Fontenay-le-Comte  1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6


Alors, voilà, suite au dégonflage de l'amortisseur de la 4L du facteur d'Alain Blandy, je cherche un avion IFR qui pourrait faire Muret-Lyon entre 01h30 et 03h10 cette nuit. Ensuite, j'aimerais bien trouver un bimoteur, dégivré si possible, qui puisse m'emmener de Lyon à Chateauroux, car j'ai une adresse là - bas où le café est très bon au petit jour.
Ensuite, ce serai bien s'il y avait un quadriplace qui puisse m'emmener (mais pas en place arrière) de Chateauroux à Nantes, car j'ai un pot de beurre à porter à ma Mère Grand.
Voilà, personne ne va de Nantes à Fontenay ( via La Flèche) dans un avion à  train classique de couleur bleue, avec des coussins verts dimanche matin  entre 10h48 et 11h53 ?
Comment je vais faire, alors ?
 
J.Darolles
Muret



>Bon, faut qu'on dorme, car la journée de demain va être dure...

De quoi ? De quoi ?
On a fait tout le boulot à Fontenay depuis des mois, je ne vois vraiment pas en quoi la journée pourrait être dure...

Bon. Résumons. TOUT est prêt. On attend plus que vous. Hey, déconnez pas...

Les premiers sont arrivés ce soir, cinq avions de Sucy, un de Toulouse, Jérôme en Jojo de La Flèche, Anne-Céline avec F-SNCF...

Et devinez quoi... ON VOIT DES ETOILES PARTOUT ! 15 jours au moins qu'on n'en voyait plus...
La piste est rasée de frais, on doit pouvoir loger une centaine de tagazous.

Pour l'AC, formidablement mobilisé autour de cette journée, c'est déjà une belle aventure.
Alors venez, à n'importe quelle heure, mais VENEZ !

Allez, dodo.



J'étais tout a l'heure a Fontenay......pas mal de listard......notre JD reconnaissable de loin avec sa casquette AF.....très beau style.....bcp bcp d'avions....Félicitation pour l'organisation !!!!
 
j'y retourne certainement ce soir pour faire du VFR de nuit
 
Didier Lambert,
LFBH - La rochelle


Mille fois bravo à l'Aéro-Club de Fontenay le Comte.

- Recevoir une centaine d'avions venant des 6 coins de la France, et aussi de Belgique, de Suisse, et de d'autres endroits, sans doute.
- Nous proposer des centaines de plateaux de fruits de mer.
- Ouvrir quelques milliers d'huîtres.
- Pour arroser tout cela, un muscadet sur lie délicieux (en Pays nantais, on sait apprécier).
- Promenades en barque sur les canaux ombragés de la Venise verte.
- Un CAP 10 nous offrant plusieurs séances de voltige.
- etc.
Vraiment, il fallait le faire.

Merci pour cette superbe journée aéro.  très conviviale.

Jean-Louis LUSTEAU
LFRS (Nantes-Atlantique)



Bonjour les colibris !

Ca y est, l'invasion Bretonne a eu lieu, mais elle a bien failli être reportée. Voici l'histoire :

RV était donné ce Dimanche matin à 9h30 au club de St Nazaire. Deux rapides crochets pour prendre Guillaume et Alexandre et nous voici arrivés sur le terrain. Miracle, Christophe, notre instructeur-accompagnateur, est déjà debout, une première pour un
Dimanche ! :-))

Rapide tour au hangar des Robins : prévol, ajout d'huile, purges, et hop, voilà les deux avions sur le goudron ! Un p'tit tour à la pompe pour les faire boire, la prise de terre qui en profite pour se casser et rentrer d'un seul coup dans l'appareil, et nous voilà fin prêts. On roule à l'aéroclub comme des grands, Alexandre dans le DR300, votre serviteur dans le 400.

Coups de fil à Fontenay, à la Roche Sur Yon : pas génial, mais ça devrait se lever... Bon, on attend une petite heure. Dernier TAF sorti : ça se lève, on y va, et au pire on se posera à La Roche si ça coince.
Décollage sur la 08, bye bye St Nazaire, bonjour l'AFIS de Nantes, bonjour Nantes Info, et hop, cap plein sud, là où il fait beau... en théorie seulement car le plafond descend dangereusement bas : à 500 ft ASL, je décide de faire demi-tour, décision approuvée par mon instructeur quelques secondes plus tard, après avoir en vain tenter d'apercevoir un coin de ciel dégagé. Le pilote du DR300 fait de même, quelques nautiques derrière nous. Le moral se casse la figure, on a prévu la sortie depuis des jours et voilà que tout foire, juste au dernier moment !! Bon, ok, on a pu faire une leçon avec une semi-nav, mais ce n'était pas du tout le but ! Retour à St Nazaire : tout le monde est déçu, on n'arrivera jamais à rencontrer tous ces colibris et colibrettes si sympas !

Coup de fil à Vannes : ça ne passe pas, prends ton temps, laisse chauffer le GAGO au parking !! :-)
Coups de fil à Fontenay : c'est dégagé, plus de problèmes !! GRRR !! Le TAF nous confirme la bonne nouvelle, on commence à se tâter (ndr : et pas de réflexions idiotes hein ?!!!) : on y retourne ? on reste et on fait du vol solo ? On n'a pas pu résister longtemps : décollage 26, et zou, cap au sud !

Le vol est impeccable, tout se passe bien (Guillaume, tiens ton altitude bon sang, j'ai envie de vomir d'un coup : je m'accroche à la sortie d'air à l'arrière du DR400 et respire à pleins poumons :-)) ).
L'arrivée sur Fontenay est géniale : accueil par radio, "on ne se pose pas sur la piste des planeurs mais sur la piste nord !". Bien m'sieur, c'est noté !

