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| Pour distraire
Francis dans sa riante ville d'Auxerre, Val et moi avions projeté
de lui rendre visite, venant chacun de nos aérodromes respectifs,
samedi 9 février. La météo en ayant décidé
autrement, ce beau projet tomba à l'eau.
Samedi soir, pourtant, le colibri Vincent Gomez me propose de remettre ça le lendemain, au départ de Toussus. Ce dimanche midi, donc, nous voilà sur le terrain. Je suis à la bourre, et quand j'arrive, le commandant a fait le plein et la prévol : le DR400-120 n'attend plus que ses deux passagers : White et moi. Rapide installation à bord, et c'est parti. Pas d'attente au point d'arrêt, Toussus est désert. Cap sur Auxerre via RBT et Nemours. Ca secoue un peu au début, puis ça se calme. Le plafond ne nous permet pas de voler à 2000 pieds, mais à 1500 c'est parfait. On fait coucou aux rochers de la forêt de Fontainebleau qui nous rappellent notre enfance quand nous allions les escalader (enfin nos enfances à Vincent et à moi, White n'était pas encore né). On reste d'ailleurs dans l'enfance puisqu'on parle de la soirée Gloubi boulga night à laquelle j'ai participé vendredi soir. Vincent y serait bien allé, s'il avait su... Vérifions de ne pas appuyer sur l'alternat par erreur, parce que les autres seraient surpris d'entendre chanter "L'île aux enfants" sur la fréquence... A 12 minutes du terrain, je tente un appelle pour prévenir Gligli de notre arrivée. "Auxerre, du F-QU colibri, bonjour..." Pas de réponse. Nouvelle tentative 5 minutes plus tard, sans plus de succès. Vincent rappelle ses prérogatives de commandant de bord : "Bon, le prochain message, c'est moi qui le fait, et je le fais sérieux, hein, je ne dis pas "colibri" !" Très belle phraséo de Vincent, mais résultat, à ne pas utiliser le mot "colibri" dans la phraséo, Francis aura du attendre le dernier moment pour avoir confirmation que c'était bien nous. Alors qu'on intègre le circuit, un DR400 quitte le parking. On le croise au point d'arrêt alors que nous libérons la piste. Ce n'est pas la voix de Francis à la radio, mais il serait bien en place droite. Je tente : - "F-HV, auriez vous un GLIGLI
à bord, par hasard ?"
Ha, ça c'est la voix de Gligli ! C'est bien Francis, ça... Il part juste au moment où on arrive !! - "Bon, bin on va boire un
verre en t'attendant, Francis !"
Bon, espérons que l'agent AFIS n'écoute pas les bandes en rentrant de week-end... :-) Vincent, White et moi attendons donc Francis... dehors. On a bien essayé d'entrer dans le club, mais Francis a fermé les portes à clé. Toutes les portes de l'aérogare sont fermées. Bouh... Et pi il fait pas top chaud, à Auxerre, en février ! Francis s'annonce en encadrement, mais fait des zigzags bizarres en courte finale... Serait-il trop haut ? Toucher, remise de gaz, et virage à basse hauteur au dessus de nos têtes. Tsss... :-) Finalement, après un petit vol local, il consent à revenir se poser pour nous ouvrir les portes du club. Mais ya rien à boire !! Grrrrrrr... Il se rattrape avec des chocolats et des bonbons. Traditionnelle photo de colibris devant la carte de France. Un BE76 s'annonce. Espérons qu'il va venir jusqu'au parking, des fois que ce soit Sam ! Et non, ce n'est pas lui ! Petite photo quand même de la Duchess, qui arrive sous une trombe d'eau, qui ne dure heureusement pas. Le temps du mini-rascol, la pluie s'est arrêté. Il va être temps de remettre le cap sur Paris, parce que la nuit arrive vite et que, pour le retour, on n'aura pas le vent dans le cul. Francis part au même moment en C152 avec un élève. Par respect pour notre hôte, Vincent le laisse quitter le parking le premier. Mais les essais moteurs du Cessna sont bien longs, alors les nôtres terminés, on le grille. - "Tu remontes la piste derrière
nous, Francis ?" que je demande, soucieux de ne pas vexer le Gligli.
On s'aligne bien au milieu de la 19, et on fait des appels de phare au petit 152 qui nous arrive droit dessus. Il se range sur la raquette pour nous laisser décoller. - "Xiii, tu as ton appareil
photo paré, vous nous attendez dans le tour de piste pour un petit
vol en formation ?"
On décolle, et on attend le C152. Heu, va falloir ralentir et sortir de la tôle, parce que si on ne fait pas un peu de vol lent, il ne nous rattrapera jamais, le C152 ! Ayé, un Gligli déchaîné nous rattrape maintenant à fond la caisse (enfin uniquement parce qu'on a passé la marche arrière). - "Allez tout droit, j'assure l'espacement" nous dit le maître Yoda Et le Gligli s'approche en effet tout près. Heureusement que lui a des ailes hautes, et nous des ailes basses, comme ça elles ne se touchent pas ! :-) Je mitraille avec l'appareil photo, avant que Francis ne nous fasse un superbe break. Nous continuons notre route vers Chailley pour voir un peu à quoi ressemble feu-le terrain de M. Duc. Effectivement, il est à 100 mètres de l'usine... Cap maintenant sur Toussus, via Moret où nous faisons un petit toucher. Sur la route, on fera aussi un très léger détour pour faire une verticale de la Ferté. Et c'est RBT, Sierra puis l'atterro sur la 25 de Toussus. On arrive au parking, mais tiens donc, quel est donc ce petit Jodel rouge et blanc ? C'est le Jojo de Philippe ! Et hop, encore un petit rascol improvisé. Dommage, on a raté de peu Anne-Céline. Retour sur Paris pour terminer ce rascol au resto, et dans la voiture, nous parlons du colibri rouennais Olivier Sarrouy, dont nous n'avons pas de nouvelles depuis un moment. Quelques minutes plus tard, à un feu rouge, on nous fait signe dans la voiture à côté. C'est... Olivier Sarrouy avec ses parents ! Incroyable... Encore une chouette journée avec de nombreux rascols, prévus et imprévus... Olivier Plus de photos : http://xiii.net/voler/auxerre/ |