De quoi ? De quoi ?
On a fait tout le boulot à
Fontenay depuis des mois, je ne vois vraiment pas en quoi la journée
pourrait être dure...
Bon. Résumons. TOUT est prêt. On attend plus que vous. Hey, déconnez pas...
Les premiers sont arrivés ce soir, cinq avions de Sucy, un de Toulouse, Jérôme en Jojo de La Flèche, Anne-Céline avec F-SNCF...
Et devinez quoi... ON VOIT
DES ETOILES PARTOUT ! 15 jours au moins qu'on n'en voyait plus...
La piste est rasée
de frais, on doit pouvoir loger une centaine de tagazous.
Pour l'AC, formidablement mobilisé
autour de cette journée, c'est déjà une belle aventure.
Alors venez, à n'importe
quelle heure, mais VENEZ !
Allez, dodo.
- Recevoir une centaine d'avions
venant des 6 coins de la France, et aussi
de Belgique, de
Suisse, et de d'autres endroits, sans doute.
- Nous proposer des centaines
de plateaux de fruits de mer.
- Ouvrir quelques milliers
d'huîtres.
- Pour arroser tout cela,
un muscadet sur lie délicieux (en Pays nantais, on sait apprécier).
- Promenades en barque sur
les canaux ombragés de la Venise verte.
- Un CAP 10 nous offrant plusieurs
séances de voltige.
- etc.
Vraiment, il fallait le faire.
Merci pour cette superbe journée aéro. très conviviale.
Jean-Louis LUSTEAU
LFRS (Nantes-Atlantique)
Ca y est, l'invasion Bretonne a eu lieu, mais elle a bien failli être reportée. Voici l'histoire :
RV était donné
ce Dimanche matin à 9h30 au club de St Nazaire. Deux rapides crochets
pour prendre Guillaume et Alexandre et nous voici arrivés sur le
terrain. Miracle, Christophe, notre instructeur-accompagnateur, est déjà
debout, une première pour un
Dimanche ! :-))
Rapide tour au hangar des Robins : prévol, ajout d'huile, purges, et hop, voilà les deux avions sur le goudron ! Un p'tit tour à la pompe pour les faire boire, la prise de terre qui en profite pour se casser et rentrer d'un seul coup dans l'appareil, et nous voilà fin prêts. On roule à l'aéroclub comme des grands, Alexandre dans le DR300, votre serviteur dans le 400.
Coups de fil à Fontenay,
à la Roche Sur Yon : pas génial, mais ça devrait se
lever... Bon, on attend une petite heure. Dernier TAF sorti : ça
se lève, on y va, et au pire on se posera à La Roche si ça
coince.
Décollage sur la 08,
bye bye St Nazaire, bonjour l'AFIS de Nantes, bonjour Nantes Info, et hop,
cap plein sud, là où il fait beau... en théorie seulement
car le plafond descend dangereusement bas : à 500 ft ASL, je décide
de faire demi-tour, décision approuvée par mon instructeur
quelques secondes plus tard, après avoir en vain tenter d'apercevoir
un coin de ciel dégagé. Le pilote du DR300 fait de même,
quelques nautiques derrière nous. Le moral se casse la figure, on
a prévu la sortie depuis des jours et voilà que tout foire,
juste au dernier moment !! Bon, ok, on a pu faire une leçon avec
une semi-nav, mais ce n'était pas du tout le but ! Retour à
St Nazaire : tout le monde est déçu, on n'arrivera jamais
à rencontrer tous ces colibris et colibrettes si sympas !
Coup de fil à Vannes
: ça ne passe pas, prends ton temps, laisse chauffer le GAGO au
parking !! :-)
Coups de fil à Fontenay
: c'est dégagé, plus de problèmes !! GRRR !! Le TAF
nous confirme la bonne nouvelle, on commence à se tâter (ndr
: et pas de réflexions idiotes hein ?!!!) : on y retourne ? on reste
et on fait du vol solo ? On n'a pas pu résister longtemps : décollage
26, et zou, cap au sud !
Le vol est impeccable, tout
se passe bien (Guillaume, tiens ton altitude bon sang, j'ai envie de vomir
d'un coup : je m'accroche à la sortie
d'air à l'arrière du DR400 et respire à pleins poumons
:-)) ).
L'arrivée sur Fontenay
est géniale : accueil par radio, "on ne se pose pas sur la piste
des planeurs mais sur la piste nord !". Bien m'sieur, c'est noté
!
Guillaume nous pose adroitement le 400, on roule au parking ("première à droite nous dit le Monsieur de la radio") et on se gare sagement : que de monde, il y en a de partout ! On reconnait des indicatifs célèbres (un Jodel par exemple...). Je regarde avec envie les quelques C172 et 177RG : ouuuiiiinnnnn, mon F-GBFP n'a toujours pas son moteur, je suis malheureux d'un coup moaaaaaaa !!!