Guillaume nous pose adroitement le 400, on roule au parking ("première à droite nous dit le Monsieur de la radio") et on se gare sagement : que de monde, il y en a de partout ! On reconnait des indicatifs célèbres (un Jodel par exemple...). Je regarde avec envie les quelques C172 et 177RG : ouuuiiiinnnnn, mon F-GBFP n'a toujours pas son moteur, je suis malheureux d'un coup moaaaaaaa !!!

L'accueil est super sympa, tout le monde est là pour faire la fête. Bizarrement, on nous dit tout de suite où trouver JD... Ben pourquoi ??! C'est vrai, impossible de le louper avec son outil de travail en tissus vissé sur la tête ! :-))

Le repas semble plaire aux colibris de LFRZ : fruits de mer, huîtres (beurk, pas pour moi, merci, j'ai prévu mes pommes et un sandwich, pas Lyonnais pour rien tiens !!). Il fait une chaleur monstre (l'année prochaine, vous nous prévoyez plus de parassols hein ?!).

Un bruit familier se fait soudain entendre : voilà GAGO !! Planquez vous sous les tables, il attaque... ah non, il a déjà remis les gaz !
Ben alors, déjà reparti ? Tu as oublié ton passeport Rodolphe ? :-)) Il faut dire que se faire doubler par un planeur n'a rien de génial quand on est en finale. Allez, un tour de piste plus tard et Rodolphe nous bat le record du poser le plus long :-)) (pas tapper, pas tapper, aie aie !)

Un p'tit bonjour à de nouveaux colibris, et d'un coup JD qui se lève : "voilà Maïté !!!!" Oui, oui, elle est venue nous apporter l'air frais de la Barillette (ndr : une montagne vers Genève). On met enfin un visage sur un email, c'est sans doute la magie de Fontenay.
Un p'tit clin d'oeil à Alain qui nous a fait de très jolis T-Shirt pilotweb : bravo et merci pour le temps passé à jouer du fer à repasser. Je crois que tout le monde va apprécier ce geste.

Bon, il est temps de repartir, notre instructeur-accompagnateur semble bien fatigué et il travaille en ligne demain : on ne va pas abuser de sa bonne volonté non plus. Cette fois-ci, Alexandre est aux commandes : décollage sur la piste en herbe (plutôt difficile avec les 93 kg de votre serviteur à l'arrière du DR400/120), avec un taux de montée de.... euh....voyons.... 100 ft/mn environ.... On avait bien vérifié avant qu'il n'y ait pas d'obstacles devant sur les cartes OACI :-))

La nav retour se passe bien, avec un atterrissage volontairement serré, piloté de main de maître par Christophe. Nous sommes crevés, mais prêts à remettre ça la prochaine fois !

Merci à tous ceux qui ont organisés cette réunion, c'était vraiment une grande journée pour nous !

amicalement,

Eric BERTREM / LFRZ
Colibri bronzé et heureux !
(ps: zavez pas un moteur pour mon C172 hein ?? :-)) )



Pour un beau Fly-In, ce fut un beau Fly-In, et il ne reste que la tradition à perpétuer.
Un sacré coup de chapeau à la mobilisation du club pour organiser tout ça, on  en est restés pantois.
Tenez-vous bien, j'ai retrouvé Georges Guibert, qui est le président du vice de Philippe Doguin, et qui fut CDB Airbus A300 Air France lorsque j'étais Mécanicien Navigant...
Il y avait quelques années qu'on ne s'était vus, et il y a à Fontenay de sacrées sommités.
Au départ, on a failli ne pas venir, car il ne faisait pas un temps terrible le matin.
Après une patiente attente, on a mis en route vers 11h00.
Léti ne pouvait raisonnablement pas monter en place arrière, et deux messieurs aussi galants que barraqués lui ayant cédé la place droite pour monter eux-même à l'arrière, dès le parking, notre PA28 pointait déjà le nez vers son élément naturel, le ciel.
A l'arrière du DR400 F-GGQE, le Professeur Alain Blandy, agrégé ès Emeraude de l'Université de Muret, se livrait à de profonds calculs, évidemment subversifs. Le Régent caracolait gaiement en tête sous les stratus, jusqu'à ce qu'il se perde.

Dans le questionnaire d'accueil à Fontenay, une question "Comment avez vous trouvé la piste ?"
appelait la réponse: "Difficilement, on est passé dessus sans la voir."
Et pourtant, ce paquet d'avions garés, ça se voyait !

On a fait très fort au retour.
On s'est donné rendez-vous à Marmande, où j'ai changé d'avion, laissant ainsi mon élève Christine terminer la journée par un retour au bercail en nav solo Marmande-Muret.
J'ai sauté dans le PA 28, et on a foncé à Blagnac, où l'équipe de contrôleurs de jour terminait son service à 20h00, et où on est arrivés à temps. En effet, la contrôleuse ayant été très gentille le matin, et s'étant interrogée sur le pourquoi de tous ces avions qui allaient brusquement à Fontenay le Comte, on a rapporté à elle et son équipe un cageot d'huîtres en provenance de Fontenay, qu'on a déposé à la tour de Blagnac juste comme l'équipe changeait, à 20h00. Manière originale de cultiver les liens.
On a eu droit ainsi à une superbe visite de la tour de Blagnac, et on a pu suivre la fin de la nav solo de Christine sur le radar de Toulouse...
Nous sommes rentrés sans le Docteur Blandy, que nous avons abandonné à Fontenay dans des mains listardes et plus ou moins lasbordiennes, mais on est certains d'un truc: ils vont nous le rendre vite.
On savait que la journée serait dure, mais en fermant le club ce soir à 22h00, on ne regrettait pas de s'être levés tôt ce matin...

