Tout a commencé à 5 h du matin avec un réveil qui sonne et qui a bien failli traverser la pièce pour se poser en PTU dans un placard :-) 5 h, ce n'est pas une heure pour faire tomber un colibri de son nid douillet, j'vous jure ! Café FORT, yaourt, biscottes et je saute dans la voiture : direction chez Alexandre, à 5 mn de là. Lui non plus ne me semble pas très réveillé, ça promet :-)
Nous mettons le PA pour laisser la Clio parcourir les 35 mn de route jusqu'à LFRS, l'aéroport Nantes-Atlantique, puis nous dirigeons vers le hangar du club de l'Aérospatiale. Une porte est ouverte dans le hangar de l'ACB de Nantes : un pilote prépare un Mooney 20 pour un vol sur Epinal, nous ne serons pas les seuls en l'air je crois...
Francis (pilote IFR et instructeur) et Simone arrivent 15 mn plus tard. Alexandre et Simone préparent et sortent le TB10 tandis que Francis et moi filons à la MTO : calme le matin, orages à prévoir en fin de journée. Nous sommes tous les deux d'accord, nous partirons.
Je ferai l'aller, Alexandre fera le retour, les deux en IFR.
Le TB10 est tout nouveau pour moi, je cherche à retrouver mes marques : pompe, batterie, anti-col, feux de nav, feux de roulage, etc. Ce n'est pas si compliqué que cela, mais il faudra encore gérer le pas de l'hélice, une première en ce qui me concerne, du moins en nav. Les procédures radio IFR sont également nouvelles, mais peu déroutantes : mise en route, clairance, rien de bien sorcier en fait.
Le TB10 s'aligne sur la piste et c'est parti pour
3 h de vol d'un coup, là encore, un record de distance (je me contente
habituellement de 2 h maximum avant de faire une pause). Nous sommes autorisés
au FL070, avec une directe sur le VOR d'Amboise, puis MOTAL, ROLAMPON,
et Epinal.
L'engin est poussif, nous mettons un certain temps
à atteindre le niveau de vol, fort heureusement poussés par
15 kt de vent dans le dos. J'en profite pour découvrir le fonctionnement
du Garmin 100 installé à bord (si quelqu'un avait une doc...),
tandis que Francis utilise son GPS personnel.
Nous sommes pour l'instant hors des nuages, une sorte de VFR avec un contrôle plus efficace somme toute... Nous passons Tours, Auxerre, puis arrivent quelques nuages : je ne quitte plus des yeux mes instruments, évitant soigneusement de regarder dehors. Le cap fout le camp mais l'altitude varie de 100 ft maximum : "pas si mal" me lance Francis. Avec l'habitude, le cap revient et l'altitude se stabilise. J'avais peur du stress mais jusqu'à présent tout va bien, je ne suis pas parti en vrille, et l'avion vole bien à plat :-)
15 - 20 mn plus tard, nous ressortons de la couche, peu de temps avant Epinal.
Seine Control nous informe que nous ne pourrons pas maintenir l'IFR jusqu'à Epinal, qu'il faut nous dérouter. Tiens, ça commence ! Et pourtant, Francis avait bien téléphoné à Epinal 2 jours avant de partir (cf le n° indiqué sur les docs transmises sur la liste) : "ok, pas de problèmes !!" lui avait certifié son interlocuteur. Qu'à cela ne tienne, puisqu'Epinal semble cafouiller joyeusement, nous interrompons le vol IFR pour passer en VFR, toujours sous plan de vol. Après tout, il fait beau, on va en profiter, non ?!
L'ATIS d'Epinal commence à être reçu, nous notons soigneusement ses informations. Nous serons donc le "TB10 blanc rayé bleu-noir" en finale. Contact avec RSA Opérations, accueil sympa et efficace vu le nombre d'avions en vol : "passez verticale puis rappelez finale 09 main gauche F-BH".
