Pour ceux qui veulent suivre le voyage sur les cartes 1/1 000 000 du Canada, et voir les points de chute de nos amis canadiens, j'ai scanné et ça donne un gros fichier en poste restante.
En fond d'écran, vous avez la partie Est du Québec avec au centre les Iles de la Madeleine chères à Xavier Lecat, et en haut à gauche l'extrémité Nord-Est de la Gaspésie.
Arrivés à
Toronto le jeudi 2 août, ma femme, Robin le petit dernier de 18 mois
et ma pomme. On se débrouille tant bien que mal pour rejoindre Montréal,
distant de quelques 500 km plus au Nord. Puis direction Mascouche, rendez_vous
avait été pris avec Arnaud Bruel, l'instructeur de l'Académie
de l'Aviation de Mascouche (à côté de Cargair, plus
gros mais plus contraignant ... le chef pi demandait 5 HDV par jour pour
la location d'un avion, ça fait peu de temps pour serrer la paluche
à nos hôtes, et beaucoup pour femme et enfant).
Samedi 4 aôut.
La sympathie qui avait transparu au travers d'un échange téléphonique préalable au départ et de ses réponses aux mails, se confirme.
Le temps n'est pas fabuleux, mais y a de quoi voir venir, on vient juste de débarquer. L'avion est réservé pour dans 3 jours.
Objectifs rendre visites à un bon nombre de colibris de la côte Est.
Les grandes étapes programmées sont :
Etape 1 : Montréal - Iles de la Madeleine où vit Xavier Lecat et son épouse, avec un stop intermédiaire pour refueler, parce qu'il y a plus de 450 Nm. Probablement la destination la plus exotique, allez jeter un oeil sur le site internet, ça fait rêver. Reste un problème à résoudre, les gilets pour la traversée maritime.
Etape 2 : Iles de la Madeleine - Anticosti - Havre au Port. Parcours qui nous obligera à longer la côte Nord Est de la Gaspésie, et donc voir le Rocher Percé et ???, ceci afin de ne pas avoir à embarquer un canot.
Etape 3 : Port au Havre - Sept-Iles, le royaume de Jeff Lecours, faut-il le préciser. Et un restau au homard dont nous a rabâché les oreilles un certain Normand (prononcer Normane) Choinière sur la liste, à la clé.
Etape 4 : 7-Iles - Québec. C'est là que s'est installé Jacques Zahar avec femme et enfant pour vivre sa passion jusqu'au bout.
Etape 5 : Retour au bercail via un stop à La Tuque, un trou paumé parait-il, d'après Arnaud, mais c'est là qu'oeuvre Phil le Tiec dit TyFilou (encore un expat) sur son Navajo. Des récits qui font rêver tout pilote qui se send l'âme d'un "broussard", mais c'est dans de tels trous que l'on a le plus de chance de toucher du doigt les autochtones, leur mode de vie et ... les maringouins (des mosquitos à la sauce Mac Do à ce qu'on en dit).
Total près de 2100 Nm Nm pour grosso modo 18 HDV.
Mais au fait mon gars, ne mettrais-tu pas la charrue avant les boeufs ?
Avant tout, un cekc ride s'impose. Et c'est parti dans le C172 C-GLEX. La 20 à Mascouche doit faire dans les 1200 m, c'est long, mais par contre la piste n'est pas très large et tout le long vous avez 2 rangées de zingues, des Cessna en majorité, sans doute une centaine. Que des privés, le Canada c'est déjà une autre dimension.
Bon, on décolle pour prendre connaissance des zones à ne pas survoler, le centre-ville, la marina machin, là aussi des citoyens en ont marre d'entendre des z'avions leur passer au-dessus.
On enchaîne quelques tours de piste, ça commence à venir, c'est pas du rigoureux rigoureux, mais ça revient. Au 5ème, on arrête, Arnaud me dit "ç'est bon ça".
- Ah bon, déjà.
