Retour d'une journée de rêve à Bora

Septembre 2003



Sans vouloir écoeurer personne, voici en vitesse deux petits clichés, encore tout chauds car pris aujourd'hui lors de l'arrivée matinale sur la mythique île de Bora Bora (NTTB), raliée en C182.
On dira ce que l'on veut, mais même après une dizaine de fois, ce genre de vision émerveille toujours... surtout par cette météo fabuleuse.
Levé à 5h30, mais cela en valait la peine. Petit récit à suivre, si j'arrive à étaler (récit de Nlle Calédonie (presque prêt), puis d'un vol sympa sur Rangiroa en retard...)

Je sais pas pour vous, mais pour moi, ce mardi "off" fut bon.
Et je vous passe le déjeuner fantastique et la séance bronzing dans la piscine du Bora Bora Pearl Beach Resort entre 10h et 14h, parce que là, ce serait vraiment pas aéro et trop dur à supporter si par malheur vous étiez au boulot et sous la pluie au même moment.

Amitiés à tous,

Stéphan

 




 
Mooréa
Tahiti et Mooréa s'éloignent
Mardi 9 septembre, il est 7h10. 

Roland a décollé notre C182 il y a moins de 10 minutes. A sa droite, je gère la navigation et la radio, une vraie routine maintenant pour notre équipage qui commence à accumuler un joli nombre d'heure de vol en duo.
Derrière, le fils de Roland, en vacances en Polynésie pour trois semaines n'en perd pas une miette. Idem pour André, mon prothésiste dentaire, pourtant un habitué des paysages polynésiens depuis plus de 20 ans, mais que j'ai provoqué la veille par une indécente proposition alors qu'il me livrait une couronne céramique ;  "une place pour Bora en avion demain, ça te tente ?".

Alors que nous sommes établis sur le radial 290 de TAF (le VOR situé le long de la piste de Tahiti Faa'a), Mooréa et sa piste 12/30 passe sous notre aile gauche. On la regarde avec un petit peu de nostalgie, parce que pendant 97 NM, la distance qui nous sépare de l'île de Huahiné, il n'y aura que de l'eau.

Mais pour l'instant, le moteur ronronne et F-OCMJ trace tout droit vers sa mythique destination.

Peu après, et alors que nous continuons notre poussive montée vers le niveau 65, je me retourne pour regarder Tahiti et Mooréa qui s'éloignent peu à peu. Il y a en tout cas quelque chose qui rassure ; ça ne se bâche pas derrière...


 
Alors que nous longeons le récif nord de l'île de Tahaa et son long chapelet de motus (ilots), nous remarquons plusieurs parc à poissons. C'est un astucieux système pour capturer les poissons lagonnaires, formé par deux petits murs de pierres disposés en entonnoir qui aboutit à un réceptacle dans lequel les pêcheurs n'ont plus qu'à venir flêcher le poisson. Parc à poissons

 
Bora au loin Toujours à la verticale des motus de Tahaa, Bora Bora et sa silouhette caractéristique se dresse face à nous. 
C'est le moment où le contrôle de Raiatéa nous bascule sur celui de Bora.

Dans quelques minutes de fantastiques couleurs vont défiler sous nos ailes. C'est aussi le moment d'armer les appareils photos, tout en tâchant d'expliquer à la contrôleuse qui se débat avec 4 arrivées quasi-simultanées, qu'on va effectuer une STAR PHOTO 1A via la pointre Matira avant de se présenter en finale piste 11.


 
Alors que le VT266, alias le "laitier" d'Air Tahiti (NDLR ; l'ATR qui dessert Papeete, Mooréa, Huahiné, Raiatéa, Bora et retour) est numéro 1 et se présente en vent arrière piste 11, nous sommes numéro deux et nous passons à l'opposé de lui, par le travers la pointe Matira qui marque l'extrémité sud de l'île centrale de Bora Bora.

Nous longeons ensuite le récif jusqu'à atteindre l'unqiue passe de l'île ; Te Ava Nui (la grande passe).

A la demande du contrôle, nous y effectuons un 360° de retardement puis nous nous intégrons en base droite pour la 11, sans trop traîner, parce que derrière, la charmante Hélène, qui a été notre instructrice à Roland et à moi, déboule avec son Beech 1900 et ses 4 galons tout frais, et on ne voudrait pas la faire attendre surtout qu'elle vient de gratter un autre ATR qui sera donc numéro 4.

Pourtant, des finales comme celle-ci on aimerait bien les faire durer.

Roland est aux manettes, il nous gratifie d'un arrondi un peu haut mais il ne casse rien... On a bien fait de se poser juste avant Hélène et non l'inverse, car si elle avait vu ça, il aurait eu droit à un "chambrage" en règle !
Mais bon, arrondir un peu haut, à Bora, on peut comprendre.
Vous auriez envie de vous posez, vous, après un vol comme ça ?

Pointe Matira
Finale 11 à Bora

 
Check parking
Check parking
L'arrivée à Bora est paradisiaque et le site de l'aérodrome situé sur un motu est réellement magnifique. Toutefois, un motu, par définition, c'est un îlot, et sitôt arrivé, rejoindre l'île principale ou un autre motu peut parfois poser problème si on ne s'organise pas un minimum à l'avance. 
Remarquez, même en s'organisant, cela pose parfois problème puisque le Méridien et son hôtel mythique ne sont pas fichus de respecter la réservation faite la veille, et en arrivant sur le ponton, il n'y avait pas plus de navette maritime du Méridien que de neige au dessus du mont Otemanu.
Heureusement, Hélène et son copi vont nous sauver, puisqu'eux ils ont la navette de l'hotel Bora Bora Pearl Beach réservée par leur compagnie qui les attend. Bon, pas difficiles et sachant s'adapter à toutes les situations, nous troquons donc une journée au Mériden pour une au Pearl Beach. A la guerre comme à la guerre...

Voici deux clichés de l'hôtel, peu aéros en effet, si ce n'est qu'ils montrent à vous autres colibris, le genre d'endroit où il est parfois possible de se rendre à la journée lorsque l'on vole en avion léger en Polynésie, beau pays mais aux destinations bien moins variés qu'en métropole.
Certes, nous n'y allons pas tout les jours non plus, le vol depuis Tahiti fait 141 NM et le coût n'est pas négligeable, mais avouez qu'une fois de temps en temps, c'est quand même pas mal.

 


 
C'est aussi ce que s'est dit Arnaud, le jeune et sympathique copi d'Hélène sur le Beech 1900, avec qui nous avons déjeuné le midi.
Embauché il y a un mois sur cette petite compagnie de vols privés ou charter, il passera sa journée là, dans cet hotel, avec sa vénérée (et très mignonne de surcroit) CDB qui avait troqué pour l'occasion ses 4 galons et sa petite tenue de pilote pour un maillot de bain deux pièces du meilleur effet, en attendant que leurs passagers aient terminé le reportage qu'ils étaient venus tourner.
Vous me croirez si vous voulez, mais le Arnaud, il ne semblait pas regretter le terrain d'Angers-Macé où il était basé avant !

Stéphan
Papeete

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