L'accueil est super sympa, tout le monde est là pour faire la fête. Bizarrement, on nous dit tout de suite où trouver JD... Ben pourquoi ??! C'est vrai, impossible de le louper avec son outil de travail en tissus vissé sur la tête ! :-))
Le repas semble plaire aux colibris de LFRZ : fruits de mer, huîtres (beurk, pas pour moi, merci, j'ai prévu mes pommes et un sandwich, pas Lyonnais pour rien tiens !!). Il fait une chaleur monstre (l'année prochaine, vous nous prévoyez plus de parassols hein ?!).
Un bruit familier se fait soudain
entendre : voilà GAGO !! Planquez vous sous les tables, il attaque...
ah non, il a déjà remis les gaz !
Ben alors, déjà
reparti ? Tu as oublié ton passeport Rodolphe ? :-)) Il faut dire
que se faire doubler par un planeur n'a rien de génial quand on
est en finale. Allez, un tour de piste plus tard et Rodolphe nous bat le
record du poser le plus long :-)) (pas tapper, pas tapper, aie aie !)
Un p'tit bonjour à de
nouveaux colibris, et d'un coup JD qui se lève : "voilà Maïté
!!!!" Oui, oui, elle est venue nous apporter l'air frais de la Barillette
(ndr : une montagne vers Genève). On met enfin un visage sur un
email, c'est sans doute la magie de Fontenay.
Un p'tit clin d'oeil à
Alain qui nous a fait de très jolis T-Shirt pilotweb : bravo et
merci pour le temps passé à jouer du fer à
repasser. Je crois que tout le
monde va apprécier ce geste.
Bon, il est temps de repartir, notre instructeur-accompagnateur semble bien fatigué et il travaille en ligne demain : on ne va pas abuser de sa bonne volonté non plus. Cette fois-ci, Alexandre est aux commandes : décollage sur la piste en herbe (plutôt difficile avec les 93 kg de votre serviteur à l'arrière du DR400/120), avec un taux de montée de.... euh....voyons.... 100 ft/mn environ.... On avait bien vérifié avant qu'il n'y ait pas d'obstacles devant sur les cartes OACI :-))
La nav retour se passe bien, avec un atterrissage volontairement serré, piloté de main de maître par Christophe. Nous sommes crevés, mais prêts à remettre ça la prochaine fois !
Merci à tous ceux qui ont organisés cette réunion, c'était vraiment une grande journée pour nous !
amicalement,
Eric BERTREM / LFRZ
Colibri bronzé et heureux
!
(ps: zavez pas un moteur pour
mon C172 hein ?? :-)) )
Dans le questionnaire d'accueil
à Fontenay, une question "Comment avez vous trouvé la piste
?"
appelait la réponse:
"Difficilement, on est passé dessus sans la voir."
Et pourtant, ce paquet d'avions
garés, ça se voyait !
On a fait très fort
au retour.
On s'est donné rendez-vous
à Marmande, où j'ai changé d'avion, laissant ainsi
mon élève Christine terminer la journée par un retour
au bercail en nav solo Marmande-Muret.
J'ai sauté dans le
PA 28, et on a foncé à Blagnac, où l'équipe
de contrôleurs de jour terminait son service à 20h00, et où
on est arrivés à temps. En effet, la contrôleuse ayant
été très gentille le matin, et s'étant interrogée
sur le pourquoi de tous ces avions qui allaient brusquement à Fontenay
le Comte, on a rapporté à elle et son équipe un cageot
d'huîtres en provenance de Fontenay, qu'on a déposé
à la tour de Blagnac juste comme l'équipe changeait, à
20h00. Manière
originale de cultiver les liens.
On a eu droit ainsi à
une superbe visite de la tour de Blagnac, et on a pu suivre la fin de la
nav solo de Christine sur le radar de Toulouse...
Nous sommes rentrés
sans le Docteur Blandy, que nous avons abandonné à Fontenay
dans des mains listardes et plus ou moins lasbordiennes, mais on est certains
d'un truc: ils vont nous le rendre vite.
On savait que la journée
serait dure, mais en fermant le club ce soir à 22h00, on ne regrettait
pas de s'être levés tôt ce matin...
J.Darolles
Muret
Georges Delamare
Je suis rentré de Fontenay dans l'après-midi, après avoir fait une ptite pause à st naz (bin oui, GAGO va pas vite mais quand même),où j'ai eu l'agréable surprise de retrouver le bimoteur de nos amis de Toussus (gros bisous Annette), ainsi que des colibris de Lyon qui eux n'étaient pas à Fontenay mais rendaient une ptite visite à un des leurs (Eric est d'origine lyonnaise, nul n'est parfait) Aie ... bon ok j'enlève ma dernière remarque.