Mais on a pas fait d'encadrement, de 500', de PTU, d'exercices de panne moteur ... Eh non les enfants, ici on est au Canada et donc en Amérique du Nord. Ce qu'on demande c'est de savoir poser un avion, le reste est considéré comme coulant de source si on ne vous a pas vu partir en vrac dans les alti, les vitesses, les procs radio, si vous avez eu la bonne réaction lorsque votre avion se désaxait de la ligne des pilotes du même nom.
Je fais une carte (Visa) de 1800$ histoire d'avoir un avion pour grosso merdo 55$ dry plus en moyenne 40-45$ d'essence. A moi de gérer correctement la conso.
On va faire un peu de local, histoire de goûter à la radio et ... de faire du 1000' sol au-dessus de Montréal.
Ainsi, le lendemain, Dimanche 5 aôut, décollage et direction Dorval (le Orly local) pour un touch puis Mirabel, immense terrain dont on a déja beaucoup parlé sur la liste. Le tout dans un québécois un peu dur à comprendre (j'm'en vas p'tet parler de l'angliche si ça continue). Mais le survol de Montréal ne pose pas de problème. Ah qu'elle est loin notre belle France où vous pouvez toujours vous brosser pour faire un 1000' au-dessus de Paris. Et ne vous avisez pas de quitter le rail dans les cheminements, sinon ...
Ici, le code, c'est tant que tu n'entends pas "Vous quittez par tel point, au-revoir Monsieur", c'est que les contrôleurs t'acceptent dans leur zone. Et leur tolérance est bien grande.
Au retour, histoire de se compliquer un peu la vie, et je lance à Arnaud "si je me cherchais ???".
- ok, vas-y.
Je relève comme à l'école 2 QDR sur 2 VOR distincts, et roule ma poule. Mais il a bien dû se marrer, le Arnaud, de me voir pateauger. Parce que sans lui, j'y serai encore. Enfin sans lui et l'essence. Celle-là vient à manquer à un moment. Ce terrain je ne l'ai pas en photo, mais faut s'appeler Tremblay (notre champion du monde avec qui j'ai volé) pour trouver un tel point. Et puis, les emmerdes s'enchaînent, tu penses l'avoir avec les 2 VOR, y a rien. Tu zieutes à droite, à gauche, tu cherches, et lui l'avion, il continue à avancer. Oh peutain, le St-Laurent là-bas, il est temps de faire demi-tour. Mais même les grands pilotes, pour recaller leur centrale, leur faut être sur du point de référence. Et moi, suis perdu ou presque.
Connais pas le coin, des autoroutes de partout, les lignes électriques, j'vous en cause même pas (d'ailleurs ici au Canada, ne les prenez pas comme point de report, vous risqueriez de "confusionner"). Mais finalement le cap retour est plus que correct.
Seul hic, Arnaud me lance sur un ton à peine guoguenard (parce qu'il saisit que j'ai été un peu ambitieux sur ce coup là) :
"tu ne le vois pas le terrain ?"
- Ben ... non.
Pourtant ma tête est montée sur pivots et ça tourne plutôt vite.
- Allez on fait un 180°, regarde, ton terrain, il est juste en-dessous, t'es passé verticale.
- Ah ben, tu parles, si je passe verticale, j'peux pas le voir.
Non, mon gars, tu peux passer dans toutes les directions que tu veux, tu peux toujours chercher. Trouver une trouée parmi des dizaines, pas plus large que l'envergure plus 4-5 mètres d'un avion, sans GPS faut être un bon.
Allez, 1.1 de vol, retour à la maison, en me servant de ma vision périph. pour voir Arnaud tourner la tête vers Mascouche, ça aide.
Reste plus qu'à valider ma licence française, acheter quelques cartes complémentaires, trouver des gilets et c'est bon. Arnaud me laisse l'annuaire des terrains.
Et Mardi on décolle.
