Montréal  (Juin 2000)

Il ya des jours où tout démarre apparemment bien, et puis une petite succession de détails fait que un voyage d'agrément peut être plus embêtant.

Les dieux de la MTO étaient de la partie ce jour là, ce fut donc sans grand soucis de ce côté que nous embarquâmes quatre solides gaillards dans le vaillant C-GBHU. Pas de bagages était un impératif, car avec le plein d'essence, on était à un cheuveu du poids maximum.
Tout avait commencé avec un retard d'une demi-heure sur l'arrivée à l'école, à laquelle il fallut ajouter une bonne vingtaine de minutes à attendre le boss pour la remise de clefs, dont celle de l'essence.
Ajoutez à cela quatre pilotes d'humeur joyeuse et une envie de célébrer ce premier rascoll Québécois d'importance (Dame, quatre d'un coup!), le tout faisant que l'ambiance au départ est un peu... relax (à part pour votre serviteur qui s'inquiétait pour l'heure de décollage donnée lors du dépôt du plan de vol, et largement dépassée...).
 

Jacques Taoufik Pascal
Jacques Zahar, PF en route Taoufik Sassi, PF en route Pascal Esnault à la pompe

A l'aller ce sera Jacques et Taoufik à l'avant, Pascal et son collègue Patrice (futur colibri?) à l'arrière pour profiter du paysage et vérifier que la Nav se fait bien "sur le trait".
Décollage de St Frédéric pente descendante avec un vent de travers qui se révèlera finalement un poil arrière lors du roulage, mais à St Fred, surtout avec quatre à bord, on ne décolle face à la pente que par un vent à décorner les boeufs de la Beauce (canadienne).
Bref un vario à la montée.... tranquille, qui va nous laisser le temps d'admirer le paysage.
 

Décollage Montée St Fred
Décollage piste 06 St-Frédéric En montée - Rivière Chaudière En route vers Québec, Rivière Chaudière

Un détour par Québec pour un survol rapide de la ville à 2000ft était dans l'ordre des choses et sans problèmes aucun, une fois négocié avec la tour et celle-ci rassurée du fait qu'on n'irait pas jouer dans l'axe de la 30 (hein Taoufik ?).
Et nous voilà direction Mascouche le long du St Laurent avec un vent de face et une vitesse-sol calculée de 85-90kts au lieu des 100 prévus. Impossible de prévenir Karim Jarraya qui nous attend à Mascouche qu'on va avoir un certain retard....
On ne pourra pas compter sur Normand Choinières non plus, qui se trouve à 700 Km de là...
 

Ville de Québec Ville de Québec

Vol tranquille, à gauche je m'endors presque: Taoufik pilote, change les fréquences et téléphone sur son cellulaire presque simultanément, tout à la joie de remettre les mains sur un volant de Cessna.
Contact avec Montréal approche, qui nous autorise entre deux 737 en longue finale sur Dorval à nous faufiler sur Mascouche.
Après un atterrissage sans histoires (hem)...
 

Rascoll Karim et Pascal Rascoll
De gauche, Taoufik, Karim, Pascal et Jacques Karim et Pascal De gauche à droite, Jacques, Karim, Patrice, Taoufik, Arnaud, Nathalie et Christophe

Nous retrouvons Karim qui gesticule en nous attendant depuis trois bons quart d'heure!
Nous sautons donc dans sa voiture, direction des amis à lui qui nous attendent devant un bon BBQ.
Excellent repas, accueil sympathique d'Arnaud (encore un Français expat') et sa copine Québécoise, ainsi que de Christophe, captain sur Emb 110 à Sept Iles.
Bref soirée aéro très sympathique, quand tout à coup je me rappelle qu'un plan de vol ça se ferme !
C'est avec une bonne heure de retard que j'appelle pour clôturer. Ils avaient déjà envoyé la police à l'aéroprt de Mascouche pour vérifer qu'on était bien posés !
Hem... heureusement que l'on était QUE quatre pilotes à bord ! Et pourtant je n'ai pas bu de bière, je le jure (par contre les autres...) !

C'est l'heure du retour. Après une mise en route laborieuse, nous voilà repartis en vol de nuit non sans un survol de Montréal by night à 2000 ft pour Pascal qui est monté en place avant et apprécie visiblement le spectacle de nuit.
Le retour sur Mascouche se fera sans histoires avec un terrain difficile à trouver de nuit: Les villages de la Beauce se ressemblent tous la nuit, et il aura fallu que j'active le NDB compagnie pour finir par localiser précisément le terrain coincé entre deux petites vallées et à l'éclairage assez directionnel, .

Bref une soirée très agréable qui a fini se terminer par une panne d'essence.... en voiture lors du retour! Pressé à l'aller, je n'avais pas fait le plein de ma voiture et à deux heures du mat', les pompes à essences sont rares dans le coin!

Moralité : Ne pas se laisser presser par le temps est essentiel, et pensez à fermer votre plan de vol!

Jacques Zahar
jacques.zahar@usa.net