Je reviens de 3 belles semaines
de vacances en Australie, je vous soumet quelques photos. Et pour commencer,
des photos , assez connues, d'appareils de la Qantas.
Visite intéressante
à Alice Spring , dans le Centre Rouge, de la base opérationnelle
des Flying Doctors. Chaque base est chargée du rapatriement sanitaire,
en
majorite des aborigènes,
dans un rayon de 600 km.
Les Flying Doctors ont été
crées en 1928 et sont financés par les autorités australiennes
et par des dons. Le transport des malades se fait donc gratuitement.
Les premiers appareils employes
étaient des DH50. L'appareil utilisé maintenant et qui a
remplacé le Beech 200 est le Pilatus PC12. Il semble bien adapté
aux pistes en terre qui constituent une grande majorité des terrains
de brousse utilisés. Le Radio Communication Center est assez rustique
comme vous pouvez le constater sur la photo. La gestion se fait avec une
bonne vieille carte, quelques punaises bleues pour marquer les terrains
et des fils rouges pour indiquer les vols en cours (
details sur le site http://www.rfds.org.au/)
Grâce à Jean-Michel,
veritable encyclopedie de tout les bons coins ou l'on peut voler sur notre
planète, rendez-vous avait été pris vers 12h avec
Lee, via Internet pour parcourir les cieux australiens en ce beau dimanche
17 mars.
Jack, un pilote du coin
nous attendait gentiment, ma copi préférée et moi,
à la gare de Liverpool, petite bourgade du sud de Sydney, pour nous
conduire à Hoxton Park (YHXT pour les intimes).
Lee était en tour
de piste avec une élève, sur un biplace ressemblant un peu
au Piper Tomawak mais qui d'après mon chauffeur était un
Beech.
Nous "papotons" tranquillement
tout en sirotant quelques litres de café, en attendant que mon futur
instructeur australien ait achevé son vol
Jack me raconte ses exploits
récents avec un atterrissage train rentré qui semble s'être
bien terminé. Un autre pilote veut absolument m'emmener pour une
promenade de 6h en plein
outback Je suis très tenté, ma copi un peu moins, et je décline
l'invitation en indiquant que j'ai rendez-vous avec Lee.
Celui-ci arrive d'ailleurs,
solide instructeur d'une trentaine d'année qui m'accueille chaleureusement.
Après un rapide coup
d'oeil à ma license, il me laisse le choix de l'avion, Beech Sierra
200 ch , constant speed et train rentrant ou Beech Sundowner 180 cv train
fixe, hélice pas fixe. Ne connaissaint ni l'un, ni l'autre, je choisis
le Sundower, car plus classique pour le petit pilotaillon que je suis.
Nous choisissons ensuite
un itineraire: ce sera un grand tour de Sydney d'environ 1h30.
Nous déposons un
plan de vol par internet, pas obligatoire, mais qui devrait nous améliorer
l'accès à la zone de Sydney
Puis je fais connaissance
avec ma monture, qui ressemble a un PA28 mais avec 2 portes. Prévol
classique qui me permet de constater un état général
correct mais une apparence plus que négligée : peinture craquelée,
saumons bosselés, instruments manquants cachés par un bout
de papier (voir photo)
Décollage en 34 avec
une temperature à l'ombre de 32°C, rotation a 70, montée
à 80, me dit Lee. On s'aligne, mise en puissance, je tire doucement,
rien ne se passe. Je tire un peu plus fort, rien ! Il faut vraiment cabrer
comme un malade pour que la bête quitte enfin le sol.
En fait toutes les commandes
sont très dures, et mon bon vieux Commodore me paraîtra léger
comme un MCR en rentrant, en comparaison de ce tracteur.
Nous montons très
tranquillement avec un petit 200 ft/mn jusqu'a 1500 ft en direction du
nord. Puis nous obliquons à l'est pour rejoindre le Pacifique en
suivant les points de report précis du cheminement.
Je commence à percevoir
la magnifique baie de Sydney avec ses milliers de voiliers. Lee m'indique
qu'il va tenter de négocier un tour du centre des affaires et de
ses buldings. Négociations fructueuses, Sydney Control nous autorise
la promenade à 2000 ft.
Je n'ai pas compris un mot
des échanges radio qui ont eu lieu avec un débit très
rapide et un accent incompréhensible et suis ravi d'avoir un autochtone
à mes cotés
Lee me propose de reprendre
les commandes quelques minutes pour que je puisse profiter du spectacle
grandiose que constitue l'Opéra, le Pont, la Sydney Tower, les gratte-ciels
géants et la baie. Ah ! Que nous sommes loins des cieux français
et de la ZRT de Lyon.
Après 2 ou trois hippodromes
à droite puis à gauche, je reprend le Sundowner pour descendre
à 500 ft mer et poursuivre le cheminement cotié en passant
sous
la finale de l'aéroport
principal. Nous poursuivons au sud en survolant la célèbre
plage de Bondy, bondée en ce beau dimanche d'été et
apparement protégée par des filets anti-requins.
Puis Lee me donne un cap
vers l'ouest et l'intérieur des terres en me demandant de monter
à 1500 ft.
J'effectue la manoeuvre
"à la Française ", assiette, puissance, ce qui semble surprendre
au plus haut point mon instructeur qui se précipite sur la manette
de gaz.
La méthode ne semble
pas apprécié aux antipodes. Après quelques nautiques,
nous commençons à être secoués et j'ai du mal
à tenir la bête. "Very bumpy " rigole notre ami Lee qui me
propose quand même de montée vers 2500.
Derrière, ma passagère
préférée a posé caméra et appareil photo
et semble s'intéresser davantage à un sac plastique d'apparence
pourtant banale.
Mais les violentes turbulences
cessent avec l'altitude et nous reprenons un cap nord pour revenir à
Hoxton Park
Je commence à apercevoir
la piste et Lee me demande si je veux faire l'atterro.
Ben bien sûr que je
veux, je n'ai pas fait 17000 km pour faire poser un Sundowner par un autre
!
Intégration classique,
verticale, vent arrière, 80 et un cran de volet , base, 2eme cran
de volet avec un très fort couple à piquer et finale 34 à
70.
Et je réussi fièrement
mon premier posé australien sans faire un Kangourou.
Le maître semble satisfait
et me dit que lorsqu'on sait poser un Sundowner on sait tout poser.
Bilan de l'après-midi
:
1h32 d'un vol superbe même
pas imaginable dans nos cieux français
255 dollars australiens
soit environ 150 Euros, quelques frais supplémentaires a prévoir
pour amadouer ma copi encore un peu retournée
la découverte du
Beech Sundowner, mais bon, il y a mieux
une envie de recommencer
au plus tôt
Patrice
Quitaud
AC Renault VI
LFLY Lyon Bron