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VFR à Bora Bora (suite) |
Je suis un petit nouveau sur la liste, et je m'aperçois en ayant longuement parcouru "les best-of", que certains ont véritablement des talents d'écrivains, arrivant à rendre une séance de tours de piste sans vent aussi passionnante que le récit d'une percée sur Los Angeles International à une heure de forte affluence un soir d'orage.
C'est pourquoi, pour ne pas faire pâle figure au milieu de tout le monde pour un premier récit, et ce malgré un style littéraire assez médiocre, je vais sortir la grosse "artillerie". Je vais en effet tout miser sur la "qualité" du sujet pour essayer de vous intéresser. Laissez-moi vous raconter ma dernière navigation ; Tahiti, Bora Bora, Raïatea, Maiao, Tahiti.Cette nav là, il y a longtemps que j'en rêvais. Atteindre les îles sous le Vent par mes propres moyens après m'y être rendu plusieurs fois en ATR avec Air Tahiti ou même en bateau, me poser à Bora Bora, sur cette piste située sur un "motu" (îlot de corail ceinturant les îles en Polynésie), faire une vent arrière entre Raiatéa et Tahaa au dessus de leur lagon commun, survoler l'île mystérieuse de Maiao, quel plaisir ça allait être.
En élève appliqué, j'avais fait comme d'habitude un beau log de nav, tout propre, écrit sur Excel puis sauvegardé pour le futur, avec toutes les données bien écrites, bien nettes, les fréquences, des cases pour le QNH, les choses à ne pas oublier, etc. Il ne manquait rien dessus ; sauf peut-être un peu de... concision.Ce jeudi, un petit grognement venant du lit de mon bébé vers 5h du matin me réveille. Je me lève pour voir ; il s'est rendormi comme un ange, toujours aussi beau (objectivité du papa...). Je me recouche, et réalise dans un demi-sommeil que c'est ce matin que je dois aller voler pour faire MA nav. Du coup, je m'excite tout seul, et impossible de refermer l'oeil. Je tourne, je vire et décide que quitte à être réveillé, autant se lever. Direction l'ordinateur.
Connexion, rien de spécial dans la messagerie, (je ne suis pas encore inscrit à la liste et ses nombreux messages quotidiens !). Du coup je me lance dans la recherche éventuelle de TAF, Metar ou autre données météo qui m'aideraient à patienter. Après être passé par de nombreux sites, plus ou moins compréhensibles ; tout ce que j'ai pu obtenir sur la région c'est d'apprendre par un METAR que sur NTAA (Tahiti-Faa'a)... il a fait beau cette nuit ! Avec ça je suis bien avancé.J'ai de meilleures infos météo lorsque à 9h je retrouve Marc mon instructeur et mon ami Rémi tout heureux d'être invité à survoler ces magnifiques paysages. A Tahiti-Faa'a, c'est la grande classe lorsqu'on prend la météo. Ici, la petite aviation bénéficie de toute l'infrastructure présente pour l'aviation commerciale. On prend donc notre météo directement dans un bureau de Météo-France où un prévisionniste sympa nous fait un petit exposé, nous montre la carte satellite datant d'une heure, et nous fournit les TAF et Metar nécessaires. On signe un petit cahier prouvant qu'on est venu avant de partir en navigation. Les lignes au-dessus ont été remplies dans la nuit par les équipages de Lan Chile et d'Air New Zealand... Je signe, et à la rubrique "compagnie" j'écris modestement "aéroclub UTA".Le temps n'est pas très bon, mais ça devrait allerDepuis quelques jours il pleut très fort le soir, et aujourd'hui ça ne devrait pas changer mais nous, nous partirons vers 10h pour être de retour en début d'après midi. "Temps instable sur la région" ; moi, pour comprendre la météo, je regarde la tête de l'instructeur. Flegmatique, il dit que ce n'est pas fameux, mais que c'est bon quand même, alors... Ouf, on y va ! J'ai cru un instant qu'on allait se refaire du "local" en guise de nav, ce qui n'est toutefois pas si mal, mais j'en ai un peu marre.
