Les 60 ans des Jodel au Bourget



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Même en toute amitié ! Par contre, en privé, il parle ! Et il en raconte des histoires Si on lui demande gentiment, il peut laisser sa signature sur un carnet de vol ou un bouquin (sur les Jodel)
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Au roulage, Cessna Alticodeur et Mousquetaire Transpondeur Défilé de transporteurs express cargo Alignés au milieu de la 21, on négocie une sortie par l'ouest
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En route pour W2... ou à la poursuite du Mousquetaire ? C'était une belle journée et on a même un joli certificat pour s'en souvenir !

Un voyage aller magnifique avec les bancs de brouillard de la vallée de la Saône éclairés par le soleil levant Un accueil chaleureux à Lognes
Une vue sur la tour Eiffel et la tour Montparnasse dans la brume en arrivant sur le Bourget
Des photographes comme pour la venue de stars à l'arrivée au parking
Un bébé Jodel niché sous l'aile d'un Concorde
Quelques mots du père, si modeste, de nos machines sources de tant de bonheur
Un voyage retour quelque peu perturbé pour éviter les averses

Tous ces ingrédients ont fait de cette journée un moment inoubliable

Merci encore aux organisateurs
Un seul regret : ne pas avoir pu mieux partager avec les autres équipages.

Betty, Patrick et Nicolas
du DR250 F-BMZK

Merci aux organisateurs, aux participants, et à la DGAC pour nous avoir autorisé le transit. Comme l'a dit Gérard Feldzer, j'espère que ce genre d'évènements pourra se renouveler !!!

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Bonjour

Je me joins aux autres pilotes pour vous remercier de votre formidable organisation.

Comme quoi, l'organisation de l'aéroport du Bourget permet de faire atterrir et décoller de petits appareils VFR sur une piste "dédiée" sans interférer avec le trafic IFR.

Merci au controle efficace, qui a su parfaitement gérer les arrivées et départs de nos petits appareils, l'organisation était sans faille, et le principe de "concentration" sur un aérodrome peu éloigné nous a bien facilité les choses (LFPL).

Les mesures mises en places (controles, dossier de vol, etc. etc.) nous ont permis une approche sans aucun soucis de l'aéroport du Bourget, et les PAF a pu parfaitement faire son travail dans le calme à Lognes avant de partir.

Et les patrouilles pour accompagner les appareils sans transpondeur ont montré toute leur efficacité.

Effectivement c'était un peu court, mais vous n'imaginez pas le plaisir, pour nous, simples pilotes VFR d'avoir la possibilité de se poser sur un aéroport aussi important dans l'histoire de l'aviation française (et même internationale). Le certificat d'atterrrissage xxx jours après Charles lindberg est un clin d'oeil franchement sympatique.

Encore merci pour tout, en espérant pouvoir avoir de nouveau la chance de nous poser au Bourget lors de manifestations aussi sympatiques et totalement en adéquation avec l'esprit qui anime l'aviation légère en France.
Christophe Tabourin

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Ce samedi, un Bourget insolite. Sur le parking, devant le hall Concorde, deux douzaines de petits avions colorés aux ailes coudées qui attirent les visiteurs du Musée de l’Air.

Ce samedi matin, un vol insolite. Nous avons devant nous une navigation qui demande à être bien préparée et bien exécutée : Toussus-Lognes-Le Bourget, qui longe la classe A de Paris au sud avant d’y pénétrer via un étroit couloir (ancien transit nord). Nos obligations : ne pas déborder du trait et limiter les survols des habitations de la banlieue parisienne, malgré le plafonnement à 1500 pieds QNH du trajet.

Le D119 est briqué comme à son habitude, fin prêt à rejoindre les festivités du soixantenaire. Il démarre du premier coup et nous voilà au roulage dans un Toussus calme annoncé CAVOK. Je décolle, toujours surprise par la légèreté et la vivacité du Jodel, et je vire en vent traversier pour me trouver… face aux stratus. A vue de cône d’hélice, la limite basse de la couche est à 300 pieds des habitations, la limite haute, en dessous des 1000 pieds sol réglementaires. J’évacue l’option ‘tour de piste en basse hauteur’, d’autant qu’il passe sur un village, je grimpe… et nous nous retrouvons à flotter dans un grand soleil sur un tapis de nuages bien lisse et bien soudé. C’est la première fois que je me retrouve en VFR on top en vent arrière. Je signale les conditions au contrôleur qui les passe à un hélico qui décolle… et revient illico se poser. Cette ‘entrée maritime’ sans mer est arrivée vite et bas. Suis contente d’avoir un GPS, moi qui râle souvent quand on l’allume par beau temps. Notre tapis de nuages s’effrite au début du transit sud et le reste de la nav se déroule tranquillement jusqu’à Lognes. On trouve même le damier qui marque la base 08 et on rejoint le parking tour où attendent déjà le Delvion et le D120 de Brian Hope, habitué de tous les rassemblements Jodel et/ou constructeurs amateurs.

