Puisqu'on décortique
l'A320, je vous propose de suivre en quelques photos un changement de
roue sur le train principal. |
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Une fois le ventilateur
démonté, on défait la prise du TPIS... |
On
trouve maintenant l'écrou central qui bloque la roue sur son axe. Cet écrou est percé de façon radiale, et de petits écrous le bloquent en position, pour être certain que les vibrations ne le dévisseront pas. Il faut donc dévisser d'abord les écrous d'arrêt, comme sur la photo, avant de débloquer l'écrou central à l'aide d'une grosse clé Facom distribuée par Philippe Rodier. (Merci pour la pub, ça fera un tour de BX2 sur les Pyrénées ou le Massif Central) . Jacques Darolles Pilotaillon de base |
Et
voilà ! Vous avez droit à une superbe vue sur le train sur cric, et sur le bloc de freins, et même sur les tuyaux hydrauliques de freins qui descendent à l'arrière des trains. Comme vous avez tout bien suivi, il ne vous reste plus qu'à repasser les photos dans l'autre sens pour réussir un montage complet de la roue. Bonne soirée ! Jacques Darolles Devenu col blanc |
Sur
les gros réacteurs, on utilise des démarreurs pneumatiques.
Pour les puissances requises, il faudrait des démarreurs électriques très gros, donc très lourds, que l'avion trimballerait toute sa vie (la plupart des turbopropulseurs ont des démarreurs électriques). On préfère donc la petite turbine pneumatique que vous voyez ici en dessous du réacteur, où l'air est amené par un tuyau commack depuis le circuit pneumatique de l'avion. Le démarreur (dans lequel on peut mettre de l'huile par le bitonio bleu) est relié à gauche au boîtier d'accessoires, et au travers de son train d'engrenages, embraye l'étage interne (N2) du réacteur. On reconnaît aussi sur ce cliché, en haut à droite, la foule de prises qui se bousculent pour arriver à l'ECU, et les quatre câbles blancs, qui constituent le feeder de l'alternateur, dont on a déjà parlé, l'alternateur étant situé sur le boîtier d'accessoires, en vis à vis du démarreur. On
distingue enfin sur le fond de la camionnette garée derrière,
un machin profilé qui brille à la position la plus basse
du réacteur. Ceci est un drain, qui recueille tous les liquides
qui traînent à l'intérieur du réacteur, huile,
carburant, hydraulique, eau condensée, etc... pour rejeter ça
dehors. Jacques Darolles |
Sur ce 318 (F-GUGI), on peut voir en vrac :
Cerclées de jaune, les trois antennes VHF: deux dessus, une dessous (c'est la VHF2). Ceci explique qu'au sol, la VHF 2 marche moins bien que les autres. Cerclées de vert, les deux parties défonçables de ce côté-là. Si les pompiers doivent entrer dans un avion dont toutes les portes sont bloquées, il y a des parties défonçables sur tous les avions de ligne, marquées de petits coins rouges. Cerclées de rouge, sous le nez, et en avant de la porte de soute avant, les prises statiques. Cerclées de bleu en avant du train avant, deux "strakes", c'est-à-dire des nageoires aérodynamiques, caractéristiques du 318. Les autres avions de la famille A320 n'en ont pas. Comme les gens en piste ont commencé à se mettre la tronche dedans, on les a rapidement peintes en rayures blanches/rouges. Cerclés d'ocre en dessous des portes, il y a des T rouges, qui servent de repère aux chauffeurs de camions qui doivent accoster exactement sous la porte. Vu du sol au volant d'un camion, ce n'est pas évident. Cerclé de beige sur le capot réacteur, il y a un grand trait rouge, qui est la limte au delà de laquelle il est dangereux d'avancer lorsque le moteur tourne, plus en avant on risque d'être aspiré par le réacteur. Cerclée de violet sur le dessus du mât réacteur, il y a une grille car l'air, prélevé dans le réacteur à destination du circuit clim/pressu, passe d'abord dans un premier radiateur (appelé pré-refroidisseur) dont la sortie est là. Cerclé de bleu clair sous l'arrière, on trouve un mât par lequel l'eau des lavabos et de l'évier est rejetée dehors. Pour éviter que ça ne gèle, ces mât est réchauffé électriquement. Il est fortement déconseillé d'y toucher lorsque l'avion arrive au parking, car le mât peut encore être aux alentours de 250°c. Jacques Darolles |
En montant dans l'avion, le côté du fuselage nous révèle
quelques détails intéressants: Cerclées de jaune, les sondes d'incidence. Ce sont de simples girouettes reliées à un rhéostat électrique à l'intérieur. Elles sont indispensables de nos jours à un fonctionnement correct des centrales aérodynamiques. Cerclé de rouge, le bas d'une zone défonçable, déjà évoquée sur une photo précédente. Il y a écrit dessus: "Cut Here in Emergency". S'il faut rentrer dans l'avion alors que toutes les portes sont bloquées, les pompiers savent que c'est là qu'il faut attaquer. Cerclé de bleu, un phare "wing", destiné à éclairer le bord d'attaque des ailes, et les entrées d'air moteurs. Ceci pour détecter le givrage, notamment. La verrine du phare comporte une lentille, visible sur la photo, pour dévier le faisceau sur le bord d'attaque. En effet, l'angle d'éclairage n'est pas idéal sinon. Cerclé de vert, un petit triangle est destiné à la mise à niveau de l'avion. Il y a un triangle identique à l'arrière du fuselage, et la ligne qui relie la pointe des deux triangles est la référence pour l'assiette de l'avion. Ceci sert à la maintenance pour régler les instruments. On notera au passage que l'encadrement des hublots est une zone à forte concentration de rivets, car les contraintes autour d'un hublot sont toujours très importantes (pressu). Jacques Darolles Agent de conduite |
La pastille du contrôle: Il ne s'agit pas
du contrôle aérien, il s'agit du contrôleur qui chapeaute
chaque équipe de mécaniciens. Jacques Darolles |
Lorsque l'on fait
le tour de l'avion en escale, il n'est pas rare que le dessous d'emplanture
d'aile soit mouillé, voire givré. En effet, le carburant
contenu dans les ailes se refroidit en cours de vol, parfois jusqu'à
des températures négatives (le kérosène
gèle à - 60°c). |
On a déjà
vu la soute ouverte vue du sol, et en particulier son plafond. |
J'ai mis à profit l'éclairage
oblique du soleil d'automne sur le parking de CDG, aujourd'hui, pour
faire cette petite photo, où l'on distingue bien les attaches
du palier de turbine. Jacques Darolles |
Les Airbus tout neufs qui sortent désormais de chaîne sont équipés de moteurs CFM 56 de nouvelle génération, interchangeables, paraît-il, avec les anciens. Ils sont également équipés de nouvelles tuyères pour le moins curieuses, puisqu'elles ont une forme en dents de scie. Lorsqu'on regarde le moteur de l'arrière, on constate que la section de sortie n'est pas circulaire, mais presque rectangulaire. Il paraît que ça fait gagner quelques pouillèmes de traînée, donc de conso. Attention quand même, lorsqu'on s'y frotte en faisant le tour de l'avion ! Jacques Darolles |