Entre parenthèses, j'ai un peu l'impression qu'en aviation la météo c'est : soit grand beau ; on vole, soit très mauvais ; on ne vole pas, mais qu'entre les deux c'est toujours du "on y va et on verra bien"...On rejoint dix mètres en face de Météo-France le bureau où l'on rédige le plan de vol. On ne fera pas de complet, car on doit être de retour pour 13h30 au plus tard. On dépose donc un plan de vol NTAA - Vor de Huahine - NTTB - NTTR - Maiao - NTAA avec départ à 10h. On prend les Notam et avec tout ça nous sommes au courant de tout, sur un territoire "aussi vaste que l'Europe" comme on dit ici !Nous roulons en voiture jusqu'à l'aéro-club, situé de l'autre côté de la piste 04/22. C'est d'ailleurs toujours très agréable de traverser cette longue et large piste pour gagner l'autre côté qui est un ancien motu comblé par du remblais. C'est maintenant devenu le siège de deux aéro-clubs, de deux petites compagnies, d'ateliers de maintenance, etc. Y accéder est l'occasion de retrouver l'imposante et désormais familière masse du DC10 d'Hawaïan Airlines, en réparation sur le tarmac suite à un atterrissage qui s'est fini le nez dans le lagon le 24 décembre dernier.
La veille j'ai appris au journal télévisé de RFO que le CDB s'était donné la mort, et j'ai à ce moment une pensée pour ce pauvre homme. Il paraît qu'il avait des problèmes personnels, et que cet incident mineur (aucun blessé) mais bien embêtant (un DC10 presque foutu et un sacré coup de pub pour la compagnie) l'a anéanti.Notre avion est là, tout beau, un C182RG, immatriculé F-OHJP. Nous roulons jusqu'à la pompe à essence, nous faisons le plein (il y a eu assez d'avions dans l'eau au club pour être prudent...), re-mise en route, check list, tout est bon, et nous voici pleins gaz sur la 04 pour une belle ballade que j'attendais depuis longtemps déjà.Aaahh, ça pousse bien quand même un Cessna 182. Vario positif, l'alti confirme, on rentre le train. 23 pouces, on cherche 110 kt, phares sur Off, on arrive à 500 ft. Mise de cap au 290, montée prévue vers le FL65. Maintenant tout ce rituel commence à venir, et je me sens de mieux en mieux avec ce 182, train rentrant et hélice à pas variable. Cela n'est pas très différent du 172 sur lequel j'ai fait une bonne part de ma formation (mis dans l'eau en décembre par un gars très fort et très malin qui faisait du rase-flotte avec trois passagers), mais il faut tout de même un peu de temps pour se familiariser.
Mooréa est face à nous, toujours aussi belle. La tour nous informe qu'un ATR en décolle à l'instant en 30, pour mettre le cap sur Huahine. Nous avons le visuel, il va plus vite que nous, tout est OK. Je peux m'accorder quelques instants d'émerveillement à regarder Mooréa, et bientôt, ses deux magnifiques baies (Cook et Opunohu) orientées plein nord.En Polynésie, tout se fait en survol maritime (sans blague !) et suivre une nav n'est pas un exploit avec des avions équipés réglementairement. Il suffit de suivre sa radiale VOR, et de vérifier les informations du DME. Manque de bol, notre DME ne marche pas bien aujourd'hui et nous ne recevons les indications que par intermittence. Mon instructeur ne semble pas troublé et me fait remplacer les "Je suis à 35 NM de TAF" par "Je m'estime à 35 NM de TAF". Aujourd'hui il n'y a pas beaucoup de vent et rester sur la radiale ne pose pas de problème. Par contre devant nous apparaissent de belles masses cumuliformes qu'il faut contourner tranquillement. Au bout de 15 mn, nous sommes stables au FL65, mais nous ne voyons plus Mooréa, et pas encore l'île de Huahine notre prochain point tournant. C'est toujours un peu impressionnant d'être au dessus de l'eau, au milieu de gros paquets nuageux, et de ne plus voir de terre.
