atterrissage à Narita

La descente s'effectue en douceur, la météo est bonne, on est dans le plan comme en témoigne le PAPI, j'ai l'œil !

En finale le radio altimètre égrène les altitudes "four hundred, three hundred….. ten"

La 16 est en service et le CDB annonce à la tour :"Tailwind seven knots". Evidemment en regardant la centrale à inertie il avait fait la correction. Là je ne suis pas étonné JD nous l'avait déjà faite. On se pose avec une douceur impressionnante, on ne sent pas la sortie du train et il est difficile de s'apercevoir qu'il y a tant d'avions en l'air en même temps, car tout se déroule avec précision. Ces pilotes, tout de même, ils ont beau avoir le PA, ils sont vraiment de grands professionnels, ce sont des VRAIS pilotes.

Rapide escale à Tokyo-Narita, et nouveau départ vers Nouméa.

Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre le lever de soleil sur la Nouvelle-Calédonie vu du poste.
 

Lever de soleil Finale à Tontouta

Là aussi pareil grâce au petit mot de JD retour dans le poste. Le CDB et le pilote seront invités plus tard à un tour d'hélico dans le lagon mais c'est pour la suite…

Page 1 - Page 2 - Page 3 - Page 4