Recette pour aller à la montagne :
1) Munissez-vous d'un avion adéquat, en
bois et toile, avec les ailes un peu cassées. Un joli Mousquetaire
de quelques trente-cinq ans d'âge fera parfaitement l'affaire, surtout
s'il est peint en blanc et bleu.
2) Trouvez un instructeur montagne du genre "Terreur
des Alpages", celui qui ne craint pas de faire 15 heures de vol et 50 atterrissages
dans le week-end
3) Embarquez un coéquipier léger,
tente et sacs de couchage au cazoù, plus le précieux document
recelant vos bottes secrètes pour chaque terrain (texture, aérologie,
dangers...)
4) Priez Dame Météo pour qu'il fasse
plus que moyennement beau. La montagne ne supporte pas la médiocrité,
y compris en matière de météo, et pas du tout les
orages.
Nous partîmes vendredi après-midi de
Persan Beaumont, avec comme objectif de descendre le plus près possible
des Alpes qui s'annoncent humides samedi matin, et orageuses samedi après-midi.
On va où ? Pourquoi pas Pérouges ?
Va pour Pérouges, terrain en herbe à
côté de St Ex. Petite nav sans histoire, visibilité
suffisante pour se passer de carte, on navigue de ville en ville. La région
lyonnaise vient d'être balayée par un énorme grain,
mais qui ne nous empêche pas de poser et d'être chaudement
accueillis par l'aéro-club. Le Gros Jojo une fois parqué
sous la manche à air, le président nous emmène à
l'Ostellerie du Vieux Pérouges où nous dormons au son discret
des pattes de chat gambadant sur les gros pavés de cet village médiéval
magnifiquement restauré.
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| Première étape (car il fait faim et l'omelette aux morilles n'attend pas) : le Col de Bacchus | Le vent du nord souffle déjà à 10kt, c'est limite pour se poser. Je suis à 130km/h plein gaz dans la dégueulante juste avant le seuil de piste ! | Et il faut reprendre l'habitude de martyriser l'avion, remettre des gaz pour tenir l'arrondi, puis pleins gaz pour monter la pente. Ouf ! On est arrivés ! | Après la traditionnelle omelette aux morilles, un tour au terrain voisin de l'Escoulin, un de mes préférés dans son écrin sauvage. |
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| Un peu limite côté vent, mais avec l'expertise de l'instructeur et les 180cv du gros jojo, rien d'impossible | Bon, maintenant on va chercher Faucon, pour se faire des sensations (35% de pente). Manque de bol, y'a un rassemblement de pilotes de montagne | et trop d'avions encastrés aile dans
aile sur le parking pour espérer y caser le Mous :-(
Tant pis, ce sera La Motte Chalancon |
Celui-ci a le statut d'altiport. Bien balisé, large, long, bénéficiant d'une carte VAC... mais attention aux rabattants le long de la falaise ! |
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| Il est temps de nourrir le monstre qui a soif. Mais avant Gap, un petit détour par Nossage et Bénévent | Le frein gauche refuse du service et le Mous revient de loin, il a failli faire un cheval de bois lors de l'atterro vent de travers. | Mais le paysage de la montagne de Chabre valait bien cette petite frayeur. | Même ce gros jojo se sent tout petit face aux immenses variations paresseuses du ciel. |