Le VOR de HHN (Huahine) se réveille sur 112.7, et comme par enchantement nous recevons son indication DME. L'occasion de confirmer notre position. Et là, c'est la grande classe : nous sommes pile sur la route dans la minute prévue par mon log. Mais si...On s'émerveille sur la vue de Huahine, en forme de 8, siège du récent tournage du "Prince du Pacifique" qui ne semble pas être un gros succès malgré la beauté de l'île. Verticale HHN je vire au 276 cap sur Bora Bora, distante maintenant de 44 NM. Tahiti Info me signale qu'un ATR décolle de Huahine pour rejoindre Bora au FL 60. Nous sommes au FL65 et du coup je m'applique à y rester très précisément !Mon père qui apprend à piloter à Autun (LFQF - encore un à qui le Flight Simulator a fait pousser des ailes) m'avait déjà fait remarquer cette loi aéronautique, qui dit qu'il suffit que vous arriviez sur un terrain qui ne voit qu'un avion par mois pour que cet avion soit là pile le jour et l'heure où vous arrivez. Tout cela histoire de vous compliquer un peu la vie. Il a remarqué ce phénomène étrange lors de ses premiers solos, où un peu stressé, il aurait bien aimé tourner tranquillement en profitant d'un jour de semaine pour être seul dans le circuit. Mais à chaque fois, un Fox Quelque Chose s'annonce à 2 minutes des installations lorsqu'il décolle, et quitte la fréquence lorsqu'il se pose, et ce sera le seul visiteur de la journée...
Mon estimée Bora est 21h27 (UTC, chez nous ça donne des drôles d'heures !), et celle de l'ATR 21h26. Ca s'active dans les fréquences !Nous sommes maintenant en contact avec Bora, et c'est le moment rêvé que choisit notre DME pour ne plus fonctionner. Nous cherchons l'ATR derrière nous et mettons Rémi à contribution, mais nous ne voyons rien car il y a de gros paquets de nuages. Marc mon instructeur qui a eu l'idée d'emporter son GPS perso donne à la tour des données DME en précisant qu'elles sont issues d'un GPS, mais c'est toujours mieux que rien. Pas de panique, nous sommes bien distants l'un de l'autre. Nous longeons le nord de l'île de Tahaa et son magnifique récif frangé d'innombrables motus paradisiaques. On passe travers du NDB de Raiatéa, point milieu sur mon log entre Huahine et Bora.Le temps assez couvert sur les îles Sous le Vent aujourd'hui ne nous fait apparaître la majestueuse silhouette de Bora Bora qu'assez tard. L'ATR est toujours à nos fesses alors que nous sommes en vue de l'île. Grands seigneurs, nous mettons le cap au sud pour le laisser passer numéro un, mais surtout pour profiter un peu de la vue...C'est grandiose, même par temps bien couvert. Toute la gamme des bleus est représentée sous nos ailes. Cela va du bleu nuit côté océan au turquoise le plus pur des zones peu profondes. Le mont Otemanu et ses 600 mètres nous domine maintenant que nous sommes à 1500 ft. Nous longeons la pointe Matira, siège de l'arrivée de la dernière étape de la grande course annuelle de pirogue "Hawa'ï Ki Nui". A 29 NM plein ouest, Maupiti est nettement visible, il faudra que j'aille m'y poser un jour tellement c'est beau là-bas avec cette piste à moitié sur l'eau et à moitié sur un motu (760 mètres, en ATR ça freine sec !).Nous survolons un hôtel et ses nombreux bungalows sur pilotis "bon marché" ainsi qu'un gros paquebot de croisière avant de ressortir du lagon au dessus de l'unique passe. Il est malheureusement déjà temps de préparer l'avion pour l'atterrissage. L'ATR est posé, et nous avons le ciel pour nous tout seuls. Train sorti, volets 10°, nous nous mettons en étape de base pour la 11, circuit main droite. Sous mon aile droite le magnifique motu, tout petit, de Stan, le sympathique et si attentionné propriétaire du Mai Moana Island, une petite pension de trois bungalows tout confort que je vous recommande vivement. Je repense à ce moment là aux deux séjours merveilleux que j'y ai passé l'année dernière. Face à nous distant de 13 NM seulement, l'atoll de Tupaï, splendide mais désormais interdit à la circulation aérienne publique depuis que devenu propriété du gouvernement.Le terrain de Bora est situé sur un motu, juste à côté de celui où vivait Paul Émile Victor. La piste a été la première de Polynésie Française, et date de la deuxième guerre mondiale lorsque les américains ont établi une base militaire à Bora. Il y a même eu deux pistes croisées, mais seule une est encore en service aujourd'hui. Il faut cependant faire attention car les premiers mètres de la 11/29 ne sont plus entretenus non plus mais ça ne se distingue pas trop bien même en finale. Cette piste ne fait plus que 1500m, bien assez pour les ATR (et autres jets privés d'occasionnels milliardaires) cependant."Juliet Papa autorisé au touch piste 11, vent du 220/8 KT."
