![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Pour ma part, je suis un heureux dentiste qui aurait mieux aimé être pilote, mais bon je n'avais qu'à essayer et ne pas trop écouter les "tu sais c'est dur, et pis faut être bon en maths...". Je me console en apprenant à voler à l'aéro-club UTA de Tahiti après avoir débuté ma formation en France à l'aéro-club du Morvan (Autun - 71 ; Saône et Loire).
Tahiti possède deux aéroclubs : l'aéroclub
UTA "Union Tahitienne Aéronautique" (tel : 83.81.09), et l'ACT "Aéroclub
de Tahiti" (tel 82.58.02).
Tous deux sont maintenant situés en face
de l'aérogare internationale. Ceci fait que c'est assez sympa, car
pour s'y rendre il faut traverser la longue (3480m) et large (45m) piste
04/22, mais le problème pénible pour la personne de passage,
c'est que pour le faire, il faut un laisser-passer, ou bien se faire accompagner
par quelqu'un qui en est muni.
Je suis pour ma part licencié à l'aéroclub
UTA ; aussi je ne peux pas vous en dire beaucoup sur l'ACT, si ce n'est
qu'il possède plusieurs PA 28. Et que leurs tarifs est d'environ
880 FF l'heure de vol. L'aéroclub UTA, possède un C-150,
un cap-10, un C-172, un C-182, un PA 38, et un PA28. L'instruction est
dispensée en grande partie sur le C-172, et il est souvent réservé
longtemps à l'avance !
De nombreux instructeurs sont rattachés
au club, et il doit être possible de se faire relâcher pour
voler un peu pendant ses vacances. L'heure de vol tourne autour de 12000
cfp (660 F) pour le PA38, 14200 cfp (780 F) pour le C-172, 15900 cfp (880
F) pour le PA28, et 19500 cfp (1050 F) pour le C-182.
Voler à Tahiti est bien évidemment
un vrai régal. La Polynésie vue du ciel est un véritable
enchantement. Le temps est souvent beau mais il peut changer vite, et par
définition, entre les îles, il y a de l'eau... alors, le déroutement
ici...
Depuis Tahiti, il est aisé de survoler Mooréa
ou Tétiaroa . Sans faire compliqué, le survol de l'île
de Tahiti est également magnifique. Les autres îles accessibles
sans trop d'histoire, sont les îles sous le vent (Huahine, Bora Bora,
Raiatéa, Maupiti, Tahaa). Compter 1h de vol pour rejoindre Huahine,
1h30 pour Bora. Toutes ces îles sont munies de pistes, sauf Tahaa,
et fréquentées plusieurs fois par jours par les ATR 42 et
72 de la compagnie Air Tahiti.
A Raiatéa existe l'aéroclub des îles
Sous le Vent, jumelé avec UTA. Il possède au moins un C-172,
et peut être d'autres avions. Il est possible d'y faire le plein,
et c'est d'ailleurs malheureusement le seul endroit hors Tahiti où
il y a de l'essence pour petit avion !
Le reste de la Polynésie, bien que magnifique
également ne se prête que difficilement à l'aviation
légère. Les distances sont importantes ; les Marquises sont
à plus de 600 NM, les premiers atolls des Tuamotus (Rangiroa, Tikehau,
etc.) à plus de 150 NM.
Le tout, je le redis, sans possibilité de
faire le plein à moins de faire acheminer à l'avance sa propre
essence par les assez fréquentes et régulières goélettes
qui desservent certains atolls !
Certains le font de temps en temps, mais cela implique
une bonne organisation, et des contacts pour faire récupérer
ses fûts.
Pour les touristes-pilotes en vacances, une bonne chose est de demander lors de vos déplacements inter-îles avec Air Tahiti (ATR 42 ou 72 tout neufs) ou la toute récente compagnie Wan Air (Jet Dornier), à faire l'atterrissage comme spectateur dans le cockpit. Dans l'ensemble les pilotes sont très sympas et c'est assez fréquent qu'ils acceptent, surtout si vous êtes du "milieu". Alors tentez votre chance, et croyez-moi, l'approche de Tahiti, de Bora, ou d'un atoll vécue dans le cockpit restera sans doute l'un des meilleurs moments de vos vacances...
Stéphan Tessede
|
|