Un Rascoll improvisé à Yeu

> Dimanche, après un pot au bar de l'escadrille et un nouveau déjeuner à la crêperie, on reprend l'air sous le soleil, direction La Rochelle, où on va saluer Patrice.

Effectivement, Olivier et Cédric étaient bien au bar de l'Escadrille dimanche dernier !

Joël.

Samedi matin, on hésitait un peu à partir à l'île d'Yeu, au vu de ce que nous disait la météo. A Blagnac, le prévisionniste m'avait montré les images satellite, et avait l'air très pessimiste sur nos chances d'atteindre l'île.

Finalement, on est partis, Cédric, sa mère et moi, dans le Cessna Rocket.
Un peu avant Bordeaux, les nuages nous obligent à descendre du niveau 65 au FL045. Puis au niveau de la centrale du Blayais, les nuages de plus en plus bas nous font descendre à moins de 2000 pieds.

Alors qu'on arrive sur l'embouchure de la Gironde, on passe sous le passage nuageux. Les gouttes de pluies s'écrasent et crépitant sur la verrière pendant qu'on passe sous les nuages noirs. Derrière, on voit le soleil, on peut donc s'y engager sans crainte.

On continue à longer la côte, et bientôt apparaît l'île d'Oléron, puis l'île de Ré. A l'extrémité nord de celle-ci, nouveau grain. On ne voit plus rien devant, il faut faire demi-tour.

On envisage un déroutement sur La Rochelle. Mais sur la côte, la visi a l'air bonne. La tour de la Rochelle nous confirme une bonne visi vers le nord, le long de la côte. On longe cette dernière, et on arrive devant les Sables d'Olonne, noyés sous la pluie. Puis on met le cap directement sur l'île d'Yeu.

C'est parti pour 31 NM de traversée maritime, à moins de 2000 pieds. En cas de panne, ce serait le bain, on a donc pris les gilets de sauvetage, bien sagement rangés à portée de main, et j'ai déposé un plan de vol.

Au milieu de la traversée, un gros grain nous oblige à faire un détour.
Finalement, l'île apparaît, et on se pose quelques minutes plus tard, avec un bon vent de travers mais sous le soleil.

On fonce à la crêperie du port, où on déjeune au soleil. L'après-midi, on fait une partie du tour de l'île pour la faire découvrir à la mère de Cédric, dont c'est la première visite. Notre vaillante 4L s'arrête derrière une non moins vénérable 104 immatriculée 31. C'est l'occasion d'engager la conversation avec ses propriétaires, un couple de Toulousainggs arrivés le jour même pour 15 jours de vacances. Ils sont jaloux comme des poux (cailloux, choux, genoux...) quand ils apprennent qu'on est arrivés à 14h15 après avoir quitté Toulouse à midi. Eux sont partis à 8h du matin, et sont arrivés... après nous ! Temps de transport trois fois plus long que le nôtre. Ca a du bon, l'avion ! :-)

Samedi soir, je fais découvrir le bar de l'escadrille. Ce soir, c'est un trio de chanteurs de l'île, et ils savent mettre l'ambiance. Pêcheurs, islais et iliens de passage reprennent à tue-tête les refrains des chansons de marins, et frappant dans leurs mains.

"Partons, la mer est belle
Embarquons nous pêcheur
Guidons notre nacelle
Ramons avec ardeur
Au mat hissons les voiles
Le ciel est pur et beau
Déjà la blanche étoile
Guide nos matelots"

C'est une de mes préféres, avec Santiano. J'ai failli y laisser ma voix !

Vers 1h30, juste avant la fermeture, on quitte le bar, où l'alcool commence à en échauffer sérieusement quelques uns ! :-)

Dimanche, après un pot au bar de l'escadrille et un nouveau déjeuner à la crêperie, on reprend l'air sous le soleil, direction La Rochelle, où on va saluer Patrice. ON en profite pour vendre un Garmin 196... :-)

La dernière branche du trajet est un régal pour les yeux, avec de nouveau les îles de Ré et d'Oléron, et l'estuaire de la Gironde, tout ça vu de haut, puisqu'on est montés au niveau 115.

Arrivée à Toulouse à 20h30, juste avant que l'orage n'éclate...

Bilan, un très agréable week-end, qui n'aurait pas été si dépaysant si on s'était contenté d'écouter le prévisionniste (à qui je ne jette aucunement la pierre par ailleurs). Nous sommes allés voir, sans jamais se mettre en danger, en ayant toujours une porte de sortie, en prévoyant les déroutements quand on allait vers le mauvais temps.

Ca aurait pu ne pas passer, on aurait pu être obligés de se dérouter, on a pu passer, mais on a toujours volé en sécurité, et en côtoyant le mauvais temps, on enrichi notre expérience, ce qui est toujours bon a prendre...

Olivier

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