J.Darolles
Muret



Ben moi je n'ai vu Maïté que de loin vu que j'attendais qu'elle fasse le plein pour ensuite faire celui de l'hélico.
J'avais bien remarqué le drapeau suisse sur le dérive et l'immatriculation mais pas fait le rapprochement.
Il semble que le rapprochement ait été fait par quelqu'un d'autre néanmoins (Saumon-en-moins).
Un moment amusant lors de l'arrivée à la pompe située très très près de l'aire de restauration l"envol des casquettes dans le souffle de l'hélico ça surprend quand même.
Sinon tout était au poil avec un max d'avions et un temps super.
L'arrivée étant à certaines heures un peu tangente vu la couche qui se soudait à 500 ft sur Fontenay justement et pas ailleur, mais quelle beauté d'avoir survolé les petits nuages sur lesquels on voyait l'ombre de l'hélico et un arc en ciel à l'endroit des pales.
On a peut être réussi une photo je la mettrai si elle est bonne.
Quand à la préparation de la DZ au poil merci à Philippe et Jean Francois qui nous ont bien placés à l'écart afin de ne pas gêner les mouvements d'avions et ULM et qui nous ont balisé la piste. D'ailleurs détail amusant leur balisage était de bonne taille même s'ils ont fait ca au pif.

Georges Delamare



Salut les colibris,

Je suis rentré de Fontenay dans l'après-midi, après avoir fait une ptite pause à st naz (bin oui, GAGO va pas vite mais quand même),où j'ai eu l'agréable surprise de retrouver le bimoteur de nos amis de Toussus (gros bisous Annette), ainsi que des colibris de Lyon qui eux n'étaient pas à Fontenay mais rendaient une ptite visite à un des leurs (Eric est d'origine lyonnaise, nul n'est parfait) Aie ... bon ok j'enlève ma dernière remarque.

Je renouvelle mes remerciements aux organisateurs (JEFF en tête) de ce fly in, c'était vraiment super de pouvoir enfin rencontrer quelques grandes figures de la liste.  Organisation impeccable, accueil chaleureux, fruits de mer excellents, balisage de nuit sympa ... Le soir, nous avons "squatté" le bureau pour dormir, because tente oubliée à Vannes.

GAGO n'est pas près d'oublier non plus, il n'a pas l'habitude de partir si loin (plus souvent en école) et de rencontrer tant de copains navions. D'ailleurs, il en est encore tout chose (le phare d'atterro a même implosé sous le coup de l'émotion).

Kenavo et bons vols à tous,

Rodolphe BRAUD
Aéro-club de Vannes (LFRV)



Si vous croyez pouvoir échapper au nième récit de Fontenay, vous vous trompez... Que le remords et la honte s'abattent sur celles et ceux qui n'étaient point là !

Dimanche 12h30, aéroport de Genève-Cointrin: Genève-Sol bonjour, HB-KAF vol VFR pour Fontenay-le-Comte, information Charlie, parking H2, demande mise en marche. H-AF, mise en marche approuvée, rappeler pour rouler. Quelques minutes plus tard la KAFetière est sur la baie d'attente Zoulou, prête au décollage. Qui partira en premier : le SR 113 MD 11 heavy Genève
New York qui est prêt, au tout début de la piste ou la KAFetière qui est également prête à mi-piste ??? Le suspense ne dure pas longtemps, nous avons un contrôleur intelligent qui autorise d'abord l'AF. Et pour cause : nous ne gênons pas du tout le MD 11 car nous dégageons à gauche après le décollage. Tandis que derrière ce gros navion, personne ne décolle ou n'atterrit pendant 3 minutes, puis il y a tous ceux qui attendent derrière lui pour partir plus ceux qui veulent poser. Et la piste gazon était fermée dimanche.

AF décolle, dégage et le MD 11 s'élance. Il nous dépasse bien vite, monte comme un ascenseur et fait un magnifique virage au-dessus de nos têtes pour franchir le Jura... ce que nous ne pouvons pas faire, celui-ci étant dans les nuages. Qu'à cela ne tienne. Genève-Fontenay 287 NM en ligne droite, soit 2 heures et demie au grand maximum. En fait, nous avons gaiement prolongé pour contourner le Jura et le temps total a été de 2h48. On l'a bien méritée notre bouteille de champagne ! Merci Fontenay.

Joli vol entre 3000 et 4000 ft. De Genève à Moulins, pratiquement overcast tout le temps, sauf vers Lyon, avec partout pas mal de nuages qui traînaient en bas. Du coup, Jean-Michel est maintenant diplômé en slalom aéronautique. A Moulins, le ciel s'éclaircit, on peut monter un peu. Superbe arrivée à Fontenay sous un ciel presque sans un nuage, où des dizaines de tagazous brillaient sous le soleil vendéen. On parque sagement - très sagement - l'avion et on retrouve plein de listard-e-s. Mazette, merci pour l'accueil. On a vu tout le monde, sauf les pilotes de l'hélico qui étaient toujours en vol. On était bien content de retrouver ceux que l'on connaissait déjà et de faire connaissance des autres.

