De Toussus à Cholet - En route vers Muret - Vers Issoire - Le retour - Récit
Ce week-end des 22 et 23 juin, un rascol devait avoir lieu à l'île d'Yeu. Après abandon de l'organisateur, puis du remplaçant de l'organisateur, le rascol était orphelin... Nous décidâmes d'y aller malgré tout...
Premier rascol du week-end à Tousus. Anne-céline, White et moi-même retrouvrons 4 Noury : une femme, deux hommes et un chien (Delphine, Bruno et Stéphane, et Rustine), et Philippe Girault. Yeu, pas Yeu... On se tâte. Du coup, on va réfléchir dans les accueillants locaux de l'aéroclub matra, autour d'un verre.
Et c'est parti ! Anne-Céline en place gauche du Wassmer, moi à droite avec les cartes, White sagement installé à l'arrière, nous voila partis pour Cholet, suivis par le C172 des Noury.
Après un très bon déjeuner au resto de l'aérodrome (au risque de se répéter : une adresse à ne pas louper !!), on décide finalement, au vu des médiocres conditions sur le littoral, d'abandonner Yeu, d'abandonner par là même le pauvre JPP qu'on voulait récupérer à Rennes, et de partir vers Muret où nous attendent les anniversaires de Leti et de Jean-Pierre Lautier.
Après 2h10 de vol, nous voilà en terres muretaines, où nous échappons au piège tendu par la VAC exprès pour les estrangers que nous sommes, en voulant nous faire passer par un village qui ne doit pas souvent voir les avions de Muret...
Nous apprécions une fois de plus l'accueil des colibris de Muret, et la savoir-faire de Hugues aux fourneaux. Vers 1h30, il est raisonnable d'abuser de l'hospitalité muretaine en allant se coucher, si on veut profiter de la matinée du dimanche pour voler !
Pour le Wassmer, départ pour Issoire, où nous attend Isabelle. Après Albi, la météo n'est vraiment pas géniale, et nous décidons prudemment de nous replier sur Albi. La contrôleuse nous jette gentiment, le terrain est réservé aux avions basés. Pas grave, on poussera jusqu'à Graulhet (pour faire local, prononcer "Groyé"). 20 mn plus tard, on repart.
Passage au dessus de la couche, qui disparait rapidement. Superbe survol du massif central, on en prend plein les yeux, et atterrissage à Issoire. Accueil très chaleureux d'Isabelle.
Assis dans sa superbe maison de Sainte-Florine, nous l'écoutons parler du rascol de Lyon, et de tout ce que ce rassemblement a signifié pour elle, notamment, comment ça l'a décidé à reprendre des cours de pilotage. Isabelle nous a aussi dit des choses, aéro et tout simplement humaines, tellement belles et fortes, que ce moment restera sans doute un des plus forts vécus par trois colibris. Fort à nous en avoir mis les larmes aux yeux à tous les trois. Mais ça restera aussi un moment d'émotion qui nous appartient à tous les trois, et on n'en dira donc pas plus.
Après, avec Isa, son mari, ses adorables garçons et son incroyable papa, nous avons passé une merveilleuse après-midi aéro et colibriesque entre terrasse de café à Issoire, et le terrain. Et c'est avec beaucoup de regrets que nous avons repris la direction de Paris, mais avec la certitude qu'on reviendrait profiter de l'hospitalité d'Isa et des superbes paysages de la région.
Pendant le retour tranquille vers Toussus, alors que nous survolions la Sologne, Anne-Céline propose de passer à l'écoute d'123.45. Une idée qu'elle était bonne, puisque 2 minutes après, on entendant sur la fréquence "Y a-t-il des colibris sur 123.45 ?". C'était Flavien et Gaëlle, de retour de Royan en TB20. Après un passage sur 123.47 pour être plus tranquilles, nous avons fait un nouveau rascol, sur les ondes cette fois. A deux minutes prêts, nous avons failli nosu croiser au dessus d'Etampes, avant d'aller se poser à Toussus, absolument désert alors qu'il restait près d'une heure avant la nuit aéro...
Encore un merveilleux WE aéro. Près de 1500 kilomètres en un peu plus de 7 heures de vol, et un gros quart sud-ouest de la France quadrillé. Merci à Anne-Céline, notre commandant de bord, et à Emmanuel pour le Wassmer...
Olivier