Bien M'sieur ! Verticale à 2600 ft QNH, vent arrière, base et finale 09 dure.... euh non, herbe, à la demande du contrôle. J'entends Francis qui grince, il n'aime pas les terrains en herbe. Je me frotte les mains car j'ai l'avis contraire : j'adore ça, sans doute atteint de la Fontenay-tite aïgue :-))
"TB10 blanc rayé bleu noir finale 09 herbe"
"TB10 autorisé atterrissage herbe"
Et hop, réduction, plein volets, on arrondit et on roule sur l'herbe. C'était pas plus compliqué non ? :-)
Maintenant, un grand coup de chapeau aux parqueurs qui bossaient comme des fourmis, avec une très grand efficacité. Bravo messieurs et merci pour votre bonne humeur.
Nous faisons le plein de 100LL (salut le F-POIF de Philippe !!) avant de retourner au parking. 3 h bloc/bloc nous indique le compteur, pas mal du tout. Nous étions en moyenne à 135 kt, et à 146 kt en descente sur Epinal. La prochaine fois, nous avons prévu le vol en TB20, plus agréable et plus rapide.
Il est maintenant temps de se mêler à la foule du meeting. Un petit bracelet argenté, fixé au poignet, nous classe parmi les pilotes et nous permettra d'accéder aux parkings avions. Les exposants sont nombreux. On retrouvera Bayo Import, La Boutique du Pilote, Jeppesen, de nombreux vendeurs de modèles réduits, d'écussons, un stand de l'armée de l'air venue en nombre avec ses "chalumeaux" à réaction, les différents magazines aéronautiques (je ne vois pas de stand FNA, bizarre, ou alors ai-je mal cherché ??), etc.
Arrêt sur le stand d'une vendeuse de tee-shirts, en train de regarder une combinaison :
"Bonjour, nous avons toutes les tailles", dit la
vendeuse à Alexandre.
Je la regarde : "vraiment toutes les tailles ?????
Vraiment ?? Vous êtes certaine de ça ? :-)) "
Elle lève la tête et éclate
de rire : "euh, ben pour vous je ne crois pas hélas, vous dépassez
les 2 m, c'est ça ? :-))"
Eh oui madame, je suis condamné à payer le prix fort en tissus :-)))
Nous filons admirer les MCR Club et MCR01 : miam, un régal, ces engins là ont vraiment une p'tite gueule sympa, surtout avec l'avionique que je vois dedans. Les ULM étaient également bien représentés, avec entre autre une impressionnante démonstration en vol d'un petit appareil vraiment sympa, capable de planer comme une planeur, hyper-léger, bi-place.
Le meeting aérien commencera vers 14 h pour se terminer à 17 h 30. Le plus impressionnant était sans doute le vol d'un ULM accompagné d'oies sauvages. Le pilote est passé à plusieurs reprises à la TV, ce n'est sans doute pas un inconnu pour la plupart des colibris.
D'autres appareils ont été admirés : Yak, Vampire, chalumeaux, ULM amphibie, Messerchmitt, et j'en oublie, les spécialistes présents pourront en dire beaucoup plus que moi :-)
Nous repartirons vers 18h, une fois les oies et l'ULM posés. Quelle bousculade sur le taxiway, nous étions au moins numéro 13 au décollage :-)) Fort heureusement, les parqueurs et les starters sont efficaces, les décollages se suivent. Une mauvaise note par contre pour les quelques imbéciles qui demanderont à refueler alors que le NOTAM indiquait clairement qu'il fallait le faire à l'arrivée. Même mauvaise note pour ceux qui encombreront la radio alors que le même NOTAM demandait de simplement suivre les ordres donnés au sol. Que dire aussi de ceux qui mettront en route alors que les oies sus-citées n'avaient pas regagné leurs paniers, en dépit des consignes données par les commissaires de piste ? Discipline, discipline..., ce mot n'est pas intégré au vocabulaire français :-(
Nous décollons en 09, remercions les organisateurs sur la fréquence RSA, puis contactons Reims Info qui ne trouve pas notre plan de vol IFR, pourtant bien vérifié quelques 30 mn avant par téléphone au BRIA :-( Ca commence bien ! Nous poursuivons en montée au FL065, en VFR, direction le premier point de passage de notre route IFR. La clairance arrive, FL070 au lieu du FL080, direction Rolampon. Parfait ! Passé Rolampon, Paris ne nous autorise pas Amboise directe : Francis devra négocier longuement avec une contrôleuse débutante pour finalement obtenir une directe sur Nantes, toujours au FL070. Merci Madame, mais vous auriez pu faire plus rapide en évitant cinq messages "F-BH je vous rappelle"....