Bravo à Fontenay - tout l'aéro-club emmené par nos chers colibris Jeff et Philippe - c'était sympa, bien organisé, il y avait à boire, à manger et aussi à rire. Je crois que je n'ai jamais vu autant de Robin.
Et puis nous avons découvert un artiste parmi les listards. C'est Jean de Chavenay : il trouvait la peinture de la KAFetière pas trop à son goût et a donc décidé de l'améliorer. Sa technique ? Gouache, huile, aquarelle ?
Que nenni... Beaucoup plus simple: il a mis l'aile de son avion tout contre l'aile de la KAFetière et le résultat est très joli (trêve de plaisanteries: nous espérons que Jean a bien pu regagner ses pénates).

En fin de journée, après avoir ré-embrassé des dizaines de joues, nous repartons - dûment alourdis d'une bouteille de champagne merci Fontenay - vers la mer. Sur les conseils de Jeff, nous survolons le marais poitevin, La Rochelle, Ile de Ré et le pont, Fort Boyard, Ile d'Oleron, Royan.
C'était magnifique, surtout les vagues de l'océan qui viennent mourir sur les longues plages de sable, au soleil qui décline. Puis Saintes, Cognac, Limoges, les derniers rayons de soleil à travers les nuages sur les forêts (qui parlait de la lumière ?) et atterrissage à Vichy à 21h00.
Accueil absolument charmant par la présidente de l'AéroClub et un instructeur. Ils étaient en train de fermer les locaux, se proposent de nous conduire en ville et nous ont même réservé un hôtel. Merci aux Vychissois.

En début d'après-midi, décollage pour le Massif central (Clermont-Ferrand, puis survol des volcans près d'Aurillac). Pas mal de petits nuages accrochés sur le relief. Le Massif central est aussi une région superbe et les mini-cumulus donnent du relief au paysage (et nous ont beaucoup secoués...). Retour à Genève par les Dombes et Bellegarde.

Voilà ce que j'appelle un week-end aéronautique (7 heures et 33 minutes de vol). Même si la météo n'était pas aussi parfaite que ce qui avait été annoncé, on s'est mis du paysage plein les mirettes, de quoi tenir jusqu'au week-end prochain.

Promis, on se retrouve à Amboise et on vous aménera en prime Claude Tamone.

Maïté
Genève



Merci de cette gentille description de l'aventure.
Grâce aux bons soins de Jean-Louis le mécanicien qui a agrafé un beau pansement  de contreplaqué sur la plaie béante d'India Echo, j'ai pu rentrer sans aucun problème, faisant même le détour prévu au-dessus de Azay le Rideau et Villandry.....
Je me promet une visite à Amboise une prochaine fois pour les châteaux de l'autre câté.
Profitant subrepticiment de l'inactivité de la zone de Tours, "Volez à votre convenance", qu'il disait j'ai pu admirer la base aérienne et survoler la maison de mon enfance, près de Beaumont-la Ronce, en pleine Zone.

India-Echo se remet de ses émotions au fond du hangar en attendant la chirurgie qui va remplacer le petit bout de bord d'attaque, le réentoiler et le repeindre.... Heureusement la rencontre fracassante était juste entre deux nervures.

Mais promis, j'essaierai des rencontres plus "softs" la prochaine fois.

Jean
ACDIF Chavenay



Jeff n'a pas dormi avant, moi c'est après...

Je peux vous la jouer lyrique : Les oiseaux sont au nid. Dans la nuit et le silence revenus, les images muettes de ces deux jours renaîssent une à une dans ce qui n'est plus qu'un théâtre d'ombres mystérieusemnt éclairé par la lune implacable. Etc.

Je peux vous la jouer journaliste : Vous aimez les fruits de mer, la Vendée ? ... De dix heures juqu'à tard dans la nuit, les membres du club se mettront en quatre... Voilà ce que l'on pouvait lire en mars dernier...

Je peux vous la jouer en 2 citations latines :
Jeudi soir  : alea jacta est.
Lundi midi : acta est fabula.

Je peux vous la jouer coeur : MERCI !
Merci d'être venus. Merci d'être venus si nombreux, merci pour les centaines de témoignages vibrants de satisfaction, MERCI !
Les membres de l'AC sont écroulés mais ensemble nous avons gagné ce pari un peu fou de rassembler en toute convivialité et simplicité près de 90 machines, trois cent et quelques passionnés de leurs drôles de machines - et sans doute aussi des qui en pinçaient pour les huîtres et les fruits de mer. MERCI D'ETRE VENUS !

Je vais vous la jouer courte : voilà.

Philippe Doguin
Président AC Fontenay le Comte.



Non, je n'ai pas encore atterri... Je suis quelque part entre 4000 et 5000 ft, en train de rêver à Fontenay.

A lire les mails de tou-te-s celles et ceux qui ont participé à Fontenay, c'est l'émotion et le plaisir qui ressortent. Alors encore merci à l'AC de Fontenay pour ce beau cadeau.

Maïté



Un message de plus sur le "Fly in" de Fontenay le Comte mais c'était tellement bien !
Félicitations et un grand merci à Philippe, Jeff et à tout l'aéro-club de Fontenay pour cette fabuleuse journée.
Pour nous elle a commencé à 8 h 30 avec le décollage du C172 (F-GLEA) de l'aéro-club Le Chesnay -UTA de Saint Cyr l'École, navigation facile et sans problème jusqu'à 5 NM de Fontenay où la région est recouverte de nuages bas, nous avons essayé de passer en dessous mais il y avait à peine 500 ft,  la décision est prise de repasser au dessus de la couche, puis de faire une verticale du terrain grâce au GPS.  Là nous avons eu de la chance un petit trou dans la couche nous permet d'identifier le terrain et un second un peu plus loin en forme de couloir nous permet de passer en dessous et de faire une semi-directe pour la piste 27 où nous avons atterri vers 10h30.J'espère que Dorine à l'arrière du Cessna n'a pas été trop inquiète.
Ensuite super journée a Fontenay (voir les messages précédents) et retour à Saint Cyr l'École vers 20 h 30 après 2 h de vol au niveau 75.

