Rascoll Prunesque - 26 & 27 août 2000
Arrivée - Les Caves de Buzet - Le dîner - Dimanche matin - Castelnau/Muret - Histoires


Samedi, 02 h:25 – Météo Beurck

Bon, ben c'est pas gagné pour la nav vers Agen tout à l'heure...
Jusqu'à Fontenay (notre étape petit café colibriesque habituelle) ça devrait passer, Nantes donne des prévi acceptables.
Par contre vers le sud ... Enfin, on fera le maximum pour arriver !

Nantes (TAF long) :
LFRS 251600Z 260018 VRB05KT 9999 SCT040CB BKN080 TEMPO 0006 VRB15G25KT 6000
TSRA SCT015 BKN040CB BECMG 0608 24012KT 9999 SCT020 SCT040 TEMPO 1016
8000 -SHRA SCT020 SCT025CB BKN040

Bordeaux :
LFBD 252200Z 260624 29010KT 9999 SCT015 FEW030CB BKN050 OVC100 BECMG 0608
5000 RA SCT005 FEW030CB BKN050 OVC100 BECMG 1012 9999 NSW SCT015 BKN030
TEMPO 0621 VRB15G35KT TSRA SCT010 FEW030CB BKN050

"Flash" Météo France (internet)
Demain Samedi :
Dégradation pluvio-orageuse sur l'ensemble du pays. Une bande de temps très nuageux à couvert donnant des pluies instables souvent orageuses traverse le pays. Elle s'étend le matin des Pyrénées et du Languedoc-Roussillon à la Normandie puis gagne la vallée du Rhône, la Bourgogne et le Nord-Picardie en milieu de journée pour toucher l'ensemble de la moitié est avant le soir. Seul le littoral méditerranéen est alors protégé des intempéries grâce à la tramontane qui s'établit. Quant à la Corse elle ne subit que des passages nuageux sans conséquences. Attention, Météo-France prévoit des pluies souvent marquées et des orages localement forts s'accompagnant parfois de grêle sur les régions au sud de la Loire. Vent de sud jusqu'à 60 km/h en pointes dans la vallée du Rhône et fortes rafales sous orages.
A l'avant de cette bande pluvio-orageuse, le ciel se voile et des ondées éparses peuvent se produire. En début d'après-midi des orages démarrent déjà sur les Alpes et le Jura.
A l'arrière, un temps plus variable avec d'es éclaircies entrecoupées d'averses s'installe poussé par un vent d'ouest, soutenu sur les côtes. De la Bretagne à la Vendée en début de matinée, cette relative amélioration gagne progressivement la Basse Normandie, la Touraine, le Poitou-Charentes et l'Aquitaine pour atteindre le soir, l'Ile de France, le Berry, le Limousin et le Quercy.

Rodolphe qui vient de se relever pour sortir une nouvelle météo...


Samedi, 08h34 – Au pied de l’avion

Je suis à côté de l'avion, destination Agen...
Vite une MTO et un coup d'oeuil sur les tafs et métars. Tiens, il pleut sur le Massif Central, mauvais présage.
On va contourner par Limoges. Là, c'est le pompon: ... 0312 VRB15G35KT 2000 TSGRRA BKN005 BKN 030CB... m..., m... et M.....
Je crois que les Prunneaux vont devoir se passer des Alsaciens.
Vive le vol VFR !

Bon WE et bons vols à tous, faites attention à bien contourner les CB parce que un peu trop près ça secoue très très fort !

Pascal
Mulhouse Habsheim


Samedi, 19h04 – Tentative de Rascoll à basse altitude

A environ 600 pieds sol, le glorieux PA 28 muretain cherche le passage le long des collines de Gascogne. A ma gauche, concentré sur les commandes, François Favier suit les instructions que je lui donne, en reconnaissant villages, routes et forêts.
Il fait vraiment très mauvais.
A l'arrière, Jean Noël Hardy et Alain Blandy n'ont pas l'air de s'en faire, et pourtant, il fait vraiment très mauvais.
A à peine 15  nautiques de Muret, on fait demi-tour pour revenir vers le terrain, car il est certain que ça ne va pas passer.
Retour tangent car la bruine n'est pas loin d'atteindre l'aérodrome lorsque nous arrivons en vent arrière.
Une fois revenus au parking, on attend encore une éventuelle accalmie jusque vers 18h00, mais bon, c'est fini pour ce soir, on bâche.
Désolés de n'être pas avec vous ce soir, ne serait-ce qu'un petit moment, mais le jeu du VFR a des limites qu'on préfère ne pas transgresser.

Mille bises à toutes et à tous.

J.Darolles
Muret

C'est vrai, je ne me faisais pas trop de souci malgé l'importance du double enjeu:
1- rencontrer enfin des colibris jusque là très virtuels pour la plupart (même si leurs propos sont parfois vigoureux),
2- transporter dans notre avion casseroles et saladiers réclamés par Hugues Jourdan (déjà à Agen par ses propres moyens) avec véhémence...
C'est vrai aussi, JD est redoutable pour la navigation chirurgicale dans la région de Toulouse (comme s'il connaissait les cartes au 1/5000° et le cadastre par coeur), car il reconnaît chaque bois, maison ou sentier...
Mais "prudence est mère de sûreté", alors ce sera pour une prochaine fois...
Et dimanche, il faisait beau... mais trop tard !
Et chance, vers 19:00, j'ai pu voir quelques colibris de passage à Muret...
A plus
Jean Noel


Dimanche, 11h20 - Rascoll à Castelnau

Le formidable rascoll d'Agen se déplace ce midi vers le rassemblement Jodel de Castelneau, suivi d'un regroupement à Muret.

