Bonjour à toutes et à tous,
Voici quelques nouvelles de Guyane où j'ai atterri samedi dernier.
Tout d'abord un grand merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidé dans mes démarches et facilité l'installation ainsi qu'à ceux qui m'ont répondu pour leur coordonnées téléphoniques.
Pour les fanas de Google Earth, voici mes coordonnées : N4°49'20'' W52°20'52'' Si vous regardez www.geoportail.fr, trouvez le seuil de piste 26 de Cayenne, remontez la piste de terre qui longe la rampe d'approche jusqu'au terrain de terre rouge, traversez la route et vous trouverez quelques bâtisses.
Je loge dans celle qui est située le plus au nord, en vert. Vous comprendrez pourquoi je vais déménager ASAP.
Je n'ai pas eu trop de mal à m'adapter à la température ambiante, ni même au taux d'humidité, flirtant pourtant avec les 90% !
L'accueil à l'aéroclub a été excellent, l'ambiance est au beau fixe. Les horaires de travail sont plutôt cool pour ce début d'exploitation, je suis actuellement en pleine phase de rappel des élèves qui souhaitent voler ici.
L'activité est grande pour un coin perdu comme Cayenne, cela tient du fait que Rochambeau est le seul aéroport où l'on trouve Avgas et kérosène.
Il est assez marrant d'observer les Cessna locaux qui viennent refueller, partant ensuite se charger de marchandises sur la plaque tournante du cargo illégal à quelques nautiques de Rochambeau. Ensuite, ces Cessna repartent pour des bandes gazonnées livrer leur cargaison. Bizness juteux ici, c'est le sport national. Les sollicitations ne manquent guère (moi-même, dès le second jour ! Mais bon, je vais me cantonner à mon job.)
Question mécanique (on revient toujours à ses premières amours), les avions du club sont bien entretenus, peu de problème relevés si ce n'est une esthétique à faire bondir n'importe quel inspecteur du GSAC.
Premier vol prévu ce soir, au programme coucher de soleil au-dessus de Cayenne. La météo reste clémente en cette période, les alizés de sud-est sont réguliers. Seul moment difficile, la rencontre de la brise de mer (assez puissante ici, plus de 20 kt) avec les alizés. Cisaillement de vent au programme vers 9h00 et 18h00. Ah oui, y'a les cunimbs aussi... A titre de comparaison, nos "orages" bien connus en métropole ressemblent à une bête averse ici.
Question trafic, l'aérodrome de Rochambeau comporte une piste de 3300 m permettant de jouer au maillon faible dès la montée initiale et de se reposer sur le restant de piste, puis de repartir. On s'insère entre les B744 d'Air France (arrivée 14h45, départ 18h00) et leur turbulence de sillage, les hélicos de l'armée en opération Anaconda (destruction des camps d'orpaillage illégaux), le pont aérien des Cessna ravitailleurs, Air Guyane et ses Twin chargés au volume et Air Caraïbes qui rallie Orly via la Martinique et la Guadeloupe, ayant pris auparavant le soin d'aller chercher ses pax au brésil.
Projets de ces prochains jours, un éclipse annulaire observée depuis le PA28, un tour du plateau de Guyane - Cayenne => St-Laurent => Georgetown (Surinam) => Boa Vista (Brésil) => Maripasoula (Guyane) => Cayenne - et enfin un tour de Guyane par l'extérieur - Cayenne => St-Laurent => Georgetown => Boa Vista => Manaus => Santarem => Belém (le long de l’Amazone) => St Georges => Cayenne -.
Si on ajoute le départ d'Ariane (repoussé à fin septembre) ça me fait quelques belles photos en perspective... je vous les ferai parvenir dès que j'aurai une connexion Internet digne de ce nom (suis en bas débit pour l'instant).
Voili voilou.
A bientôt sur nos lignes, n'hésitez pas à me contacter si vous passe dans le secteur (sais t-on jamais)
Sébastian
-live from Cayenne-
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Bonjour à toutes et à tous.
Comme le dit le titre, voici la deuxième édition de la gazette "News From French Guyana".
Je vais essayer de ne pas le rendre trop technique, ainsi même ma PNC préférée pourra le décoder.
Donc aujourd'hui mardi 19 septembre, les premières navigations au départ de Cayenne.
Mon premier élève du matin m'a emmené (sans se perdre) au terrain le plus proche de Rochambeau, Régina.