Je renouvelle mes remerciements aux organisateurs (JEFF en tête) de ce fly in, c'était vraiment super de pouvoir enfin rencontrer quelques grandes figures de la liste. Organisation impeccable, accueil chaleureux, fruits de mer excellents, balisage de nuit sympa ... Le soir, nous avons "squatté" le bureau pour dormir, because tente oubliée à Vannes.
GAGO n'est pas près d'oublier non plus, il n'a pas l'habitude de partir si loin (plus souvent en école) et de rencontrer tant de copains navions. D'ailleurs, il en est encore tout chose (le phare d'atterro a même implosé sous le coup de l'émotion).
Kenavo et bons vols à tous,
Rodolphe BRAUD
Aéro-club de Vannes
(LFRV)
Dimanche 12h30, aéroport
de Genève-Cointrin: Genève-Sol bonjour, HB-KAF vol VFR pour
Fontenay-le-Comte, information Charlie, parking H2, demande mise en marche.
H-AF, mise en marche approuvée, rappeler pour rouler. Quelques minutes
plus tard la KAFetière est sur la baie d'attente Zoulou, prête
au décollage. Qui partira en premier : le SR 113 MD 11 heavy Genève
New York qui est prêt,
au tout début de la piste ou la KAFetière qui est également
prête à mi-piste ??? Le suspense ne dure pas longtemps, nous
avons un contrôleur intelligent qui autorise d'abord l'AF. Et pour
cause : nous ne gênons pas du tout le MD 11 car nous dégageons
à gauche après le décollage. Tandis que derrière
ce gros navion, personne ne décolle ou n'atterrit pendant 3 minutes,
puis il y a tous ceux qui attendent derrière lui pour partir plus
ceux qui veulent poser. Et la piste gazon était fermée dimanche.
AF décolle, dégage et le MD 11 s'élance. Il nous dépasse bien vite, monte comme un ascenseur et fait un magnifique virage au-dessus de nos têtes pour franchir le Jura... ce que nous ne pouvons pas faire, celui-ci étant dans les nuages. Qu'à cela ne tienne. Genève-Fontenay 287 NM en ligne droite, soit 2 heures et demie au grand maximum. En fait, nous avons gaiement prolongé pour contourner le Jura et le temps total a été de 2h48. On l'a bien méritée notre bouteille de champagne ! Merci Fontenay.
Joli vol entre 3000 et 4000 ft. De Genève à Moulins, pratiquement overcast tout le temps, sauf vers Lyon, avec partout pas mal de nuages qui traînaient en bas. Du coup, Jean-Michel est maintenant diplômé en slalom aéronautique. A Moulins, le ciel s'éclaircit, on peut monter un peu. Superbe arrivée à Fontenay sous un ciel presque sans un nuage, où des dizaines de tagazous brillaient sous le soleil vendéen. On parque sagement - très sagement - l'avion et on retrouve plein de listard-e-s. Mazette, merci pour l'accueil. On a vu tout le monde, sauf les pilotes de l'hélico qui étaient toujours en vol. On était bien content de retrouver ceux que l'on connaissait déjà et de faire connaissance des autres.
Bravo à Fontenay - tout
l'aéro-club emmené par nos chers colibris Jeff et Philippe
- c'était sympa, bien organisé, il y avait à boire,
à manger et aussi à rire. Je crois que je n'ai jamais vu
autant de Robin.
Et puis nous avons découvert
un artiste parmi les listards. C'est Jean de Chavenay : il trouvait la
peinture de la KAFetière pas trop à son goût et a donc
décidé de l'améliorer. Sa technique ? Gouache, huile,
aquarelle ?
Que nenni... Beaucoup plus
simple: il a mis l'aile de son avion tout contre l'aile de la KAFetière
et le résultat est très joli (trêve de
plaisanteries: nous espérons
que Jean a bien pu regagner ses pénates).
En fin de journée, après
avoir ré-embrassé des dizaines de joues, nous repartons -
dûment alourdis d'une bouteille de champagne merci Fontenay - vers
la mer. Sur les conseils de Jeff, nous survolons le marais poitevin, La
Rochelle, Ile de Ré et le pont, Fort Boyard, Ile d'Oleron, Royan.
C'était magnifique,
surtout les vagues de l'océan qui viennent mourir sur les longues
plages de sable, au soleil qui décline. Puis Saintes, Cognac, Limoges,
les derniers rayons de soleil à travers les nuages sur les forêts
(qui parlait de la lumière ?) et atterrissage à Vichy à
21h00.
