| Ce week-end 27/28 juin 98 avait lieu sur l'aérodrome
de Castelnaudary le championnat régional de précision d'atterrissage
de l'UR10 (Sud, Sud-Est et Corse).
Invité par le président du club en tant que spectateur, j'étais surtout motivé par le succulent et pantagruélique cassoulet servi dimanche midi... Un des candidats au championnat de précision d'atterrissage, venant d'Aix les Milles (nous tairons son nom) à bord d'un Dauphin 2+2 s'est présenté trop court pour le poser, moteur tout réduit. Puis il a persisté dans son erreur malgré l'injonction du contrôleur au sol qui lui demandait par radio de remettre immédiatement les gaz. Tant et si bien que lorsqu'il a enfin décidé de remettre du moteur et perdait alors beaucoup de points à cette manche des épreuves, il a eu la très désagréable surprise de voir son moteur bafouiller au lieu d'accélérer franchement. C'est alors que s'est produit l'irréparable : au second régime et à moins de 50 mètres de l'entrée de la piste en dur, il a décroché assez franchement à très faible hauteur et s'est immobilisé après un parcours de moins de 15 mètres dans un champ de céréales - entre orge et tournesol ! Le pilote seul à bord est indemne : plus de peur que de mal. |
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| Sur le choc, le train avant s'est arraché entraînant
avec lui les palonniers et une partie du plancher de cabine ; hélice
faiblement tordue, train avant et son bâti détruits, accessoires
du bas moteur et capot inférieur HS, verrière cassée,
partie avant de la cellule à réparer...
Bref, une addition salée pour l'assureur. |
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| Deux erreurs grossières. L'avion se serait posé
au moins 200 mètres avant le début de piste si le pilote
n'avait pas remis les gaz, alors que le point d'atterrissage optimal se
situait 300 mètres après le début de piste, soit une
erreur d'appréciation de 500 mètres.
Deuxièmement, le pilote a trop attendu avant la remise de gaz. Bien qu'il n'y ait pas d'accident corporel et on ne sait trop comment (pas de contrôle à Castenaudary), la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre. Dans les 2 heures qui ont suivi : visites de la gendarmerie locale, coups de fil des GTA de Toulouse, Marseille et Bordeaux. A cette heure, le ministre n'a pas encore appelé... Comme l'appareil n'était qu'à 50 mêtres à l'extérieur de l'enceinte de l'aérodrome, les pilotes présents on retroussé leurs manches et ramené à la main l'appareil dans un hangar de l'aérodrome. |
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| Le train principal étant en bon état, l'appareil a pu rouler en empruntant la route car le fossé et la clôture du terrain ne permettait pas de passer au plus court. | |||
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| Seule grosse difficulté : le portail d'entrée était plus étroit que l'envergure de l'appareil et il a fallu le faire passer en pylône ! | |||
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| Un week-end qui s'est tout de même bien terminé, les deux pieds sous la table, avec force foie gras, magret, cassoulet, et une excellente blanquette de Limoux... | |||
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