Les gendarmes-pilotes de Toussus ont été mandés à Lognes pour contrôler nos papiers et ceux des avions avant lâcher vers Le Bourget pour cause de Vigipirate rouge.

Dix minutes après avoir le toucher de la roulette, nous redécollons, cap au nord et dès la gare de triage de St Vrain, les points de report E1 (château d’eau tout rond) et E2 (autoroute/voie ferrée) nous sautent aux yeux. La visibilité est excellente et nous repérons tout de suite les fusées Ariane, repère à ne dépasser en aucun cas quand on vient de l’est, sinon on arrive vite à Roissy. Vent arrière pour la 03, la piste de démonstration du salon du Bourget, pour ne pas gêner le trafic bizjet et commercial qui utilise les 07/09 pour les décollages et les atterrissages.

En douze minutes de vol, nous voilà au Bourget, parqués derrière un autre 119 en attendant le reste des jodélistes.

Débute une journée très sympathique, à la rencontre des autres participants qui viennent d’un peu partout, avec une minorité de D119, une majorité de DR220-221-250 et des spécimens dérivés tels que Delvion (motorisation diesel), DH251 (genre de DR221 à aile modifiée), D20, horreur à roulette de nez.

Tiens, voici un monsieur qui arrive avec sa fille, le pas vif, la stature haute, le bob sur la tête, l’œil taquin, le sourire en coin. C’est Jean Délémontez, que j’écouterai pour la première fois. Il a une mémoire, une capacité de travail et de calcul impressionnantes, une modestie discrète, un sens de l’humour sans pitié pour ceux qui essayent de se faire mousser. Je saurai plus tard en regardant les panneaux érigés spécialement dans le hall Concorde qu’il est né en 1918. Comme quoi concevoir des avions qui volent encore et sont encore construits 60 après, ça fait mieux que conserver !

La journée, pour ceux qui connaissent déjà le musée, se passe à discuter avec les autres jodélistes, qu’ils soient venus en avion, en voiture ou à pied, de Poitiers, de Troyes, de Nancy, d’Andrewsfield, de St Omer ou de Saintes.
Les organisateurs nous expliquent qu’ils ont dû batailler ferme avec ou contre la DGAC, ADP, la préfecture et la gendarmerie de l’air pour que cette manip ait pu avoir lie (qu’ils en soient d’ailleurs grandement remerciés).

La fille de René Gasnier est fière d’avoir retrouvé, 40 après, au fond d’un grenier, la machine de son papa, le ‘Pas Si Ch’tit’, qui vient de quitter le musée du GPPA à Angers pour s’établir au Bourget. Il trône bravement sous le prototype du Concorde, à côté du premier Bébé Jodel.

On croisera également l’organisateur du rassemblement de St-Omer, les constructeurs du DH251 de Poitiers, les concepteurs et vendeurs d’hélice Evra, Joël Girardot, venu avec son Mousquetaire, Frédéric Beniada, qui partage avec Gérard Feldzer, patron du musée de l’air, un DR250 venu de La Ferté Alais, David Ash, qui a reconstruit un superbe D117, Bruno Leroux, qui s’occupe d’aviation légère à l’assemblée nationale, Christophe Tabourin, arrivé bon dernier de… Lognes où son DR253 est basé.

Le point officiel de la journée est un petit discours de Gérard Feldzer et une coupe de champagne (pas pour les pilotes) dans le hall Concorde, avant que les premiers ne s’éclipsent…

Je me joins au Musée de l’Air pour dire :

Merci Messieurs Joly et Délémontez

De la part de tous ceux qui pilotent ou ont piloté un Jodel.

(et j’ajouterai : de tous ceux et celles qui piloteront encore longtemps des Jodel aux quatre coins du monde)

Je suis sûre que si les Jojos alignés sagement devant le musée avaient pu lever les ailes coudées, à la Corsair, ils auraient chaudement applaudi.

Anne-Céline