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Cette fois puisque nous sommes arrivés à 9.500ft à E, nous allons emprunter la passe Albula, enfin. On dirait qu’il y a juste la place pour nous, c’est un peu étroit en bout d’aile… Ensuite vérifions que nous sommes dans la vallée souhaitée, que dit le compas, que dit l’axe de la vallée, vois-tu le chemin de fer et moi la rivière ? Tiens un coude à gauche, ça a l’air d’être bon, j’ai trouvé l’autoroute et moi la vallée du Rhône qui devrait nous mener au lac Léman. Cap 260°, aïe le soleil dans les yeux, mais bon, sur les côtés c’est magique, tout autant qu’austère. Par ici on vole pendant une heure sans voir de terrain, pas question de se vacher c’est très très mal pavé et tout bêtement y’a pas la place. D’un saumon nous effleurons un lac au bleuverglacé, de l’autre un glacier qui dévale avec sa moraine noircie de roches.. Là bas le Cervin qui domine de sa tête blanche… Difficile de s’enlever les yeux du paysage et mes façons de promeneuse qui ne sait pas trop où elle va ni à quelle heure elle va arriver à Genève provoquent un soupçon d’agacement chez Genève Information. Transitons sur Sion, où un avion va « faire un tour sur la côte » puis le col des Mosses, et plongeons tel le pélican moyen sur le lac de G’nèèève… Montreux, Vevey, tassées collées pressées entre montagne et lac, le sillage du Rhône dont les eaux ne se mélangent pas à celles du lac Léman…
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