4 jours dans le Sud Ouest merci la météo !


On était partis pour ce grand week-end de l'Ascension avec un programme précis : glander au gré de nos humeurs, en profitant de l'admirable capacité du Mousquetaire à emporter sans sourciller 215 litres d'essence et quelques dizaines kilos de bagages en plus des 4 pilotes.
Outre des sensations fortes en cas de vent de travers et des regards envieux sur la plupart des terrains où nous nous sommes posés, la brave bête nous assurait 7 heures d'autonomie et du camping aéro au cas où (tentes, sacs de couchage, etc. tout le bazar fut aisément casé dans le coffre). Le décollage de la piste en herbe de Persan Beaumont pas loin de la masse max (1.2T pour 685kg à vide) fut laborieux... mais nous parvînmes à notre première destination : St Cyr ! Héroïque avec 700ft de plafond. On a dû attendre que ça se lève avant de repartir avec notre 4ème pilote vers midi pour notre première étape : Angers. On tombe sur un ex colibri et valeureux stampiste, Philippe Pons, on va vérifier l'avancée des travaux sur le F-BUAZ (Stampe torpedo du CPVA) et on jette un oeil au musée du GPPA en travaux avant de redécoller pour... ben où qu'on va ? Pourquo pas l'île d'Yeu ?
Exceptionnellement riante, celle-ci nous a accueillis à bras ouverts (en fait les stratus venaient juste de se lever... à 14h TU ! les feignants).
Marcé Quel coffre Yeu nous voilà Vent arrière
Le Mousquetaire F-BNIZ, ici sous le soleil d'Angers Ah oui on peut en mettre du bazar dans le coffre ! Contournement par la pointe des Corbeaux Vent arrière pour la 15

Après avoir arrimé la bête on a loué des vélos et on a pédalé ! Philippe, très courageux, s'est même baigné à la plage des Soux. Nous, on s'est contentés de regarder ! Dîner à Port Joinville, dodo à la colo. Et le lendemain matin... bâché ! Donc revélo, port de la Meule, le château, la côte sauvage... ouille les fesses ! Réconfort au restaurant du père Raballand, sieste à côté de l'avion en attendant que ça se lève.

Dernier virage Plantation de piquets Bâché Vélocipédistes Beuarck
Le phare qui balise le dernier virage C'est pas facile de planter les piquets quand c'est plein de cailloux Bâchons la bête avant d'aller pédaler La fine équipe (notez la disposition artistique des pantalons dans les chaussettes) Le lendemain on n'a pas pu décoller avant 16h, et encore...

Heureusement sur le continent c'est (depuis peu) CAVOK. On passe à Fontenay le Comte dire bonjour et prendre de l'essence puis on met le cap sur Saintes. Photo souvenir avec le Kiki Novembre (D112) et le D117 de l'aéro-club de Saintes sur lesquels j'ai fait mes premières armes. Quelle belle triplette ! Coup de fil à la ferme du Rebeyrotte, terrain privé très sympa près de Bergerac où on mange du foie gras et plein d'autres bonnes choses. Arghh, le restau est plein ce soir. Faut changer de cap ! Pourquoi pas Condom ? Le rassemblement de Mousquetaire qui y était prévu a été annulé, pas grave, on sera un rassemblement à nous tous seuls.

Saintes Triplette Condom Coucher de soleil
Saintes. Dans l'ordre, le D112, le D117 et son grand frère à l'échelle 1:2 Les mêmes (vous pouvez vérifier, ils ont TOUS des roulettes de queue).  Arrivée à Condom, un petit terrain très plaisant dans le Gers (un champ au milieu des champs) Coucher de soleil sur les maïs de Condom

A Condom on est superbement accueillis par Jean Baqué et sa famille, le président de l'aéro-club local qui nous régale d'histoires locales avec l'accent du cru. Un peu d'armagnac et vite au lit. Le lendemain matin, ô surprise, c'est bâché. Visite de la ville de Condom, déjeuner au canard (ou canard au déjeuner, c'est selon) et retour au terrain. Midi Pyrénées Voltige a sorti le Cap 10 et le Cap 232 pour le week end, mais le plafond à 1.500ft limite les évolutions. On réveille les voltigeurs qui font la sieste sous les ailes du Mousquetaire. On découvre à l'occasion le régime miracle de l'équipe : la morue séchée made in Norvège. Si si, on a goûté !
La météo étant résolument pourrie sur la côte (les stratus vont faire place aux cunimbs...) on abandonne l'idée de rallier Jeff de Fontenay et le Lake de Como au rassemblement d'hydravions de Biscarosse. On va remonter vers le nord.  Au passage d'Agen, un petit coucou à la radio pour Christine qui lâche un élève en solo. Tiens si on se posait à Egletons ? C'est un joli terrain, bien casse gueule quand on remet les gaz un peu tard dans la trouée de la 07 avec vent du sud et 35°. Les roues raclent les sommets des sapins, mais on s'en sort. On redécollera dans l'autre sens, hein, pour éviter les gags.

Avion de clown Clown d'avion Fait pas beau pour voler Egletons
Le Cap 232 de Midi Pyrénées Voltige Le Cap 10 dans la même livrée L'équipe MPV, sous la houlette de Gilles Maniglier, Jean Baqué et l'équipage du Mousquetaire Egletons. Posé pas dans les arbres mais sur la piste. Ouf !

A Egletons l'aéro-club construit une Abeille (un Mousquetaire, quoi) en CNRA. On voit les ailes et les moules du capot dans le hangar plein de petits jodels. Un petit détour par Ussel pour voir le terrain - tiens le Fouga est sorti- et on laisse les cunimbs sur le Massif Central pour remonter vers Aubigny sur Nère. Tiens finalement si on allait à Romorantin ? Le centre de vol à voile pourra certainement  nous héberger.

Ceci est une aile... Ceci est un capot... Ussel Gromulus
L'Abeille d'Egletons Les moules du capot - c'est GROS ! Ussel vu d'en haut. Le Fouga est de sortie devant le hangar. Gromulus bientôt cumulonimbus sur le Massif Central

A Romorantin, l'accueil est chaleureux, dîner dans une pizzeria tenue par un membre du club à Cour Cherverny, et dodo dans les dortoirs du club. Le lendemain... vous le croirez pas, mais c'est encore bâché ! Visite du Lion de Philippe Monniot, le Lionceau d'Issoire Aviation gonflé avec un pas variable et un moteur plus conséquent. Tiens d'ailleurs voici "nounours" lui-même (alias Philippe Monniot).

Romo Lion Si si... ... c'est bien un lion !
On couche la bête à Romorantin Le Lion d'Issoire Aviation, profil droit. Le même, profil gauche. Grrr !

En début d'après-midi le plafond daigne se lever au-dessus de 1.000ft et on décolle pour ... Mortagne au Perche ! Ne me demandez pas pourquoi... En tous cas ça se lève pour devenir assez splendide. Et ça retombe aussitôt que nous regagnons la région parisienne. Saint Cyr pour laisser un des pilotes, puis Persan Beaumont avec 6 kilos de visi. Au total près de 12 heures de vol, désolée pour touts les colibris qu'on aurait voulu voir et qu'on n'aura pas vus, Christine à Agen, Jérôme Roger à La Flèche, Jojo à Sabadell, les Muretains, Vincent Fabri à Biscarosse... une autre fois !

De notre envoyé spécial Jeff, descendu de Fontenay le Comte en scooter pour couvrir le rassemblement d'hydravions à Biscarosse...
 

Ca vole bas... C'est la faute au plafond ! Dommage, avec un peu de soleil c'eut été très sympa