Accueil absolument charmant
par la présidente de l'AéroClub et un instructeur. Ils étaient
en train de fermer les locaux, se proposent de nous conduire en ville et
nous ont même réservé un hôtel. Merci aux Vychissois.
En début d'après-midi, décollage pour le Massif central (Clermont-Ferrand, puis survol des volcans près d'Aurillac). Pas mal de petits nuages accrochés sur le relief. Le Massif central est aussi une région superbe et les mini-cumulus donnent du relief au paysage (et nous ont beaucoup secoués...). Retour à Genève par les Dombes et Bellegarde.
Voilà ce que j'appelle un week-end aéronautique (7 heures et 33 minutes de vol). Même si la météo n'était pas aussi parfaite que ce qui avait été annoncé, on s'est mis du paysage plein les mirettes, de quoi tenir jusqu'au week-end prochain.
Promis, on se retrouve à Amboise et on vous aménera en prime Claude Tamone.
Maïté
Genève
India-Echo se remet de ses émotions au fond du hangar en attendant la chirurgie qui va remplacer le petit bout de bord d'attaque, le réentoiler et le repeindre.... Heureusement la rencontre fracassante était juste entre deux nervures.
Mais promis, j'essaierai des rencontres plus "softs" la prochaine fois.
Jean
ACDIF Chavenay
Je peux vous la jouer lyrique : Les oiseaux sont au nid. Dans la nuit et le silence revenus, les images muettes de ces deux jours renaîssent une à une dans ce qui n'est plus qu'un théâtre d'ombres mystérieusemnt éclairé par la lune implacable. Etc.
Je peux vous la jouer journaliste : Vous aimez les fruits de mer, la Vendée ? ... De dix heures juqu'à tard dans la nuit, les membres du club se mettront en quatre... Voilà ce que l'on pouvait lire en mars dernier...
Je peux vous la jouer en 2
citations latines :
Jeudi soir : alea jacta
est.
Lundi midi : acta est fabula.
Je peux vous la jouer coeur
: MERCI !
Merci d'être venus.
Merci d'être venus si nombreux, merci pour les centaines de témoignages
vibrants de satisfaction, MERCI !
Les membres de l'AC sont écroulés
mais ensemble nous avons gagné ce pari un peu fou de rassembler
en toute convivialité et simplicité près de 90 machines,
trois cent et quelques passionnés de leurs drôles de machines
- et sans doute aussi des qui en pinçaient pour les huîtres
et les fruits de mer. MERCI D'ETRE VENUS !
Je vais vous la jouer courte : voilà.
Philippe Doguin
Président AC Fontenay
le Comte.
A lire les mails de tou-te-s celles et ceux qui ont participé à Fontenay, c'est l'émotion et le plaisir qui ressortent. Alors encore merci à l'AC de Fontenay pour ce beau cadeau.
Maïté
Encore merci
Philippe
AC Le Chesnay-UTA (Saint Cyr
l'Ecole)
AC de Sologne (Romorantin)
Philippe Chekroun
La Rochelle LFBH
Premier sur le site : Alain Blandy que je remercie d'avoir été chercher du renfort (physique et moral) et retrouvé notre charmante Maïté.
Sur le coup, j'étais plutot désemparé, et imaginais les formalités, les avions bloqués jusquà un controle d'expert...juste un peu rassuré que la KAFtière ne semble pas trop déformée par ce premier contact..
Ensuite, arrivée de JD et Maïté qui m'explique que la robe blanche de HB-KAF etait toute neuve... mais qu'il doit y avoir moyen de s'arranger, et attente angoissée du verdict de Jacques explorant les entrailles de F-GBIE sous la déchirure..puis de celui de Jean Louis, le mécanicien heureusement présent...
Diagnostic : tu trouves du
bon scotch de déménageur et il devrait pouvoir rentrer.
Puis la phrase qui sauve :
je reviens demain matin avec tout ce qu'il faut !
>Première constatation,
le saumon de la KAFetière, il est beaucoup plus costaud qu'un bord
d'attaque de DR400
>Deuxième constatation,
les éraflures, sur un avion suisse, ça fait pas propre.
>Tout ça me rappelle
une question du théorique TT il y a une vingtaine d'année:
>Deux avions se heurtent au
roulage au sol . S'agit-il d'un abordage ou d'une collision ?
>C'était tellement
stupide comme question qu'elle a fini par être supprimée,
c'est dire !
Alors ?? c'est une collision
??
>Bon, en attendant, demain
matin, le mécano de Fontenay va avoir un peu de bois à coller...
Et plus précisement
agrafé sur le longeron et les nervures, puis les agrafes recouvertes
par ledit adhésif marron.