Un premier merci aux amis d'Agen :)

A toute !

Patrick


Les petits pruneaux savent recevoir

Effectivement on peut le dire, les pruneaux savent recevoir.
Tout était parfaitement orchestré (à l'exception de la météo!).

Devant venir de Bordeaux, je me suis dégonflé et y suis allé en voiture (c'est pas beaucoup plus long). Sur l'autoroute, je n'ai pas regretté mon choix, ç'était vraiment pas volable par endroits. Dommage. Les Tarbais n'ont pas pu passer également, ainsi que les Bretons et Fontenaisiens (?) qui se sont arrêtés à La Réole (pour nous rejoindre en fin d'après-midi, ils vous le raconteront sans doute eux mêmes quand ils seront rentrés.

Samedi matin, on a juste vu arriver un Rallye de Lyon et un Wassmer de Toulouse Lasborde.

Environ une quarantaine de personnes au buffet du midi et plus d'une soixantaine (à vue de nez) au repas du soir, le tout dans le hangar de l'aéro-club.
Organisation impeccable, merci à Christine et toute son équipe.

André Rabin


Merci aux petits pruneaux

J'arrive d'Agen où nous avons eu un rassemblement super sympa malgré la météo
douteuse d'hier qui a empêche  certains colibris de venir de l'est. Un grand merci à Christine, Dominique, Malika et tout l'aéro-club d'Agen pour leur superbe accueil et l'énorme travail d'organisation. A bientôt à tous.
Philippe Berthelot


Agen le dimanche

On a hésité, on a annulé, puis changé d'avion, puis encore annulé, et finalement on est parti sur Agen depuis Nantes :

. Francis (IFR et instructeur)
. Christiane (passionnée de tout ce qui vole et quelques heures de planeur par le passé)
. votre serviteur, TT tout court, toujours prêt à sauter dans un engin volant et à faire une belle balade.

Là je vais en choquer : vol IFR aller, et retour ! On n'aurait pas trop eu le choix de toute façon car Dimanche matin, à Nantes, la météo était tout sauf géniale ! Donc quitte à s'amuser, autant tricoter avec nos aiguilles, hein ?!

Un p'tit remplissage du TB10 qui, sans cela, n'aurait pas pu voler 30 mn tellement il était vide, la clairance IFR et nous voici en train de décoller piste 21 pour rentrer dans la couche quelques minutes plus tard. Je serai au commande pour l'aller et le retour, Francis est en place droite et me prodigue moultes conseils, fort utiles quand j'essaye de tricoter avec toutes ces aiguilles qui s'agitent devant mes yeux.
VOR, ADF, horizon, taux de montée, GPS, y'a de quoi voir :-) Surtout, ne pas regarder dehors, ne pas regarder dehors et tenter de tenir un cap... gulps !

Facile à dire car ça secoue sec par moments dans ces nuages avec lesquels j'aime tant flirter lors des vols VFR. C'est d'ailleurs une expérience intéressante : rentrer sciemment dans un nuage en VFR, c'est complètement différent du PSV pratiqué dans un ciel dégagé, avec des lunettes sur les yeux.

Bref, FL070 pour Agen , avec une directe sur Cognac, puis une arrivée sur Agen, sans contrôle. Je passe les détails du vol, ce sont 2 h tout à fait ordinaires, surtout après La Roche sur Yon : la météo était excellente, le vent nous poussait dans le bon sens (126 kt au GPS). L'arrivée sur Agen fut plus amusante : 2400 ft pour passer AG, la balise locale, à moitié dans les nuages. Eloignement pendant 1 mn 30, puis retour sur la balise. L'aiguille de l'ADF bascule une fois au dessus de l'émetteur, nous virons et hop, la piste se dévoile devant nous. GENIAL !! J'avoue ne pas avoir tout compris ce que Francis m'a dit de faire, mais le résultat était là, plutôt convaincant semble-t-il. Va falloir que j'étudie de près la question :-)

Nous nous poserons sans problèmes. Au parking, l'avion est adroitement guidé par un Breton bien connu, puis rapidement entouré de nombreux colibris. Ca fait plaisir de revoir des têtes connues et d'en découvrir de nouvelles. En passant, je confirme, Pierre-Maxime est vraiment très calme, mais ce n'est qu'une impression : il a tout de même réussi à aller visiter l'intérieur d'un Citation danois qui passait par là alors que tout le monde se demandait d'où il venait, si on pourrait voir l'intérieur, etc. Ne vous fiez pas à l'eau qui dort :-))) Vous verrez sans doute passer une photo, avec d'un côté un grand Jérôme, amateur de crème me semble-t-il, de l'autre un grand Eric, et au milieu, Miss Ile d'Yeu (sans cuisses rouges, mauvaises langues que vous êtes !!), en la personne d'Anne-Céline : mémorable !

Une p'tite démo de Palm par Christophe, un chargement d'adresse via infra-rouge sur le GSM de Daniel, voilà qui m'a convaincu d'investir prochainement.

Arrive le repas, constitué des "restes" de la soirée précédente. Eh ben, par "restes", nos p'tits pruneaux n'ont pas fait les choses à moitié : foie gras, melon, pizza, quiche, fromage, salade, et j'en oublie. Merci pour l'accueil et la qualité du repas, c'était génial ! Je crois que Francis a pu faire sa cure de foie gras, pendant que Christiane et votre serviteur en faisaient de même :-)

Avant le départ, 3 caisses de vin ont pris place à l'arrière du TB10, transformé pour l'occasion en bistrot volant.  Un coup de chapeau à nos producteurs-colibris locaux pour la qualité du produit (j'ai testé une fois rentré à la maison... hips !).