"Je touche Juliet Papa."Je vais me poser à Bora Bora, quel pied ! Check finale ; le train est sorti-verrouillé, volets à 40°, plein riche, plein petits pas, volets de capots ouverts, paramètres moteurs verts, vitesse 70kt, c'est tout bon. On poursuit tranquillement et je fais un toucher perfectible mais pas si mauvais que ça. Pour le plaisir, on s'en refait un avant de remettre le cap sur Raiatéa. Quel délice d'évoluer dans ce décor de rêve. Un chapelet de motus recouverts de cocotiers s'égrène sur ma gauche, alors qu'à droite c'est le lagon et le mont Otemanu. Cap au 124, montée vers 3.000 ft ; Marc nostalgique me montre le lieu où il a mouillé en voilier le 31 décembre dernier.A Raiatéa, les services ATS sont fermés. Nous faisons donc de l'auto-info sur la fréquence Tour. L'occasion de faire une belle bourde et de commencer un magnifique message par "Huahine bla bla bla". Marc que la beauté du spectacle ne rend pas sourd pour autant me fait corriger. C'est qu'il est contrôleur dans le civil à Tahiti Faaa mon instructeur, alors il aime autant que l'on parle correctement même lorsque personne n'écoute. Car personne n'écoute. Pour une fois la loi de mon père ne se vérifie pas et je peux m'intégrer et me poser sans me soucier de qui que ce soit. Je suis tout seul. Nous faisons une vent arrière au-dessus du magnifique lagon commun à Raiatéa et Tahaa, et on touche en 07 avant de remettre les gaz pour l'île de Maiao.Le cap à suivre est le 128. Nous montons doucement au FL75. Les masses nuageuses s'épaississent et je dois slalomer pas mal pour ne pas y rentrer.
Marc me montre le fonctionnement de la radio HF lors de la montée. Il fait un essai et reçoit Tahiti, mais la liaison n'est vraiment pas fameuse. Pas facile de se comprendre dans ce truc, et encore nous sommes entre Français... Les nuages se rapprochent pas mal et j'avoue que seul je n'aurais pas osé m'aventurer là-dedans. Mais calmement, Marc me montre comment faire. Nous contournons largement, à droite, puis à gauche en essayant de revenir au cap choisi. Nous voici stables au FL75. On l'annonce à Tahiti Info qui nous demande de rappeler en vue de Maiao. Pas grand chose comme aide à la navigation pour rallier Maiao. Alors je m'applique à garder le bon cap, surtout que les paquets de nuages se dispersent un peu. Cela dit, il faut être attentif. Devant moi, je parierais très cher que je vois Maiao. Oui, là pile devant. Mais je m'aperçois peu après qu'il ne s'agissait que... de l'ombre d'un nuage sur l'océan... (et j'ai 10/10 !). Nous décidons de sélectionner le radial 148 de HHN, qui nous mènera à coup sûr à la verticale et on s'écarte un peu à gauche.Cette île est très peu connue, repliée sur elle-même. Je n'y ai jamais mis les pieds bien qu'elle ne soit pas très éloignée de Tahiti et que j'en connaisse 30 en Polynésie à ce jour (merci à mon service dans la Marine...). Elle ne possède pas de piste aérienne, seule une mini-passe artificielle taillée dans le récif permet à de rares bateaux de venir la ravitailler. La population ne souhaite pas du tout s'ouvrir à l'extérieur et encore moins au tourisme. A-t-elle tort ou raison ?