Un grand merci à lui
qui m'a sauvé d'une situation bien délicate, à Maïté
pour sa compréhension, (j'attend des nouvelles de HB-KAF) et au
président de mon club pour sa recommendation de bien profiter quand
même de ma sortie..
Morales :
-roulez bien au milieu des
taxiway
-si vous cherchez où
vous allez mettre l'avion, arrêtez vous pour regarder
-ne roulez pas vite (c'était
le cas, ce qui a limité les dégâts..)
-et visez bien entre deux
nervures, pour faciliter le travail du mécano !!
Jean
qui se souviendra de son premier
voyage (superbe par ailleurs) et qui a encore la tête à Fontenay
Tout à commencé un soir où lasbordillons et muretains s'étaient associés pour faire une partie de pêche pour le premier avril. Ce soir là nous n'avons pas trouvé le port mais par contre, la venue de JF BUC m'avait décidé. De fil en hameçon, c'était fixé :
JP Lautier et Michel Richard monteraient en SF 28 FCEYA et je déposerai Miss Léti à Saintes avec le Régent FGLVA pour récupérer KN. Le Régent servant aussi de transport pour le matériel de l'équipe. Pour éviter les problèmes, j'avais déclaré aux militaires de la base de Saintes le passage des deux avions pour le samedi et le dimanche.
Le temps passant, Cédric décide de partir faire le Tour des Jeunes Chambres Economiques, et le Régent VA étant la machine idéale, je le lui laisse et je me rabats sur le Dauphin IV pour faire le chauffeur de bus. L'idée des muretains d'amener le RF5 F CBOT étant dans l'air , je retéléphone à Saintes pour avertir du passage du RF5 et du RK. Mais je garde l'option VA car Cédric risquait de rentrait le samedi du Tour. Jusque là tout va bien.
Et puis le WE avant tout s'écroule
: Le YA est allé à la vache donc indispo jusqu'à nouvel
avis.
Le BOT doit aller à
une compet de vol à voile donc exit pour Fontenay.
Cédric ne pouvant pas
échangé de machine pour éviter des problème
à NIMES plus de VA.
Les Lasbordillons se retrouvent
donc avec le RK pour quatre. On a bien envisagé de monter en J3
mais la météo devenant de plus en plus équivoque,
l'hypothèse a été écartée.
Vendredi matin sur la rocade, le portable éructe et voilà un des colonels de la base de Saintes qui me demande quels avions viennent. Il a bien compris nos déboires et en trente secondes tout était réglé. Le FGORK fairait escale pour déposer Léti auprès de son KN.
Dimanche matin à 0800Z l'équipe JP Lautier, Michel Richard et bibi sont au hangar. Après avoir sortie une partie de la flotte, nous sommes en stand by devant la dernière météo qui n'est pas franchement géniale. Dans l'intervalle Gligli de la FAC fait décoller ses deux machines mais ils reviennent peu après car à 700 ft de plafond c'est la roulette russe.
Léti depuis muret nous
informe que JD and co sont comme nous dans les starting blocks et nous
attendons tranquillement en prenant un café et en dégustant
les reste du gateau d'anniversaire de la veille.
A 10 h 30 mise en route, c'est
Michel au baton, JP à la nav et bibi derrière comme secrétaire
et accessoire de centrage. Nous commençons par du slalom entre les
cellules de pluie.
Puis c'est le passage sur Toulouse info dont JD vous a déjà parlé. Chemin faisant le plafond remonte peu à peu mais c'est pas encore le Pérou. Travers Bergerac on aperçoit au loin l'Emeraude de Muret qui monte doucement vers les huîtres.
Après 1 h 50, nous atteignons FONTENAY airport avec son parking de 900 m son équipe de piste sympa et la pauvre soute à 100 LL qui a senti passé le week-end. Vous savez ma pauvre dame il m'ont tout pris. Au bout d'une demi heure, nous nous retrouvons attablé devant le plateau de fruits de mer qui nous a fait rêver depuis un mois. Et là ce n'est pas du virtuel que du naturel.
Tout en dégustant, le spectacle était la entre le Cap 10 KA qui se retournait la crêpe et les différents listards et autres participants qui arrivaient.
Côté participants ce fut une joie de mettre un visage et une voie sur les listards en folie. Le point d'orgue a bien sûr été l'arrivée de la Kafetière.
Coté Toulousain, nous
étions un peu en masse (+ ou - 10% des participants)
: 2 Air France
1 Toulouse Midi Pyrénées
2 FAC 3
ADER.
Pour le retour, comme vous a dit Léti nous avions récupéré un Blandy, et nous avons doucement cheminé vers Saintes par le chemin des écoliers. Léti demandant un copi pour desendre, je me suis fais un plaisir de l'accompagner dans le KN. la mer à 1500 ft et à 100 km/h le soir c'est génial.