P'tit coup de GSM au BRIA de Toulouse pour avancer notre plan de vol, et hop, 3/4 de gagnés : merci Madame !
Super accueil des contrôleurs d'Aquitaine Approche qui nous ont négocié le FL080 via Cognac et Nantes : sympa, on apprécie le service et l'amabilité.

Le vol retour fut superbe, avec une visi des plus impressionnantes, et la vue, là bas au loin, d'Oléron, de l'estuaire de la Gironde, de la Rochelle et de l'Ile de Ré. On en redemande, encore, encore, deux heures de pur bonheur pour rentrer sur Nantes, tout le monde à bord ouvrait grand les yeux.

L'arrivée à Nantes se corse un brin, avec un DR400 annoncé à nos midi à 3 NM, cap opposé... gulps !! Je transforme le TB10 en sapin de noel en allumant tous les phares mais non, nous l'avons perdu de vu. Le contrôle nous rassurera rapidement, il est passé, on ne l'a pas croisé, ouf !

Voilà une journée géniale qui se termine. Comme à chaque vol, plein d'images restent en tête, plein de nouveaux visages de colibris, encore un petit peu plus d'expérience sur un avion ma fois pas si mal que ça (un conseil, au delà de 2 m, allongés le siège et pilotez en position relax :-)) ), un estomac bien rempli (encore merci !) et l'envie de remettre ça le plus tôt possible (gulps, mon compte bancaire).

Sur la route du retour Nantes / St Nazaire, coup de fil à JPP : les Lyonnais sont bien rentrés à Lyon, parfois secoués, mais sains et sauf.

Eric Bertrem


Etabli en finale 34 de Bron…

c'est fini ... snifff

vivement le prochain ;-)

Jean-Pierre Paralis
 
 
 


Bien rentrés

après 2h38 de vol avec quelques turbulences thermiques.
Merci encore à tous pour le super accueil et ces succulents repas gascons.
La tradition culinaire du lot et Garonne, ce n'est pas une légende ! J'en connais certains qui vont avoir besoin de "citrate de bétaine" !

Et quelle classe pour notre vol de retour où j'ai même pu me manger un sandwich au foie gras (merci Martine pour le foie gras hum ... ) mieux que sur un vol en business class !

Christophe Molinier


Un grand merci à tous !

Un vol superbe à l'aller et au retour malgré quelques craintes concernant le ciel lyonnais.

Sans oublier l'accueil à Agen.
Un grand merci

Z@bou


Merci à mon 1/2 club

Je laisserai la plume de Rodolphe Braud raconter l'aventure, moi j'écrirai seulement ceci

LFBD 260530 03003 KT 8000 TS SCT003 SCT028CB BKN050 20/19 Q1011 TEMPO 3000
TSRA SCT020CB

sinon c'était GEANT

Jean-François Buc


Vol retour sans problème
avec Zabou qui nous a fait une super nav malgré les émotions de son séjour à Agen !...

Et JPP tout fier de son premier vol en CdB qui, après son atterro à Bron, a lâché sur la fréquence: " posé pas cassé, c'est gagné !"

Merci encore aux Pruneaux, il va nous falloir beaucoup d'imagination pour le prochain rascoll tellement ils ont été excellents...

Bernard Daval


Quel week-end !

Entre le Rascoll à Agen, le passage au rassemblement de Jodel à Castelnau et la glace au club-house de Muret...

Comme on est un peu fatigué, on attendra demain pour récupérer les dizaines de photos.

Juste un immense merci aux Agenais pour leur accueil et l'organisation sans faille. Merci Christine, Dominique, Martine/Patrick/Guillaume, Malika, M. Le président de l'aéroclub et tous les zotres... :-)

Olivier Monnot


Un grand MERCI

Moi qui n'ai pas eu la chance de venir en avion, mais celle d'être présente, avant de mettre en ligne les photos qui voudront le coup d'être scannées (non Leti et Cédric, pas sur la tête, ce n'est pas moi qui ai effacé celles de la cave ;o)) :

Un grand MERCI  à tous les organisateurs du rascoll prunesque :
- merci à Dominique, à sa maman pour nous avoir si gentiment accueilli(e)s chez elles....
- merci à Martine pour le foie gras (excellent et on reviendra en manger)
- merci à Patrick pour le Buzet (toujours aussi bon, même à Tours, j'en atteste hips...)
- merci à Malika, Betty, Guillaume, Guillaume, Florent, Marie-Line, Jean-Pierre et tous les autres... et à  tous les colibris déjà connus, nouvellement connus et à connaître.
encore une rencontre dont nous garderons, tous, je pense, un excellent souvenir...

Marilyne


Bien rentré

Le DR221 F-BOZU est bien rentré à Saint Cyr l'École, après 7h 40mn de vol  effectuées dans le week-end pour participer au Rascoll prunesque.
Un départ anticipé le vendredi en fin d'après midi nous a permis d'arriver à Agen et d'éviter le mauvais temps prévu le samedi.
Superbe Rascoll le samedi à Agen, avec pique-nique, visite de coopérative vinicole, et dîner gastronomique dans le hangar de l'aéro-club. Un grand merci à Christine et aux membres de l'aéro-club pour l'organisation de ce rassemblement et du repas du soir.
Le dimanche en fin de matinée les trois Jodel participant au Rascoll (D18, DR221, Mousquetaire) décollent pour Castelnau Magnoac où se tient un "fly in" de Jodel. Nous arrivons en plein pendant le remise des récompenses et-devinez quoi- Anne-Céline décroche une médaille : c'est la seule femme, pilote de Jojo, du rassemblement.
Après le déjeuner, nous redécollons pour Muret afin de ravitailler, préparer la nav de retour et déguster une bonne glace, merci Hugues.
Puis retour sur Saint Cyr, avec tout le long du voyage (3h 25) une petite tchatche bien sympathique avec le Mousquetaire qui rentre sur Persan Beaumont.

