Dimanche matin, ô surprise, le ciel est bleu,
pas de brouillard ! Le temps de paresser un peu et de discuter autour du
petit déjeuner, le bleu est parti, remplacé par de la grisaille
traînante, tiens donc, on ne voit même plus le Salève
! Vers midi nous regagnons le terrain avec comme projet d’aller rendre
visite à un colibri discret, Yves Piotet, qui restaure et pilote
des avions anciens sur le terrain de Lausanne. Le temps de faire un peu
d’essence, c’est du VFR spécial à cause de la visibilité
mais le ciel s’est dégagé. Au revoir donc à Maïté,
la gazon est fermée car humide, nous décollons donc sans
attente de la béton. Cette fois j’ai compris le coup de la voie
ferrée, nous retrouvons tous nos points de sortie dans l’autre sens.
Le lac a gardé ses écharpes de brumes, languissant comme
une grande frileuse qui se demande s’il faut vraiment les enlever alors
que le soleil pointe son nez.
Le terrain de la Blécherette est un peu
spécial car il plonge dans la ville (2.5% de pente). C’est la 18
en service, face au lac, avec une densité impressionnante de lignes
électriques en finale qui nous laisse un peu trop haut et un peu
trop vite sur la piste qui descend un peu trop mais bon en freinant on
s’arrête avant les sapins.
La piste a été refaite à neuf
il y a deux ans, comblant les trous et les inégalités, mais
perdant aussi un peu de son charme puisque la piste en herbe a disparu
au passage, rendant le roulage du Moth Major (à patin s’iouplaît)
un peu délicat.