Les dieux de la MTO étaient de la
partie ce jour là, ce fut donc sans grand soucis de ce côté
que nous embarquâmes quatre solides gaillards dans le vaillant C-GBHU.
Pas de bagages était un impératif, car avec le plein d'essence,
on était à un cheuveu du poids maximum.
Tout avait commencé avec un retard
d'une demi-heure sur l'arrivée à l'école, à
laquelle il fallut ajouter une bonne vingtaine de minutes à attendre
le boss pour la remise de clefs, dont celle de l'essence.
Ajoutez à cela quatre pilotes d'humeur
joyeuse et une envie de célébrer ce premier rascoll Québécois
d'importance (Dame, quatre d'un coup!), le tout faisant que l'ambiance
au départ est un peu... relax (à part pour votre serviteur
qui s'inquiétait pour l'heure de décollage donnée
lors du dépôt du plan de vol, et largement dépassée...).
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| Jacques Zahar, PF en route | Taoufik Sassi, PF en route | Pascal Esnault à la pompe |
A l'aller ce sera Jacques et Taoufik à
l'avant, Pascal et son collègue Patrice (futur colibri?) à
l'arrière pour profiter du paysage et vérifier que la Nav
se fait bien "sur le trait".
Décollage de St Frédéric
pente descendante avec un vent de travers qui se révèlera
finalement un poil arrière lors du roulage, mais à St Fred,
surtout avec quatre à bord, on ne décolle face à la
pente que par un vent à décorner les boeufs de la Beauce
(canadienne).
Bref un vario à la montée....
tranquille, qui va nous laisser le temps d'admirer le paysage.
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| Décollage piste 06 St-Frédéric | En montée - Rivière Chaudière | En route vers Québec, Rivière Chaudière |
Un détour par Québec pour un
survol rapide de la ville à 2000ft était dans l'ordre des
choses et sans problèmes aucun, une fois négocié avec
la tour et celle-ci rassurée du fait qu'on n'irait pas jouer dans
l'axe de la 30 (hein Taoufik ?).
Et nous voilà direction Mascouche
le long du St Laurent avec un vent de face et une vitesse-sol calculée
de 85-90kts au lieu des 100 prévus. Impossible de prévenir
Karim Jarraya qui nous attend à Mascouche qu'on va avoir un certain
retard....
On ne pourra pas compter sur Normand Choinières
non plus, qui se trouve à 700 Km de là...
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| Ville de Québec | Ville de Québec |
Vol tranquille, à gauche je m'endors
presque: Taoufik pilote, change les fréquences et téléphone
sur son cellulaire presque simultanément, tout à la joie
de remettre les mains sur un volant de Cessna.
Contact avec Montréal approche, qui
nous autorise entre deux 737 en longue finale sur Dorval à nous
faufiler sur Mascouche.
Après un atterrissage sans histoires
(hem)...
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| De gauche, Taoufik, Karim, Pascal et Jacques | Karim et Pascal | De gauche à droite, Jacques, Karim, Patrice, Taoufik, Arnaud, Nathalie et Christophe |
Nous retrouvons Karim qui gesticule en nous
attendant depuis trois bons quart d'heure!
Nous sautons donc dans sa voiture, direction
des amis à lui qui nous attendent devant un bon BBQ.
Excellent repas, accueil sympathique d'Arnaud
(encore un Français expat') et sa copine Québécoise,
ainsi que de Christophe, captain sur Emb 110 à Sept Iles.
Bref soirée aéro très
sympathique, quand tout à coup je me rappelle qu'un plan de vol
ça se ferme !
C'est avec une bonne heure de retard que
j'appelle pour clôturer. Ils avaient déjà envoyé
la police à l'aéroprt de Mascouche pour vérifer qu'on
était bien posés !
Hem... heureusement que l'on était
QUE quatre pilotes à bord ! Et pourtant je n'ai pas bu de bière,
je le jure (par contre les autres...) !
C'est l'heure du retour. Après une
mise en route laborieuse, nous voilà repartis en vol de nuit non
sans un survol de Montréal by night à 2000 ft pour Pascal
qui est monté en place avant et apprécie visiblement le spectacle
de nuit.
Le retour sur Mascouche se fera sans histoires
avec un terrain difficile à trouver de nuit: Les villages de la
Beauce se ressemblent tous la nuit, et il aura fallu que j'active le NDB
compagnie pour finir par localiser précisément le terrain
coincé entre deux petites vallées et à l'éclairage
assez directionnel, .
Bref une soirée très agréable qui a fini se terminer par une panne d'essence.... en voiture lors du retour! Pressé à l'aller, je n'avais pas fait le plein de ma voiture et à deux heures du mat', les pompes à essences sont rares dans le coin!
Moralité : Ne pas se laisser presser par le temps est essentiel, et pensez à fermer votre plan de vol!
Jacques Zahar
jacques.zahar@usa.net
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