Après une soirée super sympa en saintonge , nous avons mis cap vers la cité occitaine afin que mes vélivoles de compagnons de route puissent continuer le week-end. De bonne grace je me suis laissé embarqué dans un marianne et j'avoue que ce n'est pas inintéressant. Encore merci Michel.
Pour finir nous avons encore déposé le Blandy chez les muretains, pendant que Léti et Michel traçaient vers Lasbordes. Au passage, j'ai ramené la PZ de Léti pendant que JP faisait les derniers hectometres dans une nuée d'ULM.
Bilan des courses les lasbordillons ont navigué dans 3 avions, 3 planeurs, une clio. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Merci au club de FONTENAY , Mister DOGUIN et Jeff. C'était génial.
A+
Hugues
LFCL
A la question de l'enquête "Pensez-vous que nous pourrons améliorer encore l'organisation, l'accueuil etc l'an prochain" j'ai répondu : "Vous pouvez toujours essayer mais a mon avis ce sera difficile" (sous entendu de faire mieux).
Donc fabuleux.
Merci à toute l'équipe de Fontenay, Jeff et Philippe en tête
Jean-Pierre Lautier
;-)
C'est gentil, ça...
Quelques mots pour compléter ceux d'hier.
D'abord vous redire que tous
vos témoignages enthousiastes et chaleureux, sur place ou via tous
ces beaux messages encore pleins d'émotion, nous vont droit au coeur.
Jeff en a déjà affiché une partie au club afin que
tous puissent recevoir leur paquetage...
Lorsque nous ferons le debriefing
de cette aventure, je crois que vous serez très présents
au milieu de nous. Je vous promets de transmettre et partager à
tous ces paquets-cadeaux. Le terrain gardera longtemps la mémoire
de ces heures festives de passion (et de Muscadet...) partagée.
Je voudrais aussi vous dire combien les membres du club sont heureux et fiers de cette réussite. A la veille de cette journée, alors que pourtant quelques angoisses météo planaient encore sur nous avec insistance, je disais que pour le club c'était déjà une belle aventure réussie, tant la mobilisation a été importante. J'ai passé encore pas mal de temps au club aujourd'hui et ceux que j'ai croisé avaient dans le regard une petite flamme particulièrement vive. Leurs yeux brillent tellement qu'on va pouvoir revendre notre balisage de piste...
Outre l'envie de vous faire
appréhender notre petit coin de Paradis, nous nous voulions des
médiateurs en proposant ce prétexte de rencontre, pour contrer
ce pessimisme trop fréquent, pour prouver qu'un pilote est toujours
en veille et qu'il suffit d'un signe pour faire vrombir les moteurs. Au
fur et à mesure que se remplissait le tableau de réservations,
nous étions à la fois heureux d'avoir raison et un peu estomaqués
par l'ampleur que ça prenait.
S'il est vrai qu'on a un peu
"flippé" dans les jours précédents, il est aussi vrai
qu'on est un peu sonnés par le succès et toutes ces félicitations.
Sonnés mais contents. Vraiment.
Suffisait-il d'y croire ? (Copyright JD)
Et après ?
Comme d'hab' : "Plus haut,
plus loin..."
Philippe Doguin
Président AC Fontenay-le-Comte
Qui fut aussi très ému
par les félicitations de Raymond, le président fondateur
de la plate-forme et du club, 82 ans dont 60 de brevet non stop, 3 avions
construits et bien davantage dans la tête. Nous lui avons rendu un
sacré hommage en septembre dernier et je disais alors qu'il pouvait
dormir tranquille, nous prenions soin du flambeau.
Ben dimanche pendant le vol
de nuit, il ne dormait pas...
"Je vous écoutais sur
ma VHF pendant le vol de nuit. Je vous suivais..."
Séquence émotion
!
De : AC de Fontenay le Comte
A : Coopérative ostréicole d'Oleron
Objet : Notre commande 2854/99
Vous confirmons commande 300 douzaines de claires N° 3
Livraison aéroport de
St Pierre. Enlèvement par notre DR 400 cargo F-BROC (heavy) en plusieurs
rotations.
Préparer LTA
(a t'on jamais vu transporter des huîtres dans un broc ? C'est quand même mieux que dans une Kafetière)
Alain Le Maréchal
Tours
Un très grand bravo à la fabuleuse organisation de la "Fontenay-huîtres-party" , messieurs et mesdames : CHAPEAUX
notre seul regret est de n'avoir
pu venir en JOJO ( caca samedi la météo ! )
j'en ai pleuré quand
j'ai vu miss Léti nous "narguer" avec ses passages et passages
et passages ... car vraiment notre 112 c'est vraiment le plus beau avec
ses 43 printemps !!