Encore merci

Philippe
AC Le Chesnay-UTA (Saint Cyr l'Ecole)
AC de Sologne (Romorantin)



Salut a tous
Je tiens a féliciter tous les organisateurs de la manifestation de Fontenay un seul mot Super  !
Je suis arrivé le matin avec une météo très limite brouillard et 700ft plafond, un seul regret d'être rentré trop tôt

Philippe Chekroun
La Rochelle LFBH



>Pour aborder les dames, chacun ses méthodes.
>Mais pour aborder Maïté, notre héroïne helvète venue à Fontenay, un listard rusé lui a fait le >coup de la collision.

Premier sur le site : Alain Blandy que je remercie d'avoir été chercher du renfort (physique et moral) et retrouvé notre charmante Maïté.

Sur le coup, j'étais plutot désemparé, et imaginais les formalités, les avions bloqués jusquà un controle d'expert...juste un peu rassuré  que la KAFtière ne semble pas trop déformée par ce premier contact..

Ensuite, arrivée de JD et Maïté qui m'explique que la robe blanche de HB-KAF etait toute neuve... mais qu'il doit y avoir moyen de s'arranger, et attente angoissée du verdict de Jacques explorant les entrailles de F-GBIE sous la déchirure..puis de celui de Jean Louis, le mécanicien heureusement présent...

Diagnostic : tu trouves du bon scotch de déménageur et il devrait pouvoir rentrer.
Puis la phrase qui sauve : je reviens demain matin avec tout ce qu'il faut !

>Première constatation, le saumon de la KAFetière, il est beaucoup plus costaud qu'un bord d'attaque de DR400
>Deuxième constatation, les éraflures, sur un avion suisse, ça fait pas propre.
 
>Tout ça me rappelle une question du théorique TT il y a une vingtaine d'année:
>Deux avions se heurtent au roulage au sol . S'agit-il d'un abordage ou d'une collision ?
>C'était tellement stupide comme question qu'elle a fini par être supprimée, c'est dire !
 
Alors ?? c'est une collision ??
 
>Bon, en attendant, demain matin, le mécano de Fontenay va avoir un peu de bois à coller...
 
Et plus précisement agrafé sur le longeron et les nervures, puis les agrafes recouvertes par ledit adhésif marron.
 
Un grand merci à lui qui m'a sauvé d'une situation bien délicate, à Maïté pour sa compréhension, (j'attend des nouvelles de HB-KAF) et au président de mon club pour sa recommendation de bien profiter quand même de ma sortie..
 
Morales :
-roulez bien au milieu des taxiway
-si vous cherchez où vous allez mettre l'avion, arrêtez vous pour regarder
-ne roulez pas vite (c'était le cas, ce qui a limité les dégâts..)
-et visez bien entre deux nervures, pour faciliter le travail du mécano !!

Jean
qui se souviendra de son premier voyage (superbe par ailleurs) et qui a encore la tête à Fontenay



Eh oui nous y fûmes mais quelle série d'épisodes.

Tout à commencé un soir où lasbordillons et muretains s'étaient associés pour faire une partie de pêche pour le premier avril. Ce soir là nous n'avons pas trouvé le port mais par contre, la venue de JF BUC m'avait décidé. De fil en hameçon, c'était fixé :

JP Lautier et Michel Richard monteraient en SF 28  FCEYA et je déposerai Miss Léti à Saintes avec le Régent FGLVA pour récupérer KN. Le Régent servant aussi de transport pour le matériel de l'équipe. Pour éviter les problèmes, j'avais déclaré aux militaires de la base de Saintes le passage des deux avions pour le samedi et le dimanche.

Le temps passant, Cédric décide de partir faire le Tour des Jeunes Chambres Economiques, et le Régent VA étant la machine idéale, je le lui laisse et je me rabats sur le Dauphin IV pour faire le chauffeur de bus. L'idée des muretains d'amener le RF5 F CBOT étant dans l'air , je retéléphone à Saintes pour avertir du passage du RF5 et du RK. Mais je garde l'option VA car Cédric risquait de rentrait le samedi du Tour. Jusque là tout va bien.

Et puis le WE avant tout s'écroule : Le YA est allé à la vache donc indispo jusqu'à nouvel avis.
Le BOT doit aller à une compet de vol à voile donc exit pour Fontenay.
Cédric ne pouvant pas échangé de machine pour éviter des problème à NIMES plus de VA.
Les Lasbordillons se retrouvent donc avec le RK pour quatre. On a bien envisagé de monter en J3 mais la météo devenant de plus en plus équivoque, l'hypothèse a été écartée.

Vendredi matin sur la rocade, le portable éructe et voilà un des colonels de la base de Saintes qui me demande quels avions viennent. Il a bien compris nos déboires et en trente secondes tout était réglé. Le FGORK fairait escale pour déposer Léti auprès de son KN.

Dimanche matin à 0800Z l'équipe JP Lautier, Michel Richard et bibi sont au hangar. Après avoir sortie une partie de la flotte, nous sommes en stand by devant la dernière météo qui n'est pas franchement géniale. Dans l'intervalle Gligli de la FAC fait décoller ses deux machines mais ils reviennent peu après car à 700 ft de plafond c'est la roulette russe.