Le vol se déroule tranquillement, sauf que, à 30 mn de Nantes environ, nous passons IMC, avec en prime quelques orages sur notre gauche... Gulps ! Alexandre, aux commandes, est plus que tendu, c'est la première fois qu'il se retrouve dans un nuage et là, il n'a pas les conditions les plus favorables. L'appareil se fait aspirer vers le bas : FL065 au lieu de FL070 en quelques minutes. Alexandre tire pour remonter et.... BEEEEEEPPPPP...... l'alarme de décrochage. Plein petit pas, plein gaz, le TB10 remonte doucement.
Francis demande un guidage radar à Nantes Approche.
"Tournez au 250, descendez au FL050"
"F-BH descendez 2000 ft QNH 1017"
etc.
Dans le lointain, je commence à apercevoir la piste 03, toute éclairée. Forcément, il pleut, cela n'arrive qu'à nous ! Nous arrivons à 100 kt. Francis prend les commandes puis réduit tout une fois le seuil de piste passé : posé, pas cassé, nous roulons sur la piste détrempée.
"F-BH vous restez pour la nuit ?" demande le contrôleur
débutant.
"F-BH, nous sommes basés ici, Aéroclub
de l'Aérospatiale" répond Francis :-)
"Autant pour moi, roulez au parking et quittez,
bonne soirée".
3h15 bloc/bloc ce coup-ci, un vol splendide, mais quelle fatigue, après une aussi longue journée aéronautique. Le TB10 est à peine rentré dans son hangar que Dame MTO lâche ses foudres et ouvre les vannes sur le toit du hangar : quelle douche !
Que retenir de cette journée ? Ben qu'une rencontre colibriesque, avec Anne-Céline. J'ai bien cherché des casquettes pilotlist, je n'en ai pas vu du tout. Une chose est certaine : nous reviendrons l'année prochaine !
kenavo,
Eric BERTREM / LFRZ
Voici une autre vision d'Epinal, la version "VFR arrivé le samedi" avec beaucoup moins de pendules dans l'avion.
D'abord se trouver un Fox Papa - ben oui, on va à un rassemblement de constructeurs amateurs ! La victime est toute désignée, puisque le Sirocco F-POIL et son propriétaire-constructeur-colibri Patrick Cottereau m'avaient fait découvrir le rassemblement du RSA pour la première fois l'an dernier.
Le Sirocco ayant un coffre succinct (faut pas transiger avec la ligne ni les performances), il convient ensuite de trouver un autre avion-cargo allant à Epinal pour trimballer la tente, le sac de couchage et la bouffe (en effet le ravitaillement est un des points faibles de l'organisation du rassemblement). Le Rebel de Persan-Beaumont, un Fox-Whisky, semble tout désigné pour l'opération. Au pire, si vraiment je voulais emporter mes malles Vuitton, je pourrais négocier avec le Broussard de Persan, mais pour cette fois le Rebel suffira.
Se munir bien évidemment de la casquette de colibri, d'un appareil photo, de crème solaire, de la liste des numéros de portable et des immatriculations des colibris prévus. Idéalement, si vous l'avez sous la main, emmenez également un énergumène genre Benoît de Mulder, capable de reconnaître un avion et de vous restituer son historique complet en ayant seulement entr'aperçu deux centimètres carrés de sa dérive au décollage.
En pilote consciencieux, vous aurez également lu le NOTAM (qui ne vous dira rien sauf de vous référer aux AIP) et avec un peu de chance trouvé les dits AIP dans, par exemple, les suppléments aux cartes VAC. Ainsi vous saurez, comme 75% des pilotes, qu'il est inutile et encombrant de s'annoncer sur la fréquence à 10NM du terrain, alors que le contrôleur gère en moyenne 5 à 6 avions entre la finale et le roulage sur la piste. La verticale, la vent arrière, l'étape de base, il s'en tamponne, tout ce qu'il veut savoir c'est de quelle couleur et quel modèle vous êtes en finale.
