Que dire de plus ? |
Touche pas à mon arbre
! Il fait plus de 40° et l'ombre est rare. |
Tiens, y'a des trucs qui
bougent sur le sable... Ah, des bébés tortues... Un, deux,
trois, dix, vingt.. C'est l'heure de la migration ? En remontant à
la source on trouve un nid de tortues fraîchement écloses.
Certaines sont déjà mortes d'épuisement, car l'eau
est loin et éclore à midi solaire n'est pas forcément
un gage de survie. |
Aussi ramassons-nous les
bébés tortues pour abréger leur calvaire et les déposer
dans la mer. Leur carapace est douce, pas encore durcie, et elles battent
désespérément des nageoires en l'air jusqu'à
l'eau où elles reprennent vie et vigueur. Environ 30 sauvetages
plus tard, nous pensons avoir contribué à la survie de l'espèce
! |
Souvenir de vacances... à
mettre en fond d'écran pour les jours gris ! |
Mais il est temps de songer
à rentrer, car le même long survol maritime nous attend au
retour. Le terrain de Tortola s'est brusquement animé, ça
met en route de partout. Après les formalités d'usage (general
declarations, douanes, taxe) |
on nous laisse sortir de
la cage à lapins qui contient les passagers pour monter à
la tour déposer le plan de vol. On va peut-être attendre que
celui-là soit parti avant de continuer à marcher vers la
tour. |
American Airlines est très
présent dans les îles vierges, San Juan et Porto Rico. Tiens,
un hélico ! |
Retour sur St Barth. Flight
following de San Juan, très efficace (plus à l'américaine
qu'à l'antillaise). Mais voyons ce sui arrive... Forme caractéristique
de TCU... base bien noire et pas très haute... Demandons une météo
de Juliana à San Juan. Ils n'ont pas. Passons sur la fréquence
de Juliana. |
.. le terrain de St Barth
est fermé pour cause de "weather"... ça se déroute
à tour de bras vers Juliana et Grand Case qui sont encore clairs...
Pas moyen de passer dessous, aussi on contourne vers l'ouest, ce qui présente
aussi l'avantage de nous rapprocher d'Anguilla pour un éventuel
déroutement. De toute façon, nous avons encore assez de carbu
retourner à Tortola où il fait beau. |
Les déroutements sauvages
continuent sur la fréquence. Juliana nous demande où nous
sommes et à quelle altitude toutes les 5 mn pour assurer l'info
de trafic (ils n'ont pas de radar et font tout à la main avec bic
et papier). Tiens voilà Anguilla, on dirait qu'il vient de pleuvoir
sauvage ! D'ici là Grand Case est à une poignée de
nautiques, on s'y déroute. |
Il était temps. Un
quart d'heure après qu'on se soit posés, l'orage arrive sur
le terrain. Le plafond dégringole en dessous des collines et il
pleut. |
Nos camarades d'infortune
également déroutés. Regagnerez-vous Point à
Pitre ou Fort de France ce soir ? |
L'orage nettoie à
grands seaux le Cessna un peu poussiéreux (regardez, le volet fait
gouttière !). |
Pas moyen de sortir, ça
vente et ça pleut. Dire que le terrain de Grand Case s'appelle Aéroport
de l'Espérance ! |
C'est pas qu'on s'ennuie
sous la pluie, mais presque ! |