Philippe Girault


Merci à tous les pruneaux

pour leur dévouement lors du rascol de samedi, qui n'a pas eu la chance de se dérouler avec cavok le samedi, c'est le moins que l'on puisse dire.
pinpin et jma
alias Jean-Pierre Pinton et Jean-Marie Attard


Chronique de mon premier rascoll

Pour mon premier Rascol, je suis gâté...

Départ
Le départ était initialement prévu pour samedi matin de Toussus. Ceci dit, les prévisions de Saint Aérofax ne  m'enthousiasment guère. Sur les Temsi de 9h, 12h et 15h, on suit bien l'évolution du front, et ça gagne. Quant aux TAF, on y trouve même des +TSRA et des TSRAGR. Même si le vol est prévu IFR, ça risque de ne pas être drôle...
Je reçois vendredi au bureau en fin de matinée un coup de fil de Bruno, et d'un commun accord nous décidons d'anticiper le départ au soir même, avant que cela ne se dégrade. Le temps de passer chez moi boucler mon sac et j'arrive à Toussus à 17h30, juste en même temps que Bruno et Delphine. L'avion est déjà prêt, les pleins sont faits; en définitive ce sera un DR500 Président, F-GTMR (je crois me souvenir qu'il a déjà été présenté sur la liste).
Bruno obtient la clairance, et l'heure-bloc est 17h52; peu après, nous décollons de la 07 gauche. Mais cette fois c'est un vol IFR... Oubliées les contraintes de la TMA Paris et le virage à droite au décollage, nous partons droit sur Villacoublay, puis Orly. Pour une fois que je me retrouve en verticale Orly à quelques 5000 ft ! Un 747 de Corsair stationne longuement sur le seuil de la 26.
Le contrôleur d'Orly nous appelle : "Le niveau 80 ne sera pas possible, est-ce que vous prenez le 70 ou le 90 ?"
- Euh, vu les performances de montée, on préfère se limiter au 70...". En effet, depuis le décollage la montée s'avère pénible : 300 ft/mn au vario, pas plus. Bon c'est vrai, il faut chaud, il y a les bagages, les 4 réservoirs sont pleins (dont le réservoir auxiliaire, dans la queue de l'appareil). Mais quand même, Bruno s'attendait à mieux. Il nous faudra même faire des paliers de réaccélération pour se hisser au FL70.
De plus, la répartition des masses n'est pas optimale. J'ai laissé Delphine à côté de son mari, et me retrouve à l'arrière. Pour soulager Bruno, je m'avance sur mon siège (autant que le permet ma ceinture) et je transfère les bagages de la soute à mes pieds pour optimiser le centrage. Situation inconfortable qui durera un bon quart d'heure, avant que l'avion ne soit plus confortable à piloter.
Le vol se déroulera sans problème. Ce sera de l'IFR en conditions VMC, ce qui permet à Delphine de suivre le trajet sur sa carte VFR pendant que Bruno et moi le suivons sur nos Jeppesen.
L'arrivée sera plus sportive, car l'ATIS d'Agen nous réserve deux surprises : la piste en service est la 11, ce qui veut dire percée sur la 29 puis MVI pour rejoindre la 11, mais surtout l'ILS de la 29 est HS... Bruno doit donc se rabattre sur une percée Locator-DME, et je crois savoir que ça n'enthousiasme pas trop les pilotes IFR, en général. Une fois aux minima le contrôleur d'Agen (avec l'accent) nous autorisera quand même à atterrir sur la 29.
Entre-temps, lors de notre passage sur la fréquence tour, j'ai entendu l'indicatif du Mousquetaire de Persan, et lorsque nous atterrissons je le reconnais sans peine, avec ses occupants en train de décharger : visiblement, nous ne sommes pas les seuls à avoir voulu anticiper l'arrivée... En fait, pour ce soir, nous sommes les 5° et derniers à arriver. Outre Anne-Céline et son équipage, il y a un avion de St Cyr (Girault et Monnot), et deux de Lyon. Les Laval sont venus sans Aeroman, retenu à Lyon et qui ne pourra venir.
Comme c'est mon premier Rascol, je découvre en fait tout le monde. Accueil chaleureux des colibris locaux (pouvait-il en être autrement ?) puis direction les chambres.

Les arrivées du samedi matin.
Le samedi matin, c'est la grande question : viendront-ils ou pas ? Au fil des heures, les défections arrivent : les Vandamme, les Kritter, Rémi, Maïté,…
Christine me dit : "Finalement, vous avez bien fait d'arriver hier...".
Pourtant, nous aurons la joie de voir arriver un autre avion de Lyon (les Giangrande), ainsi que celui de Nimbus et Marie. Pour ma part, au fil des heures je découvrirai d'autres visages : Z@bou, Pinpin, JM Attard,... D'autres arriveront par la route, comme André Rabin, Marilyne, ou les muretains Hugues, £éti, Cédric et JP Lautier par exemple. Malgré deux tentatives pour venir par la voie des airs, JD et François devront faire demi-tour sur Muret.
Au programme du samedi, également, la visite de la coopérative des vins de Buzet, organisée par Patrick de Trétaigne. Quant au repas du soir, il reste encore dans nos mémoires...