Situé à une quarantaine de km au sud-est de Cayenne, Regina est un petit village sur le bord du fleuve Approuague. Assez sympathique du premier abord, je n'ai pas eu le temps de m'y attarder, j'y reviendrai lorsque le mécano du club aura fini de réparer ma voiture de fonction (une vieille 106 qui a décidé ce matin que les freins étaient une option.)
A l'issue de ce premier vol matinal, rendez-vous avec Alain, instructeur bénévole du club, qui passe sa dix-huitième année en Guyane. Objectif, un vol triangulaire Cayenne => Maripasoula => Saül => Cayenne pour la délivrance des autorisations d'utilisation de ces plateformes. Départ manqué (ou plutôt accélération-arrêt réussie), une mouche bâtisseuse ayant décidée (sans mon autorisation) de squatter le tube pitot du brave PA28... Bref, retour à la case "maintenance", deux heures de boulot pour démonter / souffler / remonter, puis départ pour Maripasoula.
Maripasoula, ville de 4000 habitants située sur le fleuve Maroni, est perdue à 250 km au sud ouest de Cayenne. Le fleuve Maroni faisant office de frontière avec le Surinam, pas mal de clandestins surinamiens traversent pour rejoindre Maripasoula, dernière étape à peu près civilisée avant l'enfer vert des monts Atachi et des montagnes Bellevu de l'Inini. Ces dernières montagnes sont les premiers postes d'orpaillage clandestin.
Après le poser à Maripasoula, nouvel envol vers Saül, terrain en latérite roulée (de la terre battue quoi !) de 1200m de long, posée à flanc de montagne, sur le mont Galbao, à 100 km à l'est de Maripasoula (en plein centre de la Guyane quoi). Quant on analyse la carte d'approche de Saül, on y trouve des annotations du style "position donnée sous réserve" ou encore "fond topographique incertain", etc. etc. On peut ajouter le fait que la balise NDB qui doit servir à rallier le terrain n'a jamais fonctionné (mais bon, ça, je commence à avoir l'habitude. Même les balises de Rochambeau ont des horaires de fonctionnement, si si ! )
Bref, Saül... Comment décrire ? Le mieux c'est de voir.
Je vous mets aussi la photo de Saül International Airport pour vous donner une idée du coin.

Ah voui, j'oubliais... Les terrains de Maripasoula et Saül voient trois fois par jour se poser les twins d'Air Guyane Express (indicatif GreenBird). Si cela ne pose pas de problème à Maripasoula, ça doit être... sportif à Saül, surtout pendant la saison des pluies.
Après un arrêt-pipi à Saül (bah vouis, au bout de la 4éme heure de vol), retour vers Rochambeau à 3000 pieds, j'en profite pour jouer avec la base des cumulus et à repérer les nombreux sites d'orpaillage qui garnissent les monts Belvédère et la montagne Continent (ça pourra servir pour arrondir les fins de mois, la vie coûte très cher ici).
Au programme de demain mercredi 20, visite du village de Cacao situé sur le fleuve Mahuri, à 20km d'ici, paraît qu'il y plein d'animaux sympa là-bas. Enfin bref, si ma titine est réparée... Sinon ça sera hamac. Dur dur la Guyane !
Voili voilou, cette deuxième édition se termine, je cesse de vous déranger (après tout, certains d'entre vous travaillent)
Seb
Live from mon lit, il est 21h25 locales et je suis crevé.
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Voilà encore un jour où je ne devrais pas travailler et qui va débuter dans... un avion !
J'ai une bonne excuse (comme toujours) : une éclipse annulaire ! Le cône central étant situé en mer, me revoilà assis dans mon PA28 pour du vol de nuit en plein jour.