On se vengera à Amboise
Nonos LFOC
Samedi, météo dissuasive : le projet initial, établi avec Louis Rollin, mon compère pour cette aventure, avait été de partir samedi soir et de faire étape quelque part en route. Finalement, le départ est remis au lendemain : rendez-vous a 8 heures du matin sur le terrain. Moral un peu moyen mais bon espoir quand même.
Dimanche matin, réveil a 6 heures, coup d’œil par la fenêtre : C'EST TOUT BLEU ! Coup d'AEROTEL pendant que la cafetière gargouille : CAVOK partout sur l’itinéraire, sauf brouillard a Niort, mais ca devrait se lever dans la matinée. Je rajoute une brosse a dents a mon stock de cartes, et en route.
A 8 heures, comme prévu, les deux pilotes sont la, l'avion a été préparé la veille, il y a de l'essence, de l'huile etc. Ouverture du hangar, sortie du DR221, fermeture du hangar, on prend les casques et c'est parti ! Décollage a 8h35, c'est moi qui pilote.
L'avion décolle facilement
dans l'air frais du matin, mais nous devons nous traîner à
1500' a cause des zones... tentative de contact avec Melun : ca roupille
; appel a Bretigny : sommeil profond. Cela me convient parfaitement.
Nous passons au large de la
Ferte-Alais ou l'on doit faire chauffer les moteurs, vu que c'est le grand
meeting annuel : il y a même une petite zone temporaire signalée
par NOTAM.
Ca y est, on sort du fatras
des zones de la région parisienne, on peut monter : aujourd'hui,
ca sera un niveau 45, et la ca devient superbe ! Le ciel au-dessus
est d'un bleu limpide, l'horizon est gris sombre, il y a un peu de brume,
a l'ouest quelques nuages assez lointains, plus bas que nous, font des
petites taches blanches sur fond gris-bleu. Le sol très loin en
dessous est sombre, vert-brun selon les endroits ; on a l'impression qu'il
est au fond d'un trou : a cause de la petite brume, on le voit dans une
espèce de cône sous l'avion, mais, plus loin il disparaît
progressivement, ca fait un peu une espèce de puits vertical
qui va en s’évasant vers le sol.
L'air est d'une stabilité
parfaite, pas le moindre mouvement, nous volons dans de la soie. Le petit
Dauphin est dans son élément, il taille la route, tout droit
sans hésitation. On se sent minuscule dans cette petite carcasse
en bois et toile --une grosse maquette-- au milieu de cette immensité
: pensée pour ceux qui en faisaient autant dans des avions ouverts...
Mr Lycoming, devant, ronfle avec générosité, 81,67
explosions par seconde, beau son grave. Le réchauffage cabine est
à fond et ce n'est pas de trop.
L’agglomération orléanaise apparaît a gauche, la radio de Bricy est muette, on voit les pistes. Nous allons longer la Loire jusqu’à Tours. Les repères au sol se succèdent dans le bon ordre, il n'y a qu'a les regarder défiler. On accroche les VOR, les uns après les autres, le GPS confirme : pour ce qui est de la redondance, ca va ! Le vol est d'une monotonie somptueuse, nous parlons peu dans l'avion, une remarque occasionnelle sur un point de repère qui passe, sinon, nous nous taisons, fascines. Malgré le bruit, nous sommes dans un monde d'un calme parfait, stratosphérique, toute l'agitation d'ici-bas semble bien lointaine : c'est un lieu commun, mais on pourrait en sortir des pires...
Contact avec Tours : ah, tiens, ca cause ! Un sympathique monsieur nous dit que la zone est inactive et qu'on peut le rappeler en sortie de zone. OK, on fera ca. La ville glisse avec une certaine solennité sous notre aile, plusieurs ponts immenses sur la Loire, confluent avec le Cher. On traverse la Loire : ca y est c'est le Sud !
La bande de nuages a notre
droite se rapproche un peu ; devant, ca n'a pas l'air terrible et
je me rappelle le METAR de Niort annonçant du brouillard.
Pour le moment, on continue comme avant. Le paysage continue son mouvement
majestueux vers l’arrière de l'avion.
Coup d’œil sur le compte-tours
: tiens, ca a baisse ! Réflexe : un coup de réchauffe
carburateur. Le moteur fait un rot puissant, puis redémarre. Tiens,
tiens, givrage du carburateur ? Je repousse la réchauffe carbu,
les tours reviennent. Je la remets, pas de rot. Comme quoi, même
en mai, même dans le sud...