Le feuilleton des Bretons
Je préfère laisser à Jeff ou à Rodolphe le soin de vous raconter leur progression par sauts de puce jusqu'à Agen, à cause de la météo. Pour nous au sol, le suspense durera jusqu'au bout, avec un final grandiose, une arrivée en patrouille à trois avions (l'Aiglon de Jeff, le PA28 de Rodolphe -avec entre autres Pierre-Maxime-, et le Mouquetaire qui était parti les rejoindre).
Eric "le grand" Bertrem, lui, nous rejoindra le dimanche matin. Encore de nouveaux visages pour moi...

Le briefing du dimanche matin.
Un autre grand moment : ce fut épique, avec plusieurs moutures successives. Dans la version finale, ça donnait à peu près ça :
"[...] Bon alors je résume : Bruno, Delphine et Tonio vont à Muret avec le DR; les trois Jojos vont au rassemblement de Jodels à Castelnau, et rejoignent le DR500 à Muret . Au passage Anne-Céline emmène Hugues, pendant que Benoît (qui faisait partie de l'équipage du Mous') ramènera la voiture d'Hugues à Muret, avec les bagages de....
- Attends, j'ai pas suivi.
- Bon, je reprends. Je disais donc [...]".
Bruno dépose les plans de vol IFR Agen-Muret et Muret-Toussus. Le trajet Agen-Muret nous donnera l'occasion de traverser quelques cumulus, nous mettant ainsi par (brefs) moments en conditions IMC totales. Même si le plus long n'a duré qu'une quinzaine de secondes, c'est ma première expérience, et ça fait vraiment une impression bizarre, quand ça turbule en l'absence totale de références visuelles, et sans l'inertie d'un gros navion ; surtout que dans un avion de ligne, la petitesse des hublots ne donne pas vraiment l'impression "d'être dedans". Alors que la verrière bien dégagée des Robins ne nous cache rien de (l'absence de) spectacle extérieur...

Deux rascols au lieu d'un.
Le contrôleur d'approche de Toulouse nous signale un trafic VFR convergeant vers Muret. C'est en fait le Mouquetaire, qui revient de Castelnau et nous précède tout juste. Bel exemple de synchronisation colibriesque totalement improvisée !
La percée se faisant sur la 12, avec une MVL pour atterrir en 30, nous rejoignons le circuit derrière le Mous' et un avion muretain. Ce dernier nous propose gentiment de prolonger sa vent arrière afin de nous laisser passer devant. Sympa, non ?
A peine posés, les 3 avions colibris (le Mous', le DR221 de St Cyr et notre DR500) se ruent vers la pompe pour biberonner. Et voilà Hugues investi pompiste de service.
Nous attendrons en vain l'arrivée de JD. Par contre, deux autres avions colibris nous rejoindront : celui de Rodolphe et celui de Nimbus. Deuxième Rascol du week-end.
Pierre-Maxime me paraît un peu nostalgique. Je me dis qu'évidemment, après les jours de folie des WAC, Muret doit lui paraître bien calme...
Les deux Jojos repartent pour rentrer vers leur terrain respectif, puis, une heure après c'est notre tour; nous laissons derrière nous les deux autres avions. Cette fois, le DR monte sans problème au FL70, mais il fait moins chaud que vendredi.

Retour.
Bruno voulait me faire profiter d'une arrivée IFR de nuit, en longeant Paris; le créneau est assez étroit, car il ne faut pas dépasser 22h30, heure de fermeture de Toussus. En fait, nous ferons du 135 kt de moyenne, et nous arriverons au crépuscule (c'est pas mal non plus, je vous le garantis). Durant ce vol, nous ne serons jamais réellement dans les nuages. A chaque fois que nous approchons d'un banc de nuages, un trou de souris se matérialise juste dans l'axe de l'avion, et nous effleurons les cumulus de tous les côtés mais sans jamais les toucher. Comment les contrôleurs ont-ils fait pour réaliser ça ? ;-))
Nous finirons juste au-dessus de la couche, avec cette impression de glisser au ras du tapis... Non, ce n'est pas de la poudreuse, je ne suis pas sur des skis mais au FL80 (le contrôleur nous a fait monter entre-temps)...
L'arrivée sur Toussus sera magique, juste au crépuscule : les lumières de la Tour Eiffel légèrement à gauche, celles d'Orly à droite, celles de Roissy dans le lointain... Aucune difficulté pour reconnaître les sites caractéristiques de Paris, malgré la luminosité qui diminue.
Après un virage de procédure, Bruno atterrit sur la 25 droite. Le temps de ranger l'avion, puis nous nous séparons après deux jours bien remplis.

Beaucoup de souvenirs se bousculent dans ma tête, que de visages nouveaux découverts en 48 h... Et l'ambiance...
Merci à Christine et à son équipe, ça n'a pas dû être simple pour eux, entre les arrivées anticipées, les annulations, les réservations d'hôtel à corriger en permanence ou presque... Du fond du coeur, bravo et merci encore.

Tonio.
alias Antonio Mesaglio

PS : C'est quand le prochain ?

Le plaisir de te lire sera notre remerciement.
Sois en remercié toi aussi. On ne fait pas des rascoll rien que pour les entendre raconter, mais ça contribue à donner l'envie de recommencer. Où la prochaine fois ?
A bientôt au hasard de nos vols
Patrick de Trétaigne


Encore merci !

Pour une première expérience de rascol, même si la météo n'était pas excellente, elle ne nous a pas empêchés de faire de nombreuses connaissances.

Que dire de plus que ce qui a déjà été dit quant à l'excellence de l'accueil à Agen ?

Encore merci !

Corinne & Frédéric Giangrande


Recette de la mousse au chocolat

Vous en avez entendu parler par nos colibris sur le retour, d'autres me l'ont demandé.

