Tour de piste à Tahiti


Voici quelques photos prises lors de tours de piste sur le terrain de Tahiti Faa'a, avec le Cessna Alpha Zoulou de l'aéro-club UTA.
Stéphan TESSEDE
(15h de vol, dont 1h44 solo, qui tente poussivement entre les pannes de l'avion, les RV manqués, et les disponibilités des uns et des autres d'avoir son TT...)
 
L'aéroport Le Cessna F-OHAZ DC-10 d'Hawaïan Airlines

 
La 22 et le port L'aéro-club vu de la vent arrière 1000 pieds, 75kt, volets 10 Le port de Papeete

 
En vent arrière Récif vers la 04 Le lagon Le lagon à l'entrée de la 04

 
Passe de Papeete Mont Aorai 2066m Longue finale Toucher en 04

 
Vue panoramique de Moorea Moorea Moorea

Pour ma part, je suis un heureux dentiste qui aurait mieux aimé être pilote, mais bon je n'avais qu'à essayer et ne pas trop écouter les "tu sais c'est dur, et pis faut être bon en maths...". Je me console en apprenant à voler à l'aéro-club UTA de Tahiti après avoir débuté ma formation en France à l'aéro-club du Morvan (Autun - 71 ; Saône et Loire).

Tahiti possède deux aéroclubs : l'aéroclub UTA "Union Tahitienne Aéronautique" (tel : 83.81.09), et l'ACT "Aéroclub de Tahiti" (tel 82.58.02).
Tous deux sont maintenant situés en face de l'aérogare internationale. Ceci fait que c'est assez sympa, car pour s'y rendre il faut traverser la longue (3480m) et large (45m) piste 04/22, mais le problème pénible pour la personne de passage, c'est que pour le faire, il faut un laisser-passer, ou bien se faire accompagner par quelqu'un qui en est muni.
Je suis pour ma part licencié à l'aéroclub UTA ; aussi je ne peux pas vous en dire beaucoup sur l'ACT, si ce n'est qu'il possède plusieurs PA 28. Et que leurs tarifs est d'environ 880 FF l'heure de vol. L'aéroclub UTA, possède un C-150, un cap-10, un C-172, un C-182, un PA 38, et un PA28. L'instruction est dispensée en grande partie sur le C-172, et il est souvent réservé longtemps à l'avance !
De nombreux instructeurs sont rattachés au club, et il doit être possible de se faire relâcher pour voler un peu pendant ses vacances. L'heure de vol tourne autour de 12000 cfp (660 F) pour le PA38, 14200 cfp (780 F) pour le C-172, 15900 cfp (880 F) pour le PA28, et 19500 cfp (1050 F) pour le C-182.

Voler à Tahiti est bien évidemment un vrai régal. La Polynésie vue du ciel est un véritable enchantement. Le temps est souvent beau mais il peut changer vite, et par définition, entre les îles, il y a de l'eau... alors, le déroutement ici...
Depuis Tahiti, il est aisé de survoler Mooréa ou Tétiaroa . Sans faire compliqué, le survol de l'île de Tahiti est également magnifique. Les autres îles accessibles sans trop d'histoire, sont les îles sous le vent (Huahine, Bora Bora, Raiatéa, Maupiti, Tahaa). Compter 1h de vol pour rejoindre Huahine, 1h30 pour Bora. Toutes ces îles sont munies de pistes, sauf Tahaa, et fréquentées plusieurs fois par jours par les ATR 42 et 72 de la compagnie Air Tahiti.
A Raiatéa existe l'aéroclub des îles Sous le Vent, jumelé avec UTA. Il possède au moins un C-172, et peut être d'autres avions. Il est possible d'y faire le plein, et c'est d'ailleurs malheureusement le seul endroit hors Tahiti où il y a de l'essence pour petit avion !

Le reste de la Polynésie, bien que magnifique également ne se prête que difficilement à l'aviation légère. Les distances sont importantes ; les Marquises sont à plus de 600 NM, les premiers atolls des Tuamotus (Rangiroa, Tikehau, etc.) à plus de 150 NM.
Le tout, je le redis, sans possibilité de faire le plein à moins de faire acheminer à l'avance sa propre essence par les assez fréquentes et régulières goélettes qui desservent certains atolls !
Certains le font de temps en temps, mais cela implique une bonne organisation, et des contacts pour faire récupérer ses fûts.

Pour les touristes-pilotes en vacances, une bonne chose est de demander lors de vos déplacements inter-îles avec Air Tahiti (ATR 42 ou 72 tout neufs) ou la toute récente compagnie Wan Air (Jet Dornier), à faire l'atterrissage comme spectateur dans le cockpit. Dans l'ensemble les pilotes sont très sympas et c'est assez fréquent qu'ils acceptent, surtout si vous êtes du "milieu". Alors tentez votre chance, et croyez-moi, l'approche de Tahiti, de Bora, ou d'un atoll vécue dans le cockpit restera sans doute l'un des meilleurs moments de vos vacances...

Stéphan Tessede