Lundi 20 :
Départ pour ATAR en Mauritanie.
Le contrôle de La Ayoune nous impose de passer verticale Bir Moghrein
pour des raisons de recherche en cas d’accident..
Brume sèche diminuant sérieusement
la visi, nous ne profiterons pas du paysage.
En route vers Atar l’équipage
du C 177 nous fait part de ses craintes d’être short petrol à
l’arrivée ! Nous nous poserons donc avec un deuxième DR 253
à Zouerate pour lui donner l’essence dont il a besoin pour terminer
en sécurité. Le syndicat d’initiative, sans doute pressentant
notre atterrissage, nous fait défiler le fameux train de 2 km (le
plus long du monde ?) que nous pouvons filmer à loisir
Passage bas pour vérifier
l’état de la piste, c’est OK, nous revenons nous présenter
en finale, posé en douceur, ce n’est pas le moment de faire une
escalope !
L’aéroclub de Zouerate a
été abandonné depuis longtemps, les hangars sont vides
et en mauvais état, le générateur cannibalisé,
c’est bien triste comme spectacle…
Comme toujours en Afrique, un grand
type arrive, tout étonné de nous voir. Après les salutations
nous lui expliquons le problème de transfert d’essence d’un avion
à l’autre.
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| Désert |
Zouerate |
En route vers Atar |
Il envoie un gamin, qui venait en
courant, chercher un jerrycan et un tube d’arrosage et quelques minutes
après nous commençons notre opération. Remerciements,
cadeaux, photos salutations et nous repartons vers Atar notre étape
du jour.
Nous logeons à l’ «
auberge du bonheur », chacun repère son couchage : Sous la
tente, sur la terrasse, dans la case, c’est au choix !
Ceux de la terrasse n’ont pas de
chance, la pluie va tomber au milieu de la nuit, ils devront déménager
en vitesse.
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| En route vers Atar |
L'auberge du bonheur |
La ville d'Atar |
Mardi 21
Tentative de départ vers
Kayes au Mali. Nuages menaçants, mais à cause relief nous
ne pouvons pas voir au loin. Nous décollons pour aller voir, passage
de canyons magnifiques, mais le plafond baisse au fur et à mesure
que nous avançons, décision est prise de faire demi tour
pour tous en même temps pour éviter un face à face
dangereux et nous rentrons en suivant les méandres de l’oued. Peu
après notre atterrissage, une pluie abondante arrive, nous nous
abritons dans l’aérogare en espérant que ça va finir
par se lever !
Quelques heures plus tard nous nous
rendrons à l’évidence : la pluie tropicale de courte durée
que les habitués du coin nous promettaient est devenue un orage
continu et violent..
L’auberge du bonheur étant
pour partie inondée, nous nous installons à la pension MONOD
(en souvenir de Théodore).
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| Que d'eau à Atar |
Départ d'Atar |
Vers Kiffa |
Mercredi 22
Pluie toute la journée, impossible
de partir! La rue devant notre pension s'est transformée en lac,
les voitures rasent les murs pour éviter de se planter dans la partie
centrale...
Nous profitons de quelques accalmies
pour visiter Atar, son marché, ses boutiques..
Palabres avec les responsables de
l'aéroport qui veulent nous facturer des frais de parking et de
gardiennage exorbitants pour la nuit supplémentaire! C'est l'Afrique,
patron !
Jeudi 23 :
Encore quelques masses nuageuses,
mais c'est bon, les avions piaffent d'impatience, les pilotes aussi, vers
11 heures nous pouvons partir pour Kayes au Mali.
Vol fabuleux qui restera dans les
mémoires pendant longtemps.
Au début on est obligés
de monter un peu pour passer le relief et la couche résiduelle,
canyons superbes, puis un peu plus loin des dunes de sable aux formes douces
(la pluie des ces derniers jours?) et soyeuses. Nous sommes passés
sous la couche pour profiter du paysage, de petits reliefs au milieu
des dunes, ça et là des oasis de verdure avec un peu d'eau.
La couche se dilue, le soleil tape fort, la savane avec des arbustes verts
apparaît et un peu plus loin un lac couvert de plantes aquatiques
genre nénuphars qui lui donne une drôle de couleur vert marbré.
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