Bon, il va falloir penser à descendre. Le paysage a change : ca devient bocager, plein de haies partout, c'est bon pour les passereaux, moins bon pour les avions. Une couche blanche s’étend devant nous, il faut aller étudier ca de plus près... ca a l'air bien continu, il n'y a pas beaucoup de trous... Voyons en dessous... Beuh, pas engageant : on est à 700' QNH et ca a l'air de descendre encore. Mon voisin qui a étudié la carte me dit qu'il y a des collines dans le coin. Compris : plein moteur, on remonte à travers le dernier petit trou et l'on retrouve le bleu du ciel. On est à 1500', on garde le même cap, le GPS nous dira quand on sera arrive. La on avisera. A priori, ca devrait aller, ca cause pas mal sur la fréquence de Fontenay, donc il y a du monde en l'air, donc, en principe, c'est volable.
Quelques minutes... Top, on
est arrive. Un petit trou dans les nuages en dessous, c'est vert, mais
sur le vert, il y a des avions : le terrain ! Ca a des qualités
le GPS ! Mais ce trou est un peu petit a mon goût. J'explique
à la radio que je suis verticale terrain au dessus de la couche
et que je cherche un trou. En allant vers la mer, ca a l'air propice,
la couche est moins régulière. En effet, en voilà
un beau, on descend dedans. Fontenay annonce un plafond de 700' :
ca me parait un peu optimiste, on est à 500' au raz de la couche.
On repart vers l'est pour retrouver le terrain. Le voilà, on est
face à la piste. On s’écarte pour se mettre en vent arrière
directement, pas question de faire une verticale a contre-QFU a cette altitude.
Il y a plein de gens qui parlent à la radio, pas de
discours inutiles, donc. Je
m'annonce vent arrière 27.
Je tourne en base. Mais ou
est donc la piste ? Je ne la vois plus. On est tellement bas que le temps
de préparer mon avion, je me suis trop éloigné, et
je me retrouve dans une situation ou je vois la piste selon un angle très
aigu.
J'aurais du réviser
les circuits basse hauteur avant de partir. Ah ! la voilà.
Finale. Je me pose. Pas terrible
l'arrondi, et puis étais un peu long. A ma décharge, je dirais
que j'avais beaucoup de choses a faire dans ces dernières minutes.
En revanche, c’était utile d'avoir un passager également
pilote : ca permet de confronter ses raisonnements avec quelqu'un
de compétent et dont la charge de travail est moins lourde.
Le parking est déjà plein, on nous envoie le long du taxiway aménagé en parking : il y a des avions partout ! On s'extirpe du Dauphin, on va boire un coup pour se remettre des deux heures vingt de vol et de cette arrivée. Puis on lève le nez : ca se dégage ! En fait, on est arrive un quart d'heure trop tôt ! Maintenant, il n'y a plus de problème. Les avions arrivent les uns derrière les autres : ca n’arrête pas ! Impressionnant ! Nous sommes surpris de l'ampleur de la chose : les tables pour déjeuner s'alignent en longues rangées serrées : c'est qu'on attend du monde ! Un Cap10 s'envole pour faire des pirouettes : ca, c'est le genre d'animation qui me plaît !
Les huîtres et fruits de mer furent consommes sous un soleil radieux, organisation parfaite de nos hôtes vendéens, ambiance bon enfant et j'ai pu mettre quelques visages sur des noms connus uniquement par courrier électronique. Surprise : mon texte `Eloge de la lumière' affiche dans le local de l’aéro-club, en voilà un boost pour l'ego !
Quelques petits cumulus commencent à gonfler entraînant l'apparition de planeurs. Ici, l'on pratique le treuillage. J'ai déjà vu faire à Chalon sur Marne, mais je trouve toujours cela très impressionnant : le planeur démarre avec une accélération foudroyante, décolle tout de suite puis monte avec une pente a faire pâlir de jalousie un Mirage 2000, accroche à son fil comme un cerf-volant, tout cela en quelques secondes. C'est pire qu'un catapultage, les pilotes doivent être complètement sonnes après ca, alors que leur vol commence tout juste.
(...)
Il est 20h30. Le Dauphin se pose sur la piste en dur, arrondi doux comme une caresse, trois points élégant, le nez légèrement relevé, dédain aristocratique de l'avion race.
Toujours est-il qu'il a vole près de six heures et demi, parcouru 1100 km impeccablement, il nous a transportes, nous autres roturiers du ciel, dans des endroits splendides. Fatigue sensible mais pas excessive. Nous sommes physiquement sur le sol bien gras de la Brie, mais on a bien du mal a atterrir.
Mon brevet de pilote avait
trente ans ce 23 mai 1999. On pouvait plus mal fêter cet événement,
non ?
Philippe DEPONDT