Léti depuis muret nous informe que JD and co sont comme nous dans les starting blocks et nous attendons tranquillement en prenant un café et en dégustant les reste du gateau d'anniversaire de la veille.
A 10 h 30 mise en route, c'est Michel au baton, JP à la nav et bibi derrière comme secrétaire et accessoire de centrage. Nous commençons par du slalom entre les cellules de pluie.

Puis c'est le passage sur Toulouse info dont JD vous a déjà parlé. Chemin faisant le plafond remonte peu à peu mais c'est pas encore le Pérou. Travers Bergerac on aperçoit au loin l'Emeraude de Muret qui monte doucement vers les huîtres.

Après 1 h 50, nous atteignons FONTENAY airport avec son parking de 900 m son équipe de piste sympa et la pauvre soute à 100 LL qui a senti passé le week-end. Vous savez ma pauvre dame il m'ont tout pris. Au bout d'une demi heure, nous nous retrouvons attablé devant le plateau de fruits de mer qui nous a fait rêver depuis un mois. Et là ce n'est pas du virtuel que du naturel.

Tout en dégustant, le spectacle était la entre le Cap 10 KA qui se retournait la crêpe et les différents listards et autres participants qui arrivaient.

Côté participants ce fut une joie de mettre un visage et une voie sur les listards en folie. Le point d'orgue a bien sûr été l'arrivée de la Kafetière.

Coté Toulousain, nous étions un peu en masse (+ ou - 10% des participants) : 2 Air France
1 Toulouse Midi Pyrénées 2 FAC 3 ADER.

Pour le retour, comme vous a dit Léti nous avions récupéré un Blandy, et nous avons doucement cheminé vers Saintes par le chemin des écoliers. Léti demandant un copi pour desendre, je me suis fais un plaisir de l'accompagner dans le KN. la mer à 1500 ft et à 100 km/h le soir c'est génial.

Après une soirée super sympa en saintonge , nous avons mis cap vers la cité occitaine afin que mes vélivoles de compagnons de route puissent continuer le week-end. De bonne grace je me suis laissé embarqué dans un marianne et j'avoue que ce n'est pas inintéressant. Encore merci Michel.

Pour finir nous avons encore déposé le Blandy chez les muretains, pendant que Léti  et Michel traçaient vers Lasbordes. Au passage, j'ai ramené la PZ de Léti pendant que JP faisait les derniers hectometres dans une nuée d'ULM.

Bilan des courses les lasbordillons ont navigué dans 3 avions, 3 planeurs, une clio. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.

Merci au club de FONTENAY , Mister DOGUIN et Jeff. C'était génial.

A+

Hugues
LFCL



Ma scrupuleuse conscience professionnelle et le fait que je n'ai pas de modem au bureau font que j'arrive un peu tard pour commenter le week-end de Fontenay.

A la question de l'enquête "Pensez-vous que nous pourrons améliorer encore l'organisation, l'accueuil etc l'an prochain" j'ai répondu : "Vous pouvez toujours essayer mais a mon avis ce sera difficile" (sous entendu de faire mieux).

Donc fabuleux.

Merci à toute l'équipe de Fontenay, Jeff et Philippe en tête

Jean-Pierre Lautier



>J'étais moi aussi ce week-end a Fontenay il est vrai c'était super
>vu le nombre de mails à ce sujet je me rends compte que Fontenay est plus populaire
>que la Ferté Alais je ne crois pas avoir vu de mail a son sujet ni de photos
>Dites moi si je me trompe

;-)

C'est gentil, ça...

Quelques mots pour compléter ceux d'hier.

D'abord vous redire que tous vos témoignages enthousiastes et chaleureux, sur place ou via tous ces beaux messages encore pleins d'émotion, nous vont droit au coeur. Jeff en a déjà affiché une partie au club afin que tous puissent recevoir leur paquetage...
Lorsque nous ferons le debriefing de cette aventure, je crois que vous serez très présents au milieu de nous. Je vous promets de transmettre et partager à tous ces paquets-cadeaux. Le terrain gardera longtemps la mémoire de ces heures festives de passion (et de Muscadet...) partagée.

Je voudrais aussi vous dire combien les membres du club sont heureux et fiers de cette réussite. A la veille de cette journée, alors que pourtant quelques angoisses météo planaient encore sur nous avec insistance, je disais que pour le club c'était déjà une belle aventure réussie, tant la mobilisation a été importante. J'ai passé encore pas mal de temps au club aujourd'hui et ceux que j'ai croisé avaient dans le regard une petite flamme particulièrement vive. Leurs yeux brillent tellement qu'on va pouvoir revendre notre balisage de piste...

Outre l'envie de vous faire appréhender notre petit coin de Paradis, nous nous voulions des médiateurs en proposant ce prétexte de rencontre, pour contrer ce pessimisme trop fréquent, pour prouver qu'un pilote est toujours en veille et qu'il suffit d'un signe pour faire vrombir les moteurs. Au fur et à mesure que se remplissait le tableau de réservations, nous étions à la fois heureux d'avoir raison et un peu estomaqués par l'ampleur que ça prenait.
S'il est vrai qu'on a un peu "flippé" dans les jours précédents, il est aussi vrai qu'on est un peu sonnés par le succès et toutes ces félicitations. Sonnés mais contents. Vraiment.

Suffisait-il d'y croire ? (Copyright JD)

Et après ?
Comme d'hab' : "Plus haut, plus loin..."