Donc samedi matin, de bonne heure et de bonne humeur, vous vous téléportez dans votre char à boeufs habituel au terrain des Mureaux, joliment enchâssé dans une boucle de l'Oise. Extraction de la bête du hangar, allo météo, et décollage pour Epinal. On passe par le nord de Paris, les terrains de Persan, Le Plessis, Chalon - Vatry, le réservoir de la Marne, Neufchâteau. Il est temps d'écouter la fréquence ATIS, qui nous rappelle tout ce qu'un pilote doit savoir avant de s'annoncer à Epinal (cf supra).
La visibilité est douteuse, aussi il convient encore plus d'ouvrir les yeux pour identifier les trafics. On a visuel sur tout le monde, y compris sur un avion blanc qui pas gêné s'intègre en finale devant nous. Une remarque bien sentie le fait gicler de la finale (j'espère que c'était pas un colibri) et il repart pour un tour pendant qu'on se pose sur la piste toujours occupée (mais elle est longue, c'est pas un problème). Débit moyen : 180 avions/heure.
Les parqueurs agitent leurs raquettes fluos pour diriger les CNRA à gauche les CDN à droite (hé oui à Epinal on ne mélange pas). On trouve une place pour le Sirocco, on ferme la boutique et on commence les déambulations rituelles entre le parking CNRA, la buvette, le parking CDN, la buvette, les avions anciens, la buvette, les stands, la buvette.
Le plaisir de ces rassemblements outre les avions présentés c'est les rencontres qu'on y fait. Même si on n'a pas croisé tous les colibris annoncés, on a au moins fait un bout de causette avec Dominique Aubert (Nantes), Fabien Koppe (Pontoise), Philippe Girault et Valérie (Romorantin), François Kowal (Dieppe), Anne Vandamme et son mari (Cannes), Eric Bertrem (Saint-Nazaire) et pardon à ceux que j'ai oubliés !
Les organisateurs ayant totalisé plus de
870 avions à l'atterrissage, c'est mission impossible de vous raconter
tous ceux qu'on a vus, on peut tout au plus vous faire partager quelques
impressions forcément arbitraires et partisanes.
Beaucoup de Jodel en tous genres, d'ailes Piel,
de canards, peu ou pas de Jurca en-dehors des Tempêtes de Nangis.
Quelques belles rencontres : le Mousquetaire F-PMCM de Christophe Marguerite,
fini en 18 mois, et superbement, l'Edelweiss qui fut le premier et dernier
IFR CNRA avant de se vautrer sur la banquise du Groënland, des Europa
en veux-tu en voilà (hein Remi), un avion de loisir intégrant
VTT, hamac et malle en osier, et j'en oublie au moins 700 autres mais je
ne voudrais pas vous lasser.
Côté avions de collection surtout des habitués des meetings (Yak 52, T6, T28, Flamand, Caudron Cyclone). Côté lampes à souder y'avait du choix (Mirage, Jaguar et je ne sais quoi - j'avais pas mon Benoît de Mulder sous la main).
Côté présentations, le duo des Jaguar fut époustouflant et la patrouille des oies au coucher du soleil franchement amusante. Pour le reste on n'a pas vu, car le meeting du dimanche après-midi bloquait tout départ et compte tenu de la météo annoncée on a préféré comme 95% des participants se barrer avant le meeting.
La soirée fut très sympathique, pique-nique improvisé sous l'aile du Rebel et copieusement arrosé de champagne RSA. On ne dira rien par charité chrétienne ni du spectacle de diapos affligeant (mince, je l'ai dit) ni du feu d'artifice pathétique.
La nuit sous la tente au pied de l'avion. J'adore me réveiller sur un champ d'aviation au bruit d'un moteur qui met en route (c'est mieux qu'un réveil matin, non ?), sortir la tête de la tente, contempler un océan d'avions, jeter un coup d'oeil sur le ciel et me recoucher (ben oui quoi c'est le week-end !).