Elle se trouve tout simplement sur les tablettes de Nestlé Dessert de 200 gr :

Pour 6 personnes

200 gr de Chocolats noir supérieur (mini 50% de cacao)
6 oeufs
un pincée de sel

Matériel
deux saladiers
une grande casserole
une petite casserole
une grande cuillère en bois
un fouet
un fouet électrique

1-Faire fondre le chocolat au bain Marie ou a feu doux on peut rajouter un peu de lait si on le désire
2- Pendant ce temps séparer les jaunes des blancs d'oeufs.
3- Battre les jaunes dans le premier saladier qui sera aussi celui de service.
4- monter dans le deuxième saladier les blancs en neige ferme en ajoutant une pincée de sel.
5- Incorporer délicatement le chocolat aux jaunes pour obtenir une crème lisse brillante.
6- Incorporer ensuite les blanc par petite fraction à l'aide de la cuillère en bois en effectuant des mouvement souple du bas vers le haut.
7- Placer au réfrigérateur 2 à 3 heures pour obtenir une mousse bien ferme.

Bon appétit.

Hugues Jourdan


F-BNIZ ou le rêve

Certains sont prêts à donner leur âme au diable pour l'approcher, eh bien Anne Céline m'a amené dans son superbe oiseau bleu et blanc dimanche C'est un superbe vol que nous avons fait sur les collines du Gers. avec le reste de l'équipe de l'ACCM.

En plus la destination était ni plus ni moins que le terrain où j'ai fait mon premier vol il va y avoir quinze ans dans quelques jours.

Anne-Céline a créé un petit effet car seule commandant de bord de Mousquetaire, c'etait aussi la seule fille cocher dans cette réunion de pilotes de Jojos.

Merci à tous.

Hugues Jourdan


Rascoll noir et ridé

Je craindrais sombrer dans une affligeante banalité en soulignant, à l'instar de mes brillants camarades, la délicieuse façon dont nous avons été reçu par Agen, appelé décidément à devenir une étape de choix de nos errances aéronautiques.

Je ne reviendrai donc par sur l'accueil, les délices gastronomiques (hum le fois gras !), les nectars déversés à plein foudres dans nos gosiers hélas restreints par la perspective d'un retour aussi routier que tardif.

Je n'insisterai pas non plus sur la passionnante visite des caves de Buzet (hic)

Ni sur l'ambiance torride de la soirée.

Soyons original donc, je vais plutôt faire dans le négatif.

Pas à propos de la météo. Non. C'est vrai qu'elle était pourrie, mais nos hôtes n'y étaient pour rien.

Je veux plutôt parler de ces petites choses qui traînaient absolument partout. Noires et ridées.
Oui oui. Des pruneaux. Il y en avait partout. Des crus (des prunes donc), délicieuses quetsches douces et juteuses. Des cuits, secs et toniques, des mi-cuits, tendres et divins.
Partout, laissés en évidence. Sur toutes les tables, dans toutes les pièces, aux quatre coins des hangars.

Evidemment on en a goûté. On en a regoûté. On a disserté, comparé, classé et reregouté. Bref on s'en est goinfré comme des gorets.

Vous n'êtes pas sans ignorer que le traître fruit contient force mucillages dont l'un des effets les plus remarquables est d'accélérer disons...certains phénomènes naturels.

Voila qui n'était pas chic envers des petits camarades appelés à des navigations de retour lointaines !

Il y a exactement 14 aires de service entre la sortie Agen et le péage de Toulouse.

Enfin voila. Il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour souligner cet aspect ennuyeux, pour ne pas dire autre chose, de ce racoll Agenais, du reste parfaitement digne de figurer en bonne place dans les annales.

Mais les Muretains auront leur revanche lors d'un futur Rascoll Cassoulet...

Merci à tous !

Jean-Pierre

ps : je signale à certains amateurs de mousse au chocolat que ce texte est au second degré...


Un breton à Agen

Jeudi soir en récupérant vos précieux mails colibriesque, j'ai reçu un message de l'ami Rodolphe via ICQ... En quelques minutes, j'étais "fait": j'allais occuperf la place du vol "BZH Airlines" en direction d'Agen (appareil: PA28, captain: Rodolphe Braud) laissée libre par un désistement de dernière minute.

Samedi matin, réveil à 5 heures donc (dur, très dur :-) pour prendre la route, direction Pontivy où je suis attendu à 7h30 ! Arrivé sur place, quelque chose me dit que le vol sera encore en retard :-). En effet, on ne peut pas dire que la météo soit très bonne. Enfin bon, ça nous laissera l'occasion de visiter les immenses installations de l'aéro-club de Pontivy.
Nous (Rodolphe, moi et Yves-Marie -non colibri, personne n'est parfait ;-) prions Sainte MétéFra pour qu'elle nous accorde un petit peu de "beau" temps. Aux alentours de 10 heures, ça se lève "un peu" et nous partons enfin après avoir sorti ce brave PA28. Départ ne signifie pas pour autant bonne météo et nous passons rapidement au-dessus de la couche... Raaah lovely :-).
Enfin bref, nous restons comme ça, entre deux couches jusqu'à Fontenay (si mes souvenirs sont bons) en allant de balise en balise.

Posé à Fontenay. Ravitaillement de l'équipage indépendantiste ;-) en café et départ vers je ne sais plus quel terrain où vient de se poser Jeff (Libourne). Arrivés verticale le terrain en question, la radio nous apprend que l'animal a redécollé et est à présent sur un autre terrain: premier déroutement d'une longue série à venir :-). En effet, la météo capricieuse (c'est un euphémisme) nous imposera de nombreux zigs et zags :-), l'Aiglon de Jeff nous servant d'éclaireur. Nous arrêtons finalement notre périple sur le terrain de La Réole puisqu'il devient de plus en plus "scabreux" de continuer. Au passage, soulignons l'accueil délicieux du Para-Club de La Réole d'où nous nous sommes fait "jeter" en bonne et due forme alors qu'il pleuvait dehors. Enfin...