Philippe Doguin
Président AC Fontenay-le-Comte

Qui fut aussi très ému par les félicitations de Raymond, le président fondateur de la plate-forme et du club, 82 ans dont 60 de brevet non stop, 3 avions construits et bien davantage dans la tête. Nous lui avons rendu un sacré hommage en septembre dernier et je disais alors qu'il pouvait dormir tranquille, nous prenions soin du flambeau.
Ben dimanche pendant le vol de nuit, il ne dormait pas...
"Je vous écoutais sur ma VHF pendant le vol de nuit. Je vous suivais..."
Séquence émotion !


De :            AC de Fontenay le Comte

A :             Coopérative ostréicole d'Oleron

Objet :         Notre commande 2854/99

Vous confirmons commande 300 douzaines de claires N° 3

Livraison aéroport de St Pierre. Enlèvement par notre DR 400 cargo F-BROC (heavy) en plusieurs rotations.
Préparer LTA

(a t'on jamais vu transporter des huîtres dans un broc ? C'est quand même mieux que dans une Kafetière)

Alain Le Maréchal
Tours



Les " Pascal " de Châteaudun remercient l'équipe de La Rochelle pour leur sympathique accueil  durant ce week-end fou ....( Fred et Philippe et les autres .....) merci vraiment

Un très grand bravo à la fabuleuse organisation de la "Fontenay-huîtres-party" , messieurs et mesdames : CHAPEAUX

notre seul regret est de n'avoir pu venir en JOJO ( caca samedi la météo ! )
j'en ai pleuré quand j'ai vu miss Léti nous "narguer" avec ses passages  et passages et passages ... car vraiment notre 112 c'est vraiment le plus beau avec ses 43 printemps !!

On se vengera à Amboise
Nonos LFOC



Les fruits de mer a Fontenay le Comte, cela fait une distance d'un peu moins de 400km de Coulommiers, soit un peu plus de deux heures de vol en DR221 : il vaudrait mieux qu'il fasse beau... hélas, la semaine précédente était plutôt mitigée, c'est le moins qu'on puisse dire.

Samedi, météo dissuasive : le projet initial, établi avec Louis Rollin, mon compère pour cette aventure, avait été de partir samedi soir et de faire étape quelque part en route. Finalement, le départ est remis au lendemain : rendez-vous a 8 heures du matin sur le terrain. Moral un peu moyen mais bon espoir quand même.

Dimanche matin, réveil a 6 heures, coup d’œil par la fenêtre : C'EST TOUT BLEU ! Coup d'AEROTEL pendant que la cafetière gargouille : CAVOK partout sur l’itinéraire, sauf brouillard a Niort, mais ca devrait se lever dans la matinée. Je rajoute une brosse a dents a mon stock de cartes, et en route.

A 8 heures, comme prévu, les deux pilotes sont la, l'avion a été préparé la veille, il y a de l'essence, de l'huile etc. Ouverture du hangar, sortie du DR221, fermeture du hangar, on prend les casques et c'est parti ! Décollage a 8h35, c'est moi qui pilote.

L'avion décolle facilement dans l'air frais du matin, mais nous devons nous traîner à 1500' a cause des zones... tentative de contact avec Melun : ca roupille ; appel a Bretigny : sommeil profond. Cela me convient parfaitement.
Nous passons au large de la Ferte-Alais ou l'on doit faire chauffer les moteurs, vu que c'est le grand meeting annuel : il y a même une petite zone temporaire signalée par NOTAM.

Ca y est, on sort du fatras des zones de la région parisienne, on peut monter : aujourd'hui, ca sera un niveau 45, et la  ca devient superbe ! Le ciel au-dessus est d'un bleu limpide, l'horizon est gris sombre, il y a un peu de brume, a l'ouest quelques nuages assez lointains, plus bas que nous, font des petites taches blanches sur fond gris-bleu. Le sol très loin en dessous est sombre, vert-brun selon les endroits ; on a l'impression qu'il est au fond d'un trou : a cause de la petite brume, on le voit dans une espèce de cône sous l'avion, mais, plus loin il disparaît progressivement,  ca fait un peu une espèce de puits vertical qui va en s’évasant vers le sol.
L'air est d'une stabilité parfaite, pas le moindre mouvement, nous volons dans de la soie. Le petit Dauphin est dans son élément, il taille la route, tout droit sans hésitation. On se sent minuscule dans cette petite carcasse en bois et toile --une grosse maquette-- au milieu de cette immensité : pensée pour ceux qui en faisaient autant dans des avions ouverts... Mr Lycoming, devant, ronfle avec générosité, 81,67 explosions par seconde, beau son grave. Le réchauffage cabine est à fond et ce n'est pas de trop.

L’agglomération orléanaise apparaît a gauche, la radio de Bricy est muette, on voit les pistes. Nous allons longer la Loire jusqu’à Tours. Les repères au sol se succèdent dans le bon ordre, il n'y a qu'a les regarder défiler. On accroche les VOR, les uns après les autres, le GPS confirme : pour ce qui est de la redondance,  ca va ! Le vol est d'une monotonie somptueuse, nous parlons peu dans l'avion, une remarque occasionnelle sur un point de repère qui passe, sinon, nous nous taisons, fascines. Malgré le bruit, nous  sommes dans un monde d'un calme parfait, stratosphérique, toute l'agitation d'ici-bas semble bien lointaine : c'est un lieu commun, mais on pourrait en sortir des pires...