Il y a quelques années, un escroc avait profité de la naïveté et de la gentillesse spontanée des habitants pour tenter de s'approprier l'île en faisant signer n'importe quoi. Il avait failli réussir et depuis la population est assez réticente vis-à-vis de tout ce qui vient de l'extérieur. Je ne me souviens pas avoir déjà vu une seule image télévisée de cette île, ni même un seul article à son sujet dans les quotidiens locaux, alors que pourtant elle est la troisième île la plus proche de Tahiti.Nous perdons le VOR de Huahiné, et nous ne recevons toujours pas celui de Tahiti lorsque pour nous rassurer l'île se dessine enfin pile devant nous.
Le Cessna descend lentement jusqu'à 1500 ft. L'île est toute petite. Tout en bas semble très calme. Nous voyons quelques vélos qui avancent lentement sur une piste en corail. Une plage magnifique s'étale sur un bon kilomètre. Le petit village ressemble à tous ceux de Polynésie. Pour le plaisir nous en faisons un deuxième tour. Il y a une importante retenue d'eau de couleur peu engageante, moitié lac moitié lagon, mais sans doute complètement infestée de moustiques !Allez, fin du tourisme, les gaz à fond, montée vers 3000 ft, cap au 073 pour regagner Tahiti. Le contrôle nous demande notre estimée dans la CTR de Tahiti (cercle de 35 NM autour de terrain). Nos calculs sont corrects, du moins c'est ce que nous dit le DME lorsque par moment il affiche enfin une donnée. Le temps se dégage un peu et voici Mooréa, toujours aussi belle qui nous dévoile sa côte ouest, la plus touristique mais pas (encore ?) gâchée par un développement trop anarchique. La pointe sud de l'île est un point de report VFR. Nous nous signalons, et l'approche nous fait basculer sur la tour. Marc décide de me faire faire une arrivée à Vno tout en se plaçant en longue finale pour la 04. C'est beau comme depuis le cockpit d'un jet !Je vois au loin les PAPI et je tâche de me mettre dans le plan. Pour m'amuser, je voulais régler l'ILS de la 04 sur nos instruments, mais Marc me rappelle que le DC10 d'Hawaïan l'a cassé lors de son incident, et qu'il est donc hors-service pour l'instant. L'occasion pour moi d'apprendre que les installations d'ILS sont en partie situées à la fin du QFU qu'il concerne.
Je prépare l'avion, collationne l'autorisation, peaufine ma finale. Le bleu splendide du lagon de Tahiti s'étale devant nous alors que nous passons le récif. Pas facile de rester concentré sur des peignes, des plots ou un seuil lorsque le paysage est si beau en finale. J'arrondis et pose tout ça, non sans un petit rebond... Pas fameux, mais pas cassé... Le dernier atterrissage de la journée est loin d'être le meilleur.
A gauche toute pour le parking ouest, celui de l'aéroclub UTA.
Check parking, arrêt moteur, le calme revient dans le cockpit.2h50 de pur bonheur s'achèvent, même si absorbé par le pilotage, je n'ai fait à mon goût qu'apercevoir le paysage. Mon passager, lui, n'en a pas perdu une miette et il est tout heureux, prêt à recommencer. Il en a vidé sa pellicule... Ah s'il avait un numérique, je vous aurais mis tout ça en ligne ! Peut-être dans quelques temps, après développement et scannerisation...Bon il est temps de retourner travailler.
C'est que le 182 ça fait quand même près de 60 litres à l'heure, et que malheureusement ça ne marche pas encore à l'eau de mer...Stéphan - Février 2001
NTAA, et parfois LFQF
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