Coucher de soleil comme sur
les cartes postales, puis un repas composé de blé dinde bouilli
avec de la viande du boucher du coin. Il nous en avait parlé de
ses travaux, le Normane, mais je peux vous dire qu'il a bien bossé
le monsieur.
Un grand moment de notre visite chez nos cousins.
Allez minuit et demi, on rentre, le fiston commence à être fatigué.
Lundi 6 août
Pour info, on trouve beaucoup de choses à St-Hubert (au SE de Montréal) et la validation de ma licence française aura pris 1/2 heure et 45 $CAN pour avoir l'autorisation de l'utiliser au Canada.
Y a de la marge chez nos décideurs de la DGAC pour ... progresser.
Quant aux gilets, à 300$ pièce, on se passera des Iles de la Madeleine. Seul hic à Mascouche, à bien confirmer avant le départ, voir à emporter de France.
On aurait pu faire la traversée avec des gilets marins, mais puis-je me le permettre avec une femme et un enfant ? Pas vraiment le bon plan. Les Lycoming c'est increvable, mais il suffit d'une fois.
Au fait, vous avez remarqué que je vous ai présenté le programme avant tout le reste.
Normal, le mécul s'est affirmé jour après jour, et rien de tout cela n'a pu être réalisé. Temps pourri, et le choix pour les Iles de la Madeleine n'a pu faire l'objet de longues tergiversations. Trop de pluie, de visi bouchées, pas d'anticyclone à l'horizon, et une météo incroyablement changeante en peu de temps. Rien à voir avec les systèmes connus par chez nous.
Par contre, la prévi mto télé (celle que vous regardez le soir au coin du poêle pour rêver aux lendemains) est d'une nullité presque absolue.
Même le matin ça ne les dérange pas de se mettre en fond d'un ciel bleu des iles (et ça vous le comprenez a posteriori quand vous demandez aux autochtones), alors que le temps est vraiment moyen au moment où vous regardez et que 2 heures plus tard, il flotte.
Résultat, histoire de ne pas poireauter (parce que ma femme commençait à saturer) on a loué un 4 roues. Et seul autre colibri vu longuement, Jacques. Sans sa femme et sa fille. Mais là encore quelle gentillesse. Lui, c'est de la sauce réunionnaise avec du québécois, c'est du tout bon. Fait même la cuisine cet homme. Un peu fou cet ex-archi, et j'espère qu'un jour, un patron verra qu'un tel engagement vaut bien une place droite de 737. L'homme avant les critères psycho machins, l'homme avant les tests bidules.
Alors, de quoi vais-je vous parler finalement ?
Tout ce laïus pour rien, certains se sentiront floués.
Eh bien non, vendredi 18 août. 4 jours avant le retour en France, Arnaud confirme que je peux prendre l'avion, on revient dare-dare de l'île ??? pour profiter de cette opportunité.
Il est 16h00, on décolle pour Gaspé avec un stop à ... Charlotville (ça va speecher angliche, parce que c'est plus le Québec) pour refueler. Faut pas tarder, un peu plus de 4 HDV.
On passe sur la fréquence
info en vol, et là surprise. Ca n'arrête pas de tchatcher.
Tout le monde annonce qui "2000' verticale pour exercice de panne", qui
"1500' pour des 360", qui "1500' du point machin au point bidule par l'est",
etc. Quel bordel cette fréquence.
Puis un immense territoire,
sans plus grand monde à voir. Ca donne pas envie d'aller au tapis,
mais des lacs superbes, et puis avec un cap et la montre (je la joue à
l'ancienne), ça marche pas trop mal.
![]() |
Après une taxe de
100 balles à Charlotteville qui fait vraiment cher pour le pays,
on longe la Gaspésie à 1500' AMSL, et accompagne le soleil
dans son passage dans les longitudes éloignées.
Enfin, là, il reste 10' de vol, et ce sera bien assez. Parce que le VFRN, je ne l'ai pas, ce qui a étonné Arnaud. Un PP sans vol de nuit ??? Gaspé, atterro limite donc avec l'équivalent de notre AFIS très sympa. Sauf qu'ici on est sur un terrain du type de Valence, et ils est 20h30. En fait, il y a toujours quelqu'un h24. On a un gars d'une maison de loc dans la 1/2 heure, et une nuit dans un B&B après 2 coups de fil. |
"Et le citation il est à qui?"
- Eh bien, il est à ce monsieur qui attend dans le hall. C'est un américain du New Hampshire qui vient passer la journée régulièrement pour pêcher le saumon.
- Ah oui, c'est bien sympa ça, même si ça fait cher du saumon
- Et ce soir, il rentre à la maison.
Je salue donc le monsieur, fort simple au demeurant qui attend que son pilote soit près, et pendant ce temps je décharge le 172 : la poussette, le paquet de chips a moitié renversé, normal faut bien que le tcho père s'occupe pendant le vol, les docs, la valise photo, etc.
Ca fait un peu romano !
Le lendemain, samedi 19 août, visite en voiture à Percé, ballade le long de la plage, qu'est-ce qu'on aime le parfum du l'iode, les mouettes, ça nous rappelle la Méditerrannée.
En fin d'après-midi, on rend la voiture au loueur en se disant qu'on plantera la tente et qu'on partira le lendemain. Mais les gouttes de pluie arrivent, et ma femme ne veut pas dormir dans ces conditions. On doit être H-1:30 avant CS (SS) (je n'ai même pas pris l'info), et je décide de partir tout de suite. Après le départ du vol d'Air Ontario de Bigfoot.
Tiens, le Citation est revenu. C'est décidément bien cool d'avoir son jet et de quoi en remplir les réservoirs. Pour nous, ce sera un monomoteur à piston de 160 CV. Faut bien un début à tout.
Contact rapide avec Québec info (situé de l'autre côté du St-Laurent), le grain arrive par le sud, ça urge. C/L rapide, on remonte la piste pour décoller face au golfe. Puis un cap pris à la louche ... de précision. Parce que le log de nav, vous imaginez bien ... Je travaille en déroutement permanent. Le VOR est ON, mais vu le temps, eh bien, on restera pas bien haut, et on le perdra donc rapidement. On se prend la saussée pendant 10', le décor est sombre, sauf au-dessus du fleuve ou les nuages sont absents et où la lumière du soleil éclaire les eaux, au loin, une cinquantaine de Nm.
Rejoindre Matane serait sympa. C'est là où je peux refueler pour rejoindre Mascouche. Mais le soir semble tomber plus rapidement, et cet avion qui n'avance pas. C'est vrai j'avais oublié la PC. Mais 120 Nm, trop loin.
Où suis-je précisément ? J'ai bien St-Anne des Monts à droite, au pire je trace tout droit vers la côte puis la longerai. Mais cette Gaspésie est décidément bien grande.
Les repères au sol sont rarissimes, de la forêt, rien que de la forêt, qui plus est avec le plafond (et donc l'absence de clarté) et la pluie qui vient laver l'avion, il faut s'en passer.
Le stress monte. Mais en parallèle, la réflexion "tu t'es mis dedans, va falloir s'en sortir et ramener la famille à bon port. Y a trois gosses en France ...". En bref ça gamberge.
"Le vol, nom de sort ... Où est-ce qu'on doit être ? Je suis parti depuis 35', au mieux avec un Fb de 1/2, au cap tant, je dois être là..."
Et la clarté qui baisse petit à petit. On a beau voir le St-Laurent, il est loin, même à 110 kt de vitesse (et j'ai pas un GPS pour me donner la Vs, la distante restante et tout le toutim).
Allez, je laisse tomber Matane
et prends un cap direct le fleuve, direction St-Anne des Monts. Finalement,
c'est l'Ad le plus au Nord sur cette côte Ouest.
On longe la côte
jusqu'à Mont-Joli, pour faireun stop
à Mont-Joli pour refueler, l'arrivée directe sur la piste
non en service est accordée sans problème.
Puis on part pour traverser
le fleuve à 2000'. On va limiter le survol de l'eau en ne s'éloignant
pas des bateaux, parce que quand j'ai trempé les pieds à
Percé, j'ai pu confirmer les propos de Normand, l'eau du St-Laurent
même en été est sacrément froide. Prendre un
bain forcé ne nous laisserait pas beaucoup de temps de survie.
La Traversée s'impose si l'on veut espérer voir les baleines d'en haut à Tadoussac. Vues d'en bas, ce fut 4 jours auparavant un grand moment d'émotion. Là-bas, y a une piste un peu au Nord, aux grandes Bergeronnes. Je l'ai vue au sol; sommaire, le C172 qui fait le survol touristique en local, doit traverser la route qui descend à l'embarquement des touristes, avant de se retrouver aligné. Sympathique non. Allez chercher ça en France.
Finalement, pas de baleines,
mais des bancs de belougas. Splendides, ils ne font pas la taille de celui
d'Aérospatiale (EADS pour les branchés), mais que c'est beau.
En plus ça coincide avec la baisse du plafond qui descend vers Québec.
Finalement, je vole à 1000' sol, à 500m -1 km de la côte, et en approche de Québec, je laisse même tomber la route directe par l'Ouest de la ville et le survol de St-Hubert. Le cunimb est noir à souhait, et il doit pleuvoir à seau (Cb praecipatio qui disent les météorologues). Contact radio pour passer au-dessus de la ville, et malgré un XPDR récalcitrant, le contrôle se satisfait de mes reports et m'autorise le transit à 1000' au-dessus du fort, haut-lieu de lutte franco-anglaise pour le bénéfice final de ces derniers.
Le général ??? s'est un peu loupé sur ce coup-là.
Le reste du vol est sans histoire, car les conditions s'améliorent et c'est après 2.9 HDV qu'on se pose content à Mascouche. La Gaspésie en avion, c'est le moyen le plus adapté, sauf pour ceux qui aiment les bornes en voiture. Total bloc-bloc : 8.6 HDV.
Merci à Arnaud, Normand et Jacques pour leurs conseils avisés. Qui plus est, j'ai pu récupérer facilement les $ non dépensés, alors l'Académie d'Aviation de Mascouche, vous pouvez y aller les yeux fermés : souplesse d'utilisation de l'avion(réservation/annulation), prix attractif, et aide du chef-pi excellente.
Et puis sorry pour Xavier, Jeff, TyFilou, Bigfoot et MaryGa que je n'ai pu voir sans les en avoir informés sur place. Je sais déja que certains ne m'en tiennent pas rigueur. Les Québécois sont réellement à part. Et je comprends ceux qui s'expat. là-bas.
Quant aux leçons du vol :
1. le GPS on peut s'en passer, mais je veux bien croire Normand lorsqu'il dit que ce n'est pas le même jeu si l'on s'aventure dans le Nord du Québec.
2. les conneries forment la jeunesse, même si la mienne est derrière, le stress permet de vivre intensément, et on se dit, peut-être pour se rassurer, que la sécurité a été assurée.
3. le temps au Québec est une donnée trop changeante pour planifier des vols si l'on est pas IFR
4. Et puis, les cartes, faites
gaffe. Indépendamment de la Dm, quand vous tracez un trait à
45°, vous prenez un cap 090 (le pôle est moins loin), ça
change de notre Cartabossy et autres. Ca fait partie des schémas
qu'il faut remettre en cause.
Quant aux conditions de vol,
tout le monde le sait, c'est du même acabit qu'aux US : simplicité,
liberté, disponibilibé.
Bons vols à ceux qui iront là-bas. Lolo, je crois l'année prochaine, Nonos bientôt.