| Pour tout vous
dire, on était venus la veille repérer en voiture, pour vérifier
l'état de la piste "cailloux et sable" comme dit le semblant de
carte VAC. On avait scrupuleusement noté les coordonnées
dans nos GPS... |
... Le lendemain,
après d'âpres négociations pour tenter de décoller
de Ouarzazate à 6h avant les chaleurs avec la police, le contrôle,
la météo, les militaires et le porteur de bagages, nous mettons
le cap sur Zagora.
Ca faisait
pas 5mn qu'on était en l'air, que nos GPS ont tous en choeur perdu
la couverture satellite (pourtant, on en avait au moins 36 !) |
La brume de
chaleur nous a réduit la visibilité à 2 ou 3km, et
c'est dans la soupe que nous sommes descendus des montagnes en spiralant
et en cherchant le terrain.
Mais bon sang,
l'est où ? 2,5 km dans l'ouest du village...
Cailloux sur
cailloux, sable sur sable... Au moment où on allait renoncer, on
a vu sous l'aile les cailloux inscrivant le mot magique "ZAGORA" sur le
sable. |
Jeff, tu perds
pas la piste de vue, hein ! Facile à dire, au premier virage l'aile
plonge et masque la piste. Pas de vent, piste en service 11, et ça
veut dire le soleil dans la gueule. En ce que nous pensons être
la finale, on ne voit RIEN. Donc remise de gaz, deuxième tentative
dans l'autre sens et "appontage" (merci Jeff pour l'appréciation)
en 29 devant une foule ébahie (si si). |
Zagora, aéroport
international.
Où nous
avons compris l'utilité du plan de vol (en l'absence évidente
de tout contrôleur à destination) : prévenir les copains
loueurs de voiture, 4x4, hôtels, randonnées dans les dunes,
que des clients potentiels sont tombés du ciel. |