COMMENT
VOLE UN HELICOPTERE
PRINCIPES DU VOL
Pour résumer simplement, l’hélicoptère vole en remplaçant
les ailes fixes d’un aéroplane " normal " par une voilure tournante : les pales.
Lors de son déplacement dans l’air, le rotor génère une portance, de la même
façon que le fait une voilure fixe. La portance générée peut être contrôlée
et manipulée par le pilote afin de produire un déplacement dans pratiquement
toutes les directions.

CONFIGURATION DES HELICOPTERES
Un hélicoptère classique possède 2 ensembles de rotors. Le premier, appelé communément disque rotor installé horizontalement, est composé de 2 pales séparées et produit la portance. Ce rotor peut comporter de 2 à 8 pales en fonction du type d’hélicoptère. Le second ensemble plus petit monté verticalement à l’extrémité de la queue est le rotor anti-couple, dont le pas varie.
La fonction du rotor de queue consiste comme son nom l’indique à contrer le couple produit par le rotor principal. Lorsque le moteur fait tourner les pales du rotor principal, dans la direction des aiguilles d’une montre, le fuselage de l’appareil obéit à la 3ème loi de Newton sur le mouvement, et bouge dans la direction opposée, pour chaque action existe une réaction opposée. (Ce phénomène n’existe pas si les pales sont débrayées du moteur lors d'une autorotation).
Afin de garder le fuselage dans un plan constant, le rotor de queue est nécessaire pour contrer le fuselage dans la direction opposée à la direction des aiguilles d’une montre. Ce type de configuration est utilisée dans la plupart des hélicoptères actuels tels que le R22, Bell 206, Ecureuil etc.
Le rotor de queue est l'objet de beaucoup d'attentions car
il est bruyant et consomme beaucoup de puissance lors des manoeuvres. Afin
de le rendre plus silencieux on utilise la technique du fenestron qui consiste
à le caréner et à disposer asymétriquement les pales afin de réduire le bruit.
De plus il est débrayable en vol. Cette technique est utilisée sur l' EC120
et EC 135.

Il
existe d'autres variations sur ce thème comme les rotors en tandem du Boeing
Chinook et du Vertol Sea Knight. Des réacteurs ont même été utilisés à ce
propos comme pour le British Fairey Gyrodyne et Rotodyne.



On a utilisé aussi les rotors
contrarotatifs permettant de supprimer le rotor de queue et de supprimer l'effet
de couple chez Kaman avec le K-Max utilisé pour le transport de lourdes
charges à système de rotors engrénés et Kamov
à usage militaire à rotors coaxiaux contrarotatifs.



Le Mil Mi 12 présente une configuration de rotors en tandem côte à côte :


On
assiste aussi à des développements surprenants sans rotor de queue tels que
le MD 900 et 600 EXPLORER NOTAR :

L’effet anti-couple étant produit par de l’air compressé à l’aide de la turbine dans la queue et éjecté latéralement à son extrémité, et régulé à l’aide de valves.
Enfin l’évolution de l’hélicoptère vers l’avion avec l’OSPREY
à rotors inclinables qui décolle comme un hélicoptère et vole comme un avion.

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Le pilote possède 3 systèmes principaux de commandes, le levier du cyclique 5 (manche) , le collectif 1 , et les pédales de palonnier 6 . Le manche contrôle l’angle du rotor principal en inclinant la tête du rotor sur lequel sont fixées les pales à l’aide de biellettes de pas 3 , dans la direction du déplacement désiré par l’intermédiaire du plateau cyclique fixe 2 et tournant 4 . Le collectif contrôle l’angle de pas commun de toutes les pales, et en conjonction avec le cyclique modifie la portance générée par le rotor.
Le palonnier augmente ou diminue la puissance du rotor de queue en faisant
varier le pas du rotor de queue en fonction de la puissance transmise par
le collectif qui fait varier le couple.
Action du cyclique : inclinaison du disque rotor, le plateau s'incline
Action du collectif : changement de pas des pales, le plateau monte
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COMMANDES DU BELL 407
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Tout ceci fait de l’hélicoptère une machine incroyablement complexe du point de vue aérodynamique comme nous le verrons plus loin.
LES FACTEURS AFFECTANT L'HELICOPTERE
L’hélicoptère, malgré ses étonnantes capacités, n’est en aucune façon une machine miraculeuse éloignée des réalités techniques. Alors qu’il paraît relativement fragile, il est remarquablement à l’aise dans les mauvaises conditions de vol.
Par exemple son efficacité et ses performances sont moins dégradées par rapport aux turbulences ou aux cisaillements de vent qu’un avion. En dehors des vents forts qui affecteront un hélicoptère peu puissant, la température, l’humidité et l’altitude influent sur les performances.
Chaque facteur modifie les caractéristiques de l’air qui passe à travers le rotor. Plus l’altitude est élevée, moins la portance est grande, il en est de même avec la température élevée.
L’humidité qui augmente l’hygrométrie réduit aussi la portance. En plus l’humidité pénètre dans les pales en bois provoquant des distorsions et des vibrations. C’est pour cette raison que les pales sont métalliques ou en matériau composite.
LES MOTEURS
Les moteurs à pistons employés au début étaient insuffisants pour permettre l’emport d’une charge utile, ce problème a été résolu par l’emploi de turbines plus légères et plus puissantes (turbo-shaft).


Eclaté
des différents modules de la turbine.
La
boite de transfert principale est à gauche