Levé à 5h30 (Grrr !!), avion prêt à 06h00, j'attends mes pax (re-Grrr). Les voilà qui débarquent, l'autre PA28 met en en route alors que nous embarquons à peine... Pas grave, on a encore le temps, le passage sur l'île de l'Enfant Perdu est prévu à 06h50 locales. On a vingt bonnes minutes de marge...
Briefing avec l'autre avion pour espacement (comme on va tenter de suivre le déplacement, j'opte pour la séparation verticale) et nous voilà arrivés à 1500Ft (450m) pour une observation l'esprit tranquille.
On en profite pour admirer au loin les différents tons de couleur caractéristiques des lever de soleil magnifiques, les marais de Kaw sont cachés par du brouillard mince (moins de 1,80m d'épaisseur et selon l’OACI) et nous voilà sur la mer.

Quelques clichés à travers la vitre fumée du masque du poste à souder que notre mécano nous a prêté (à condition de venir avec nous en vol), d'autres photos à travers les lunettes spéciales, et puis voilà... L'allure du PA28 ne permettant pas de suivre le cône éternellement, nous voilà vite à la traîne.

Nous rentrons sagement alors pour le terrain, l'occasion de prendre d'autre clichés par la trapette (ça permet de ne pas avoir de reflets dans le plexi) et voila une lonnnnnnnnnngue finale pour la 26 à Rochambeau...

Fin du vol "éclipse", retour au parking avec un salut amical à Gilles dans sa tour de contrôle, il faut maintenant penser à finaliser le tour de Guyane organisé par le club. Nous partons ce soir pour le week-end....

Encore une journée où je ne devais pas travailler. Et pourtant... (tiens, ça me rappelle quelque chose cette phrase)
@ Bientôt.
Seb
Live from heaven.
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Bonjour à toutes et à tous.
4ème édition de la gazette "news from French Guyana"
Comme je l'ai déjà dit, la Guyane, on s'y plait, c'est géant...
Pour preuve le week-end qui vient de passer, dont je vais vous raconter l’essentiel (même si c'est un peu long, ce n'est que l’essentiel).
Donc, tous les ans, les deux aéroclubs de Guyane (Kourou et Cayenne) se retrouvent pour un tour du pays. Cette année, c'est avec le sceau du nouveau Comité Régional Aéronautique (le CRA26) que nous ferons ce périple.
Nous voilà le vendredi 22 en début d'après-midi. La matinée a été longue, faute à l'éclipse annulaire qui est passée ce matin et que nous avons observée en vol. Bref, départ pour St-Georges vers 15h locales. Première branche sympathique, nous survolons Régina et le fleuve Approuague, puis c'est tout droit jusqu'au fleuve Oyapock qui sert de frontière avec le Brésil.
St-Georges étant un point de passage privilégié pour les clandestins, la gendarmerie nous attend à l'aérogare du terrain, curieuse de voir ce pilote qui n'est pas encore connu sur la région. Pas de souci avec la maréchaussée, qui se rend vite compte que nous ne sommes "que" des touristes en mal de photos.

Deux trois clichés du terrain, une petite reconnaissance à pied pour éviter les pièges du décollage, et nous voilà repartis vers le terrain privé de Camopi (SOOC pour les connaisseurs)
Après une heure de navigation le long du fleuve, nous voilà donc arrivés.

On distinguera sur la photo la piste (une 10/28 de 1000m de long en latérite roulée), le village amérindien de Camopi au second plan (derrière la rivière Camopi) et le village de Villa Brasil où nous passerons la nuit à gauche, de l’autre côté de l’Oyapock.
L’approche est sportive mais se passe bien, mon élève est impressionné par le terrain, il ne connaît que les 3000 mètres bitumeux de Rochambeau. Pour changer, ça change… Une fois l’avion stocké pour la nuit, nous franchissons l’Oyapock et arrivons à Villa Brasil où les habitants font la fête. En effet, ils viennent de tuer le jaguar qui rôdait la nuit dans le village et emportait les chiens. Bienvenue au Brésil…
La soirée se passe très bien, nous voilà maintenant à tester le hamac local… Finalement, c’est plus confortable que ce que je ne pensais.
Le lendemain matin, un brouillard épais nous permet de se déjeuner tranquillement, puis la température augmentant rapidement, le brouillard se lève et je visite Villa Brasil qui dort encore, la nuit a été longue pour les locaux, cf. l’aventure du jaguar quelques lignes au-dessus.
Vient ensuite l'arrivée des autres avions en provenance de Cayenne et Kourou, nous voilà au complet à 5 avions.
Départ pour le terrain de Saül et ses 47 habitants, l’occasion pour moi de démontrer à mon second élève que la méthode de navigation au cap et à la montre fonctionne, même lorsqu’on recherche une bande de latérite de 1200m posée à flanc de montagne quasiment invisible au milieu des arbres.
Bien que peu important, le village de Saül comporte tout de même deux restaurants et un casino (si si !!)

Nous quittons ensuite Saül (après la sieste évidement) pour le terrain de Maripasoula.
A nouveau je mets à profit ce vol pour expliquer la méthode de l’erreur systématique à mon élève, nous volons donc plein ouest pour intercepter le fleuve Maroni, puis virage au nord pour rejoindre Maripasoula.
Approche sympathique, puisque la finale se fait sur le fleuve Maroni qui sert de frontière avec le Surinam, et donc théoriquement interdit de survol… Mouaif, au vu de la longueur de finale disponible, avec un élève qui ne maîtrise pas tout à fait la PTU, on va adapter la trajectoire…
Nous rangeons le TB9 dans un coin où il ne gênera pas le Twin d’Air Guyane et nous rejoignons le bord du Maroni où la pirogue qui nous emmène vers le Tolenga Lodge, à trois quarts d’heure en amont sur la rivière Inini.
Une partie du voyage s’effectuera en compagnie des Hocco, sorte de vautours noirs à bec jaune, l’occasion de réaliser quelques clichés magnifiques de ces as du vol tactique entre les arbres, cela malgré leurs deux mètres d’envergure. Puis nous arrivons au saut Sonnelle (un saut étant le nom local des rapides). Le conducteur de la pirogue est doué, ça se sent dans les manœuvres, nous réussissons à passer ce saut dès la première tentative.
Arrivée au Tolenga Lodge, nous prenons possession de nos hamacs, un bain dans l’Inini pour se détendre, puis repas sous un carbet spécialement aménagé (traduction des termes locaux : un carbet, c’est un abri sur pilotis, quelques fois sans murs) .
Fin du repas, nous sommes deux à accepter l’invitation de la chasse nocturne. D’habitude peu attiré par cette activité, je m’empresse néanmoins d’accepter pour me faire une idée des coutumes locales.
Bottes, pantalon triple épaisseur, veste épaisse, je sue tout ce que je peux, il fait encore plus de 30° malgré les 21 heures locales. Les armes sont simples, un fusil mono coup, une machette, une lampe frontale (sic),ça laisse pas beaucoup de marge, mais nous voilà partis pour l’aventure. Derrière le carbet–cuisine, un petit chemin de deux mètres de large s’évanouit dans l’enfer vert. Petite problématique au passage : sachant que la visibilité latérale est inférieure à trois mètres et qu’un jaguar bondit à 65km/h, déterminez vos chances de survie en cas de rencontre avec ce charmant félin. Ajoutez cela au fait que nous n’avons pas fait 200 mètres et que ma centrale inertielle intégrée a déjà largement dérivé, recalculez vos chances de survie si vous venez à perdre de vue le guide...
Nous avançons dans la pénombre, une seule lampe pour quatre personnes, c’est pas lourd, surtout que les arbres nous cachent le peu de lumière que réfléchit la lune. De temps à autres, nous stoppons et coupons l’éclairage, silencieux pour rester à l’écoute d’un bruit significatif. Hélas, mes pauvres oreilles sont davantage habituées au régime du TB9 poussif. Adaptation pas évidente pour moi, ni pour mon collègue, le repas du soir, ça se mérite ici... Au bout d’1h30 de marche, n’ayant aperçu que l’arrière-train d’un tatou (c’est pas joli d’ailleurs) Gabriel, notre guide, décide de faire demi-tour quand soudain, il nous stoppe net et nous fait observer un cours d’eau de 40cm de large à vingt mètres devant nous. Deux yeux rouges émergent de l’eau, pour s’immerger dès que nous approchons.
Une fois rapprochés, nous observons ce caïman rouge qui gît au fond de l’eau, pensant être à l’abri. Grossière erreur me dit mon collègue de Kourou, plongeant la main dans l’eau pour en retirer l’ami Wally. Peu enclin à la photo, Wally se débat et replonge au fond de sa pataugeoire… Bon, à mon tour me dis-je. Après conseil de Gabriel, j’attrape Wally derrière la tête et le ressort de l’eau en lui tenant la queue. Cette fois, tu ne bougeras pas. Quelques lianes pour les pattes, le bandana pour le museau et voila Wally immobilisé et prêt à rentrer avec nous au Lodge.


Nous le remettrons à l’eau le lendemain matin avant de partir, là même où nous nous sommes baignés la veille.

Et nous voilà repartis de Maripasoula vers St-Laurent du Maroni. Décollage adapté, toujours à cause de la frontière du Surinam qui n’a pas bougé depuis la veille, montée vers le niveau 45, ce qui me permet de traiter d’un peu de radionavigation avec l’unique VOR de Guyane. Pas évident de faire des recoupements de radiale, d’autant que les quelques ADF disséminés par-ci par-là sont totalement inopérants (et de tout façon, le récepteur de l’avion est lui aussi.)
Nous longeons le fleuve Maroni vers St-Laurent, ou nous nous poserons en vue d’un transfert vers la rive opposée, au Surinam.

Un rapide transport en pirogue, nous voila à Albina pour le repas de midi. Le changement est radical, Albina ressemble à un bidonville. Pas de quoi prendre des photos, mais en revanche, le talent de la cuisinière est hors pair, et je me régale du cochon-bois (nom local du sanglier) qu’elle a préparé. Le repas consommé, nous repartons pour St-Laurent où le TB9 surchauffé nous attend. Mention spéciale aux gens de l’aéroclub de St-Laurent qui tentent de construire leur structure en partant de rien, moi-même représentant l’aéroclub de Cayenne devant leur convoyer quelques fois par mois le TB9 afin qu’ils puissent débuter leur activité. Même au fin fond de la Guyane, les embûches administratives sont présentes… Grrr !
Le dernier vol vers Cayenne se fait en longeant le rivage de l’Atlantique, la route vers les îles du Salut que nous survolerons à 2000ft et en évitant la zone SO-P03, qui est censée protéger le Centre Spatial Guyanais d’où partira le 12 octobre une Ariane 5 ECA (la version la plus puissante d’Ariane 5) .
Problème, notre TB9 filant allègrement ses 85 kt indiqués (même avec les rames), nous nous frottons à 25 kt de vent de face. Ce qui nous amène à une superbe vitesse-sol de 60kt… Il nous faudra donc 2h pour rallier St-Laurent à Cayenne, me permettant ainsi d’exposer le calcul du point équitemps à mes deux élèves. Nous poserons à Rochambeau à 17h45 locales, juste avant l’AF607 au départ pour Orly, avec pour bilan de ce fabuleux week-end, 7h16 de TB9 avec mes deux élèves, 444 nautiques parcourus (soit une moyenne formidable de 60kt) , mais surtout des souvenirs inoubliables…
Quand je vous dis que la Guyane, c’est génial…. Venez-y venez-y !!
Sébastian
Apprenti caïman dundee.