Après quelques ablutions et petit déj’
reconstituant, pliage de tente, ultimes déambulations, prise de
météo et coordination de la prochaine étape avec le
Rebel et le Broussard qui rentrent sur Persan. Conclusion : entre Epinal
et Paris y'a que 2 endroits où on peut déjeuner, Vittel (c'est
trop près) et Fontenay Trésigny.
On met le cap sur le Bréguet Deux Ponts
qui abrite le restaurant et on arrive en ordre dispersé après
une nav sans histoire (pour le Rebel, ce fut autre chose).
Et puis chacun rentre chez soi, le Sirocco aux
Mureaux, les autres à Persan. On se quitte verticale Persan après
un peu de vol en patrouille. Salutàvous ! A la prochaine !
Anne-Céline
Le rassemblement RSA 2000 à Épinal m'a donné l'occasion de faire à la fois une nav sympa, un Rascoll et de voir de beaux avions. Je suis parti de Romorantin avec Valérie, membre également de l'aéro-club de Sologne, avec le D112 F-POIF, appareil fabriqué par le club en 1967, qui a formé des générations de pilotes et sert aujourd'hui aux élèves du BIA.
Nous sommes partis vendredi en fin de matinée avec l'intention de faire une escale à Vittel, terrain situé à 8 NM dans le sud ouest d'Épinal. Un fort de vent d'est, réduisant notre vitesse sol nous fait craindre pour notre autonomie et nous oblige à faire une escale supplémentaire à Auxerre pour ravitailler. Ce terrain est très sympa, nous ne payons pas de taxe d'atterrissage car nous avons un avion en CNRA, nous faisons un petit tour chez Bayo Import où Valérie en profite pour faire remplacer une vis perdue sur le micro rail de son casque, réparation effectuée gracieusement :-), nous déjeunons au restaurant situé sous la tour (menu à 65 F). Donc une escale à recommander.
A 14 h nous repartons pour Vittel, 1h35mn après nous sommes vertical terrain, le terrain est enclavé dans le golf et faisons une magnifique finale sur l'hippodrome et le golf. Nous traversons à pied le golf et la station thermale pour nous rendre en ville. A notre retour, nous assistons à une splendide finale glissée d'un Piper classique immatriculé en Angleterre. Nous l'attendons sur le parking c'est un superbe Piper Vagabond (biplace côte à côte). Nous faisons connaissance des propriétaires, c'est un jeune couple qui vient également à Épinal et va passer la nuit à Vittel.
Nous redécollons vers 17h15 pour Épinal, c'est un vol très court, juste le temps de prendre l'ATIS, et nous sommes vertical du terrain. Valérie, en respectant les procédures, s'intègre en début de vent arrière pour la piste en herbe et s'espace avec l'ULM qui nous précède, nous sommes n° 2 pour la piste en herbe, en fin de vent arrière nous voyons arriver directement en étape de base un Piper Cub, il semble s'aligner sur la piste en dur, d'ailleurs le contrôleur l'autorise pour la "dur", mais en courte finale le Cub nous coupe le route et se pose sur l'herbe. Valérie s'annonce en remise de gaz, le contrôleur très zen lui annonce qu'elle peut prendre l'autre piste. A 100 ft sol Valérie exécute une magnifique baïonnette, s'aligne sur les pointillés, maintient le POIF à 1 m sol en palier pour ne pas trop rouler, se pose, léger pédalage pour ralentir (le POIF a des freins uniquement en butées de palonnier) et dégage à l'avant-dernière bretelle, en face du chapiteau du RSA. Y'a pas à dire elle maîtrise la bête (entraînements réguliers sur D112 et remorquages de planeurs avec le Piper Pawnee doivent y être pour quelque chose).
Nous suivons les ordres du parqueur pour garer l'avion,
et faisons connaissance de nos voisins. Notre voisin de droite a un magnifique
Van's RV-4 (F-PAUR) basé au Plessis Belleville, il reconnaît
le POIF car il a volé à Romorantin dans les années
80.