Contact avec Tours : ah, tiens,  ca cause ! Un sympathique monsieur nous dit que la zone est inactive et qu'on peut le rappeler en sortie de zone. OK, on fera  ca. La ville glisse avec une certaine solennité sous notre aile, plusieurs ponts immenses sur la Loire, confluent avec le Cher. On traverse la Loire :  ca y est c'est le Sud !

La bande de nuages a notre droite se rapproche un peu ; devant,  ca n'a pas l'air terrible et je me rappelle le METAR de Niort annonçant du brouillard.  Pour le moment, on continue comme avant. Le paysage continue son mouvement majestueux vers l’arrière de l'avion.
Coup d’œil sur le compte-tours : tiens,  ca a baisse ! Réflexe : un coup de réchauffe carburateur. Le moteur fait un rot puissant, puis redémarre. Tiens, tiens, givrage du carburateur ? Je repousse la réchauffe carbu, les tours reviennent. Je la remets, pas de rot. Comme quoi, même en mai, même dans le sud...

Bon, il va falloir penser à descendre. Le paysage a change :  ca devient bocager, plein de haies partout, c'est bon pour les passereaux, moins bon pour les avions. Une couche blanche s’étend devant nous, il faut aller étudier ca de plus près...  ca a l'air bien continu, il n'y a pas beaucoup de trous... Voyons en dessous... Beuh, pas engageant : on est à 700' QNH et  ca a l'air de descendre encore. Mon voisin qui a étudié la carte me dit qu'il y a des collines dans le coin. Compris : plein moteur, on remonte à travers le dernier petit trou et l'on retrouve le bleu du ciel. On est à 1500', on garde le même cap, le GPS nous dira quand on sera arrive. La on avisera. A priori,  ca devrait aller,  ca cause pas mal sur la fréquence de Fontenay, donc il y a du monde en l'air, donc, en principe, c'est volable.

Quelques minutes... Top, on est arrive. Un petit trou dans les nuages en dessous, c'est vert, mais sur le vert, il y a des avions : le terrain !  Ca a des qualités le GPS ! Mais ce trou est un peu petit a mon goût.  J'explique à la radio que je suis verticale terrain au dessus de la couche et que je cherche un trou. En allant vers la mer,  ca a l'air propice, la couche est moins régulière. En effet, en voilà un beau, on descend dedans.  Fontenay annonce un plafond de 700' :  ca me parait un peu optimiste, on est à 500' au raz de la couche. On repart vers l'est pour retrouver le terrain. Le voilà, on est face à la piste. On s’écarte pour se mettre en vent arrière directement, pas question de faire une verticale a contre-QFU a cette altitude. Il y a plein de gens qui parlent à la radio, pas de
discours inutiles, donc. Je m'annonce vent arrière 27.

Je tourne en base. Mais ou est donc la piste ? Je ne la vois plus. On est tellement bas que le temps de préparer mon avion, je me suis trop éloigné, et je me retrouve dans une situation ou je vois la piste selon un angle très aigu.
J'aurais du réviser les circuits basse hauteur avant de partir. Ah ! la voilà.
Finale. Je me pose. Pas terrible l'arrondi, et puis étais un peu long. A ma décharge, je dirais que j'avais beaucoup de choses a faire dans ces dernières minutes. En revanche, c’était utile d'avoir un passager également pilote :  ca permet de confronter ses raisonnements avec quelqu'un de compétent et dont la charge de travail est moins lourde.

Le parking est déjà plein, on nous envoie le long du taxiway aménagé en parking : il y a des avions partout ! On s'extirpe du Dauphin, on va boire un coup pour se remettre des deux heures vingt de vol et de cette arrivée. Puis on lève le nez :  ca se dégage ! En fait, on est arrive un quart d'heure trop tôt ! Maintenant, il n'y a plus de problème. Les avions arrivent les uns derrière les autres :  ca n’arrête pas ! Impressionnant ! Nous sommes surpris de l'ampleur de la chose : les tables pour déjeuner s'alignent en longues rangées serrées : c'est qu'on attend du monde ! Un Cap10 s'envole pour faire des pirouettes :  ca, c'est le genre d'animation qui me plaît !

Les huîtres et fruits de mer furent consommes sous un soleil radieux, organisation parfaite de nos hôtes vendéens, ambiance bon enfant et j'ai pu mettre quelques visages sur des noms connus uniquement par courrier électronique. Surprise : mon texte `Eloge de la lumière' affiche dans le local de l’aéro-club, en voilà un boost pour l'ego !

Quelques petits cumulus commencent à gonfler entraînant l'apparition de planeurs. Ici, l'on pratique le treuillage. J'ai déjà vu faire à Chalon sur Marne, mais je trouve toujours cela très impressionnant : le planeur démarre avec une accélération foudroyante, décolle tout de suite puis monte avec une pente a faire pâlir de jalousie un Mirage 2000, accroche à son fil comme un cerf-volant, tout cela en quelques secondes. C'est pire qu'un catapultage, les pilotes doivent être complètement sonnes après ca, alors que  leur vol commence tout juste.

(...)

Il est 20h30. Le Dauphin se pose sur la piste en dur, arrondi doux comme une caresse, trois points élégant, le nez légèrement relevé, dédain aristocratique de l'avion race.

Toujours est-il qu'il a vole près de six heures et demi, parcouru 1100 km impeccablement, il nous a transportes, nous autres roturiers du ciel, dans des endroits splendides. Fatigue sensible mais pas excessive. Nous sommes physiquement sur le sol bien gras de la Brie, mais on a bien du mal a atterrir.

Mon brevet de pilote avait trente ans ce 23 mai 1999. On pouvait plus mal fêter cet événement, non ?
Philippe DEPONDT