Nous arriverons finalement à Agen dans l'après-midi... en voiture ! Anne-Céline étant venu nous chercher sur le terrain. Il n'y a pratiquement aucun colibrissur place: ils sont tous partis visiter les caves de Buzet (bande d'alcooliques ! :-). J'attendrais donc quelques temps avant de pouvoir mettre un visage sur les nombreuses adresses e-mail des colibris (oui, je sais, c'est une phrase classique, mais c'est vraiment ça, alors... :-).

Dans la soirée, mise en place de l'équipage "BZH Airlines" en Mousquetaire: Anne-Céline nous dépose à La Réole pour que nous puissions récupérer nos avions lâchement (mais sagement) abandonnés quelques heures plus tôt. Le retour vers Agen nous laissera l'occasion de faire un chouette vol en formation: PA28, Aiglon et Mousquetaire !

Le soir, dîner fantastique bien que je suis "un peu" fatigué par ce réveil quelque peu matinal. Que les pruneaux soient ici remerciés pour leur chaleureux accueil ! Le soir, repos bien mérité et réveil un peu plus tardif (pas assez à mon goût, mais bon :-). Retour sur le terrain où nous aurons droit à un petit déjeuner bien sympathique. Aux alentours de midi arrivée (IFR s'iouplé :-) d' Eric "Grand" Bertrem en TB10. Je confirme: il est grand ! :-)

Liquidation des restes (oh, trois fois rien, un peu de fois gras... :-) et atterrissage d'un superbe Citation à l'immatriculation mystérieuse: de quel pays peut-il bien venir ? Quelques secondes après l'arrêt des deux réacteurs, deux personnes descendent de l'appareil, le pilote et un unique passager qui semble avoir un téléphone portable greffé à l'oreille :-).
J'admire ce bel avion quelques minutes avant de me décider enfin à m'en rapprocher pour le voir d'un peu plus près et surtout pour savoir si il n'y aurait pas moyen de visiter le cockpit. Des balbutiement d'anglais me permettront de savoir qu'il s'agit d'un appareil danois et aussi de pouvoir entrer à l'intérieur pour baver d'envie devant un tableau de bord bien différent de celui de "mon" petit DR400... Je redescends pour m'approcher ensuite de l'avion de ligne parqué juste devant: un Embraer Brasilia "Air Liberté", bel avion également !

Suite des découvertes : le DR500-200i "Président" de Bruno... Le tableau de bord n'a, là non plus, pas grand chose à voir avec celui du DR400... Y'a des instruments partout !!! :-). Marilyne m'informera ensuite qu'il y a des "trucs" à voir dans le hangar du fond. Et en effet, j'y trouverais un Fouga Magister (en meilleur état que celui qui pourri au bord du taxi-way à Lannion) et un Piper Cheyenne d'Airways. Porte ouverte + personne = visite de la cabine et surtout du cockpit... J'en ai marre de ce rascoll prunesque, y'a plein de beaux zavions qui me donnent envie :-).

Nous quitterons Agen dans l'après-midi pour rejoindre Muret, devenu bien calme depuis mon dernier (et premier) passage où les WACs avaient tout chamboulé... Nous décidons de rester un jour de plus et de ne pas partir dimanche. Ainsi nous aurons la chance d'être hébergé chez Hugues qui va bien finir par installer un panneau "Hôtel Le Colibri" sur son habitation... :-).
Lundi matin, réveil brutal part un "HOO, venez voir ça" de Rodolphe qui pointe du doigt un Transall quelques pieds au-dessus de nous. Ils sont en fait deux à faire des tours de piste à Francazal et à nous offrir ainsi un chouette spectacle.

Départ en fin de matinée vers Périgueux qui sera notre escale "ravitaillement" (non, pas du PA28 mais de nos vides estomacs :-). Comment ne pas vous signaler l'accueil ROYAL de l'aéro-club local (et là, ce n'est pas de l'ironie !). Déjà, la personne présente au club est très sympathique... Mais devant notre mine d'affamés et l'heure "tardive" (le resto du terrain est fermé), il nous conduira à la cafétéria du Leclerc le plus proche en voiture puis viendra nous rechercher une heure plus tard au même endroit pour nous ramener au terrain où il nous offrira le café ! Vraiment, ce fut un accueil fantastique et inattendu. Rodolphe, en bon colibri, fera la publicité de Pilotlist.org et je ne serais pas étonné de voir naître bientôt un nouveau colibri ! :-).

Là encore, nous avons droit à un "show": un ATR de l'Aviation Civile paramètre l'ILS et le pilote s'amuse comme un petit fou en faisant des remises de gaz, virages à forte inclinaison: sympa :-). Une fois la taxe payée (28 Francs), nous redécollons à bord du brave PA28 de Pontivy qui nous emmènera de nouveau à Fontenay. Je suis en place droite, Yves-Marie (breveté TT depuis 2 semaines) est aux commandes. Je ferai sur ce trajet Périgueux-Fontenay mes débuts de (piètre) navigateur en tentant de retrouver au sol ce qui est inscrit sur la carte...
Je finirais par me débrouiller plus ou moins correctement vers la fin du vol. En tout cas, ça m'a sacrément donné envie de faire des navs et soyez sûrs que j'en parlerai à mon instructeur dès ma prochaine leçon :-).

Escale rapide à Fontenay avant de redécoller direction Pontivy. Là encore, je suis en place droite, mais c'est Rodolphe qui est à gauche cette fois-ci. Peu après notre départ, il tente de faire un peu d'ordre dans ses documents. Je tiens d'un doigt le volant pour l'aider et une fois son rangement terminé, il me laisse les commandes sans que je n'ai rien demandé... Enfin, je ne vais pas m'en plaindre (merci Rodolphe ;-). Je courris donc après l'aiguille de l'ADF pendant quelques temps avant d'être essoufflé et de le lui laisser un peu de liberté :-). Trajet superbe puisqu'il y a une tempête de ciel bleu et que le soleil couchant disparaît peu à peu derrière une mince ligne de nuage... Posé à Pontivy, le comité d'accueil est là ! :-).
Mes parents ont dû partir en même temps que nous de Lannion... et ont dû arriver en même temps que nous aussi. Seule différence ? Ils sont donc partis de Lannion alors que nous, nous venons de Fontenay :-).

Au total, 9h30 de vol et plein de souvenirs dans la tête... :-)

Pierre-Maxime


Notre retour fut lent. Nous avons eu beaucoup de mal à quitter les colibris d'Agen,si délicieusement bons, si tendres, si moelleux, gorgés de soleil, libérateurs, dirions-nous. J'ai beaucoup aimé et mes motivations pour "aboutir dans la démarche" sont renforcées. Excusez mon jargon professionnel, mais je reprenais le travail lundi avec l'agréable surprise de retrouver une collègue amie qui, elle aussi, appartient au club  d'Agen. Je vous en reparlerai.
La forte participation féminine m'a épatée et conquise, ça prouve tout simplement que les gars sont (très) sympas, vous ne trouvez-pas les filles ?
J'ai décidé de faire un effort de participation à Muret et je vous dis à bientôt les petits pruneaux si bons et les autres colibris aussi.

Marie, la discrète.


Ce rascoll improvisé (rappelez-vous, à l'origine, il s'agissait seulement de jouer la rencontre retour Lyon-Agen) se transforma
subrepticement en Rascol 2000.
Après Muret 98, Amboise 99, voici que se dessinait à l'horizon, bien qu'en eût Christine Goux, chef pilote à Agen, le rascoll de l'année.
Précisons que pour quiconque a déjà posé les roues à Agen, l'effet "Christine" est non négligeable. Un aéro-club qui vit, des pilotes
heureux de voler, des jeunes de partout, une courbe d'heures de vol à ravir n'importe quel président, et en plus la chaleur de l'accueil agenais.
Ores donc.
J'entrepris, de façon très vélléitaire, de remplir le Mousquetaire de Persan-Beaumont avec des aficionados histoire de partager les frais jusqu'à Agen.
Le Mousquetaire, cette magnifique machine, interpelle des pilotes très différents au niveau du vécu : ceux qui ont remorqué des planeurs en Abeille, planqués pendant leur service militaire, ceux qui ont souffert de leurs tibias et péronés pendant  toutes les heures volées sur PA28 ou C172, et ceux qui sont tombés par hasard dans une histoire de rascoll dont ils ne se remettront pas ou  difficilement.
Je débarquai donc vendredi après-midi à Persan-Beaumont, passablement hystérique à l'idée de laisser mon bel oiseau à longues plumes (10m25) subir la pluie et la grêle annoncées à Agen dans la nuit. Douze mille coups de fil plus tard, le Mousquetaire était accueilli à bras ouverts à Périgueux (fortement recommandé) et à bras fermés à Agen (selon disponibilités).
En l'espace d'une heure s'agglutinèrent autour du zoziau à grandes plumes les co-pilotes pressentis, Patrick, propriétaire - pilote d'un
Sirocco déjà connu de la liste après certaines excursions du week-end, Jérôme Lodej, toulousaing croisé aux Wac 2000 et volant adéquatement  à Persan, et Benoît Bardyn, vrai-faux pilote du dimanche. Le décollage se fit heureusement sans décompte de la masse embarquée (voyez vous un autre avion mettre 120kg x 2m05 en place arrière sans rechigner ?).
Manche avant dans le tableau de bord jusqu'à ce que la roulette daigne se soulever, puis taux de montée sans excès (on n'a pas osé calculer l'excédent de masse max au décollage.)
La navigation se déroula sans accroc majeur moyennant quelques dérogations à la vie rigide des zones militaires en semaine (allo Bricy ? je transite est heu non ouest de vos installations) et au professionalisme aéronautique (d'abord le VOR je sais pas à quoi ça sert ensuite je préfère le trait sur la carte !). Il fit très chaud (38°), nous ne dépassâmes pas 1.500ft pour cause de vent adverse, et j'endurai moultes plaisanteries plus ou moins fines sur les blondes et les hôtesses de l'air. Nous atterrissâmes/atterrîmes sans autre rebond à Agen-La Garenne sur le coup de 20h nocturnes. Le Mousquetaire et ses grandes plumes trouvèrent à s'héberger dans le hangar de l'aéro-club d'Agen, encore merci à Christine et Dominique, suivi de près par le DR500 de Bruno et Delphine Noury.
Ensuite les Trétaigne prirent le relais, déterminés à nous loger le mieux possible, dans des lits confortables avec de l'eau chaude le
matin. Merci à eux et à Guillaume, Patoche et le chat, nous gardons un excellent souvenir de notre passage.
Les Lyonnais étaient déjà présents, JPP nous accueillant à bras et bouteilles ouvertes pour son PPL tout frais.
Le dîner de vendredi fut sompteux, et la liste...
La liste...
Quelle liste !
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Anne-Céline