Nous arpentons ensuite le parking CNRA à
la découverte d'avions qui me sont bien souvent inconnus c'est fou
la variété des avions "construction amateur". Je suis également
surpris par la proportion d'avions immatriculés à l'étranger,
les Anglais sont venus en force et n'ont pas hésité à
faire traverser la Manche à leurs Jojos, Luscombe et autres Piper
classiques. L'après-midi avançant, nous voyons les tentes
se monter auprès des avions, car ici tout le monde campe à
coté de son avion. Samedi matin, je fais, grâce à la
casquette Pilotlist (merci David), ma première rencontre avec un
colibri de Nantes, Dominique Aubert, qui veut se construire un "Loiret",
avion qui n'existe, pour l'instant, que sur papier.
Puis le F-POIL arrive avec Anne-Céline et Patrick Cottereau, dans l'après-midi je fais connaissance d'Anne Vandamme et de son mari puis de Fabien Koppe qui vole à Pontoise.
En début de soirée et quelques bouteilles de champagne plus tard, un pique-nique est organisé grâce au Rebel cargo de Persan-Beaumont qui a transporté une glacière bien remplie, (voir le reportage photo d'Anne-Céline), puis nous assistons au feu d'artifice du RSA.
Dimanche matin, le prévisionniste météo, n'est pas optimiste il y a déjà des orages sur la région centre, nous plions le camp rapidement, mettons en route et taxions derrière une file impressionnante d'avions également prêts au départ. Nous manquons de peu Eric Bertrem qui nous a vu passer sur le taxiway. Nous décollons vers 10h30 et sommes un peu inquiets lorsque sur la fréquence de Seine Info nous entendons des avions faire demi-tour à cause d'une ligne de grains entre Joigny et Auxerre, quand nous arrivons à Auxerre, 40mn plus tard, il n'y a plus rien et nous parvenons sans problème à Romorantin vers 13h. Ainsi s'achève un beau week-end aéronautique.
Philippe Girault
AC de Sologne - Romorantin
AC Le Chesnay UTA - Saint Cyr l'Ecole
Samedi matin, départ de Paris en direction
des Vosges que je connais bien pour avoir de la famille qui y réside.
Le trajet est réalisé en voiture, appareil certifié
pour toutes les conditions météo, de jour comme de nuit ce
qui va me permettre de rester toute la journée du dimanche.
Arrivée dans l'après-midi, et direction
le parking CNRA pour admirer la diversité qu'il peut exister dans
cette catégorie d'appareils : on est à l'opposé des
alignements de Cessna et des traditionnels Robin d'aéro-clubs. Chaque
avion a sa livrée, son équipement et la plupart du temps,
un propriétaire différent. Entre des Vari-ez, des Falco,
un Ibis et une centaine d'autres appareil, j'aperçois le Sirocco
de Patrick Cottereau où une rencontre de colibris est en train de
se former.
Première rencontres colibriesque pour ma
part, enfin, presque, puisque mon instructeur s'est avéré
être un colibri.
Le dimanche, retour sur le terrain pour le début
du meeting. Se succèdent dans le désordre, une démonstration
de voltige
radio-commandée, un vampire, un duo de vari-ez
avec fumigène, la patrouille des tempêtes de Nangis, un duo
de vampire, un démonstration de voltige de Pitts, puis une autre
de Zlin - particulièrement impressionnante, car elle s'est faite
dans un mouchoir de poche et à proximité du sol ! -, puis
c'est le tour des Yak52, Yak11, et autres avions des années 40.
Ce meeting complet et réussi sera cloturé par des avions
militaires plus modernes et au son moins mélodieux qu'un 12 cylindres
Renault ou un Merlin hésitant au démarrage.
Fin du meeting, et rencontre avec un autre colibri,
Willy Gruhier et Anne venus présenter un Yak52.
Un beau week-end aéronautique s'achève
et il est temps de mettre le cap sur l'Ile-de-France en passant sous les
orages.
Fabien.
LFPT.
Retour d'Epinal
La casquette a bien fonctionné. Bien
sympa ce week end avec en prime un repas de clôture bien arrosé
entre colibris le samedi soir
Le retour par la route m'a permis de cogiter et
ce matin j'ai commandé la liasse du JPM 03 LOIRET à
Jean Pierre Marie
De bonnes annees à venir et il sera sans
doute difficile d'égaler la qualité du travail de certains
mais faut pas se décourager dès le début
A+
Dominique Aubert