| Comme on part
pour le désert où il fait très chaud, on veut décoller
très tôt. A 7 heures on est au terrain, mais on est bien les
seuls ! Par un miracle que la science n'a pas encore expliqué, Anne-Céline
arrive à joindre la tour de Marrakech avec le portable de Jeff,
à déposer un plan de vol et à prendre la météo...
par téléphone. Ce qui au Maroc est un EXPLOIT ! Mais bon,
y'a personne à Essaouira pour encaisser la taxe... |
Le commandant
de la base militaire de Marrakech himself nous rappelle pour nous interdire
de décoller avant l'arrivée du contrôleur, prévue
pour 8h30 (pas avant, parce que le contrôleur attend son chauffeur
!)
Tant pis pour
nous...
Commence l'attente,
Anne-Céline conservant une attitude digne et lettrée, pendant
que Jeff se répand de désespoir sur la ligne jaune. |
Malgré
les apparences, l'équipage du F-BB est extrêmement professionnel
et met ces minutes d'attente à profit pour tester la radio chancelante
de l'avion. Imaginez la scène, Anne-Céline avec la VHF portable
au seuil d'une immense piste déserte en train de gueuler à
Jeff "J'entends rien" pendant que celui-ci tripote désespérement
les boutons du tableau de bord (parce que lui entend très bien). |
Enfin le contrôleur
arrive, avec l'encaisseur de taxe, et on finit par décoller vers
9h. Il fait déjà plus de 30°. On va survoler Essaouira
avant de mettre le cap sur Ouarzazate. Il faut passer l'Atlas à
plus de 7.500ft et le F-BB y regarde à deux fois. La température
d'huile monte au point de nous imposer de languissants paliers. |
Après
deux heures de vol particulièrement désertiques au
sud de l'Atlas (rien en dessous, plus de contact radar, plus de contact
radio avec Casa Contrôle), c'est presque un soulagement d'entendre
le contrôleur de Ouarzazate appeler F-BB afin d'évacuer le
seul trafic de la journée et de retourner se coucher. 3 km de piste
pour nous, ça devrait aller. Par contre les 42° à la